Un crime étrange PDF

La tente telle qu’elle a été trouvée le 26 février 1959. L’absence de témoins oculaires a donné naissance à beaucoup de spéculations. L’enquête menée par les autorités soviétiques détermina uniquement qu’ une force irrésistible inconnue  avait causé la mort un crime étrange PDF randonneurs.


Ce fut en 1878 que je subis devant l’Université de Londres ma thèse de docteur en médecine. Après avoir complété mes études à Netley – pour me conformer aux prescriptions imposées aux médecins qui veulent faire leur carrière dans l’armée, – je fus définitivement attaché, en qualité d’aide-major, au 5e fusiliers de Northumberland. Ce corps était alors aux Indes, et, avant que j’aie pu le rejoindre, la seconde campagne contre l’Afghanistan était entamée.

Les enquêteurs ont déterminé que les randonneurs arrachèrent leur tente de l’intérieur et sortirent nu-pieds dans la neige. Selon certaines sources, les habits de quatre des victimes présentaient des niveaux élevés de radiations. Le but de l’expédition était d’atteindre Otorten, une montagne située à dix kilomètres au nord du lieu du drame. Cette route, à cette période de l’année, était estimée être  catégorie III , la plus difficile. Tous les membres du groupe étaient expérimentés en matière de longues expéditions de ski de fond et de ski alpin. Le 25 janvier, ils arrivent en train à Ivdel, une ville située au centre de l’oblast de Sverdlovsk. Ils prennent un camion jusqu’à Vijaï, le dernier village du nord de l’oblast.

Ils commencent à marcher en direction d’Otorten le 27 janvier. Le groupe compte donc désormais neuf personnes. Les journaux et appareils photo trouvés à leur dernier camp permettent de retracer leur itinéraire dans les jours précédant le drame. Le 31 janvier, le groupe atteint une région de hautes terres et commence à se préparer pour la montée. Ils déposent des vivres excédentaires et des équipements dans une vallée boisée pour le voyage de retour. Ils s’étaient mis d’accord pour que Dyatlov fasse envoyer un télégramme à leur club sportif dès leur retour à Vijaï, au plus tard le 12 février. Malgré l’absence de message à cette date, il n’y eut aucune réaction parce qu’un délai de quelques jours était courant pour ce type d’expédition.

L’armée et la police les rejoindront plus tard, et des avions et hélicoptères seront utilisés dans l’opération. Le 26 février, l’équipe de secours trouve le camp abandonné sur le mont Kholat Syakhl. La tente est gravement endommagée, elle a été découpée à partir de l’intérieur. 500 mètres, les traces sont couvertes par la neige. Ils sont trouvés séparément à 300, 480 et 630 mètres du pin, respectivement. Les recherches pour les quatre corps restants, ceux de Doubinina, Kolevatov, Thibeaux-Brignolles et Zolotarev, prennent plus de deux mois supplémentaires. Ils sont finalement trouvés le 4 mai sous quatre mètres de neige, dans un ravin de la vallée d’un ruisseau, plus à l’intérieur du bois.

Une première enquête commence immédiatement après la découverte des cinq premiers corps. Slobodine présente une petite fêlure sur le crâne qui n’est probablement pas une blessure mortelle. L’examen des quatre corps trouvés en mai change la donne. Trois présentent des blessures mortelles : le corps de Thibeaux-Brignolles présente de graves blessures au crâne, et ceux de Doubinina et Zolotarev des côtes fracturées. Selon le Dr Boris Vozrojdenny, une très grande force est nécessaire pour infliger de tels dégâts, et la compare à celle d’un accident de voiture. Certains pensent d’abord que les autochtones mansis peuvent avoir attaqué et tué le groupe car ils sont entrés dans leur territoire, mais l’enquête prouve que la manière dont ils sont morts ne soutient pas cette hypothèse.

Par ailleurs, les Mansis sont connus pour être pacifiques. D’autres portent des morceaux de vêtements qui paraissent avoir été découpés dans les habits de ceux qui étaient déjà morts. Ils arrivent à la conclusion que les membres du groupe sont tous morts d’  une force irrésistible inconnue . L’enquête est officiellement close en mai 1959 en raison de l’ absence de partie coupable . L’expédition aurait simplement été surprise pendant la nuit par une coulée de neige. Pris de panique, les randonneurs auraient donc fui le campement dans le désordre et dans l’obscurité, sans pouvoir prendre le temps de se vêtir suffisamment. Cette fuite précipitée expliquerait la déchirure pratiquée de l’intérieur dans la toile de la tente.

Un premier groupe d’étudiants se serait regroupé à la lisière du bois, et aurait tenté d’allumer un feu. Les membres de l’autre groupe seraient tombés dans la ravine, rendue invisible par l’obscurité, avant de succomber des suites de leur chute ou du froid, pris au piège. Malheureusement, cette hypothèse est la moins probable car aucune des tentes n’a été renversé par une coulée de neige. Iarovoï est impliqué dans les recherches pour le groupe de Dyatlov et dans l’enquête en tant que photographe officiel des recherches et le début de l’enquête, donc il connaissait bien l’affaire. Il écrit le livre pendant la période soviétique, quand les détails de l’accident sont maintenus secrets et il évite de révéler ce qui n’est pas dans l’explication officielle ou déjà bien connu.