Transparence et opacité PDF

Le Conseil transparence et opacité PDF’État comprend 231 membres en activité et 408 agents. Comment sont recrutés les membres ?


Transparence et opacité fut écrit à la fin des années 1960 et parut pour la première fois en 1975. Cet essai majeur sur les fondements théoriques de l’art moderne avait disparu des librairies depuis près de vingt ans. Partant d’une analyse de la théorie de l’art de Konrad Fiedler, qui écrivit entre 1876 et 1895, Philippe Junod se livre en fait à une archéologie de la modernité et envisage l’ensemble de la théorie de l’art et de l’esthétique depuis Platon et Aristote. Il établit que l’idée d’art moderne naît quand sont abandonnées aussi bien la voie du réalisme que celle de la peinture d’idées, le naturalisme comme le symbolisme, pour en venir à une troisième voie, celle de l’opacité où l’œuvre opère dans son autonomie, sans transparence ni référence, en faisant prévaloir les droits de la vision et du visible sur ceux de la reconnaissance et du déchiffrement. À un moment où le moderne apparaît comme un moment de l’histoire de l’art, l’enquête riche et minutieuse de Philippe Junod permet de comprendre les questionnements et les enjeux de toute une époque dont nous sortons à peine.

Et les agents du Conseil d’État ? Découvrez la justice administrative en France, son organisation et ses métiers. Informations contentieuses et actualités du Conseil d’État. Dans les considérations générales de son rapport public de 1995, il y a 22 ans, le Conseil d’Etat décrivait la transparence et le secret comme les deux faces d’un même  dilemme éthique fondamental .

Aujourd’hui, c’est la transparence qui semble l’emporter sur le secret au fil des évolutions de notre société et des réformes législatives et administratives qui l’ont érigée en principe fondamental de l’action publique. Sans faire expressément référence à ce terme, les réformes de 1978 et 1979, puis les textes sectoriels subséquents ont ouvert un espace croissant de transparence dans l’action de l’administration tenue de motiver ses décisions, d’ouvrir l’accès à certains de ses documents et d’intégrer à ses procédures la participation du public. I – L’essor de la transparence a transformé l’action publique en profondeur. A – Il faut d’abord souligner que l’exigence de transparence formulée par nos concitoyens est porteuse d’un progrès majeur. La transparence favorise, en premier lieu, une meilleure gouvernance publique. Elle permet, en effet, la mise en œuvre des principes et des valeurs qui sont au fondement d’une bonne action publique, c’est-à-dire d’une action légale, juste et efficace.

Ainsi, les règles de transparence dans la commande publique ou le recrutement des agents publics participent à la mise en œuvre effective du principe d’égalité. La transparence favorise, en second lieu, l’efficacité de l’administration en ce qu’elle permet, notamment, des achats publics et des recrutements plus pertinents. C’est ainsi également que la publicité des rapports de la Cour des comptes, annuels ou thématiques, et de certains de ses référés, participe à une meilleure gestion publique, à une plus grande efficacité de la dépense publique et à une meilleure sincérité et maîtrise des comptes publics. De son côté, l’exigence de motivation, en rendant les décisions et les procédures plus compréhensibles et plus intelligibles, en facilite l’application et la mise en œuvre effective.