Transactions secrètes : Philippe Jaccottet poète et traducteur de Rilke et Hölderlin PDF

4 décembre 1875 à Prague, mort le 30 décembre transactions secrètes : Philippe Jaccottet poète et traducteur de Rilke et Hölderlin PDF à Montreux, en Suisse. Rainer Maria Rilke naît à Prague en 1875, alors en Autriche-Hongrie, dans une famille qui le destine très rapidement à la carrière des armes. Il étudie alors le commerce avant de revenir à Prague, où il exerce le métier de journaliste dans la presse germanophone.


Rares sont les poètes qui n’ont pas eu un lien privilégié avec la traduction. S’il en est ainsi, comment avoir accès à l’œuvre d’un poète traducteur sans évaluer dans quelle mesure cette activité a elle-même pu influencer sa propre démarche ? Telle est la question centrale à laquelle cette étude s’efforce de répondre, en essayant de définir la nature des échanges qui s’opèrent entre l’œuvre personnelle du poète Philippe Jaccottet et ses traductions de Rilke et de Hölderlin. Un bref parcours des problèmes théoriques de la traduction ainsi que l’exposition des principaux points de vue historiquement validés permettront de situer l’  » appétit de traduction  » des poètes comme point fort d’une réflexion originale sur la traductologie. Tout au long de l’ouvrage seront relevées nombre d’affinités, concordances et influences, aussi bien d’ordre thématique que formel, qui ont contribué de manière décisive à  » forger  » la poétique de Ph Jaccottet. Au-delà de la pratique littéraire, au-delà des parentés intellectuelles et des affinités électives qui rattachent sa poésie à Rilke, Hölderlin, ou à d’autres interlocuteurs privilégiés de la littérature universelle, la Traduction  » essaime  » dans toute l’œuvre du poète suisse. Traductions, citations, notes et Carnets sont révélateurs de l’activité laborieuse et inspirée d’un poète traducteur qui est en même temps un traducteur-poète avec bien des cordes à sa lyre. Un étrange élu qui est et restera l’un des  » passeurs de poésie  » les plus généreux du XXe siècle

Cet amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle, jusqu’à la fin de leur vie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion, en 1899, Léon Tolstoï.

En 1901, il épouse Clara Westhoff. Le couple s’installe à Westerwede, près de Worpswede. Le couple se sépare un an plus tard. Il témoigne d’une grande admiration pour la méthode de travail du sculpteur, dont il rapporte une phrase célèbre dans une lettre à Clara :   il faut travailler, rien que travailler. Cette période est également marquée par l’angoisse et un sentiment d’oppression que Rilke ressent au contact de Paris, entre autres à la vue des hôpitaux et de la misère. De 1903 à 1904, Rilke séjourne avec Clara à Rome dans un atelier d’artiste situé dans la Villa Strohl-Fern, puis il voyage en Suède.