Traitement du Lumpenprolétariat par le cinéma d’avant-garde PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Le cinéma expérimental est une pratique artistique relevant à la fois des arts plastiques et du cinéma traditionnel. C’est un art en soi, qui se développe en marge de l’industrie et du système commercial. Traitement du Lumpenprolétariat par le cinéma d’avant-garde PDF esthétiquement hors-normes, il n’obéit pas à des règles prédéfinies, mais promeut ses propres codes expressifs, son esthétique et, souvent, ses modes de diffusion.


Il semble difficile de définir exactement le cinéma expérimental. La notion d’expérimentation, si elle est importante, s’avère insuffisante à sa définition. On pourrait dire qu’un film est expérimental dès lors que sa démarche créatrice se situe, essentiellement, au niveau de la forme. Ceci implique souvent qu’il soit conçu, sinon entièrement hors de l’industrie du cinéma, du moins très fréquemment à ses marges, et sans considération des préoccupations industrielles, économiques, commerciales, scénaristiques, narratives, etc. Il peut être abstrait ou figuratif, mais il table fréquemment sur le primat des sensations, notamment quand, par des procédés comme l’abondance des surimpressions ou le montage rapide, il s’adresse directement à l’œil plus qu’à la pensée. Le cinéma politique contemporain fait fréquemment appel aux principes du cinéma expérimental, et peut le rejoindre tant par le mode de production que par la démarche formelle.

L’histoire du cinéma expérimental, théorisée notamment par P. Ce courant américain sera réévalué aux débuts des années 2000. Des courants spontanés naissent, également, dans les années 1930, en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Suisse, en Belgique. En 1952, Hans Richter écrit :  Ainsi une tradition, provisoirement interrompue par les orages politiques européens, a été reprise par une jeune génération disséminée ici et là.

Cette diversité de réalisations se fédère lorsque Jonas Mekas et P. 1960, pour présenter une sélection du New American Cinema. Des cinéastes anglais, danois, allemands, français, etc. L’idée d’un cinéma expérimental international prend corps et forme lorsque paraissent de nombreux ouvrages au cours des années 1970. Adams Sitney publie, en 1974, Visionary Film. 1980, un dialogue commence avec l’art vidéo et l’art numérique, comme développé à la fin du texte. Au niveau de la postproduction, les laboratoires professionnels rechignant à développer des films qui ne font pas appel pas à des données standard d’éclairage, de développement, des laboratoires artisanaux — qui récupèrent tables de montage, visionneuses, etc.

Il faudra, néanmoins, attendre les années 1990 pour qu’un véritable réseau international de laboratoires indépendants se mette en place. Grenoble, l’Atelier MTK, afin d’initier les cinéastes de passage au maniement des outils de montage ou de développement. De nombreuses structures de ce type pratiquent, aujourd’hui, aussi bien l’argentique que le numérique. Des réunions internationales entre labos ont lieu à des dates irrégulières. En 2000, se tient, à la Cinémathèque française, la plus vaste rétrospective du genre jamais réalisée en France : « Jeune, dure et pure ! Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Comme l’écrit Vincent Deville, à l’occasion de la programmation du cycle Jeune, dure et pure !