Théorie de la justice PDF

Dans ce théorie de la justice PDF, Rawls veut résoudre le problème de la justice distributive en critiquant l’utilitarisme, et en faisant appel aux positions de Kant et au contrat social. Mon but est d’élaborer une théorie de la justice qui représente une solution de rechange à la pensée utilitariste en général et donc à toutes les versions différentes qui peuvent en exister. Je crois que la différence qui oppose la doctrine du contrat et l’utilitarisme demeure essentiellement la même dans tous les cas. Par ailleurs Rawls veut fournir une solution au problème de l’obligation politique, c’est-à-dire expliquer comment et dans quelles circonstances les citoyens sont obligés de respecter les lois, qui sont promulguées par l’État.


Ce livre est considéré dans le monde anglo-saxon comme le texte contemporain le plus important de la philosophie morale et politique. C’est un défi lancé à tous ceux qui pensent que la justice sociale et l’efficacité économique sont incompatibles. Théorie de la justice est un livre de portée universelle, à cause, d’une part, du dialogue qu’il instaure entre cieux traditions opposées – Rousseau et Kant confrontés à l’utilitarisme de Mill et Sidgwick – et, d’autre part, de la rigueur et de la profondeur des analyses qui y sont proposées. C’est, au meilleur sens du terme, un livre de philosophe engagé, donnant aux préoccupations morales et politiques de notre époque – de la justice sociale à l’écologie, de la politique de l’éducation à la théorie de l’obéissance civile – une armature intellectuelle et une clarté déductive qui leur manquaient. Dans ce livre, souvent exigeant mais aussi exaltant, John Rawls a formulé ce que l’on pourrait appeler une charte de la social-démocratie moderne, avec ses forces et ses faiblesses.

Premier principe : chaque personne doit avoir un droit égal au système total le plus étendu de libertés de base égales pour tous, compatible avec un même système pour tous. Mais il conduirait à attribuer des ressources à l’éducation, par exemple, avec comme but d’améliorer les attentes à long terme des plus défavorisés. Si ce but est atteint en consacrant plus d’attention aux plus doués, cette inégalité est acceptable, sinon, non. Comme Hobbes, Locke, Rousseau et Kant, Rawls se situe dans la tradition du contrat social qu’il entend mener à un plus haut degré d’abstraction. Personne ne connaît sa place dans la société, sa position de classe ou son statut social, non plus que personne ne connaît sa fortune dans la distribution des ressources naturelles et des capacités, son intelligence, sa force et autres choses similaires. Je vais même supposer que les parties ne connaissent pas leurs conceptions du bien ou de leurs penchants psychologiques particuliers. Les principes de justice sont choisis derrière un voile d’ignorance.

Selon Rawls, l’ignorance de ces détails sur soi-même mènera à des principes qui seront justes pour tous. Si un individu ne sait pas quelles sont ses chances dans sa propre société, il est probable qu’il ne va pas accorder de privilèges à une classe quelconque d’individus, mais concevoir un système de justice qui traite chacun équitablement. Il est important de garder à l’esprit que l’accord qui découle de la position originelle est à la fois hypothétique et anhistorique. Il est hypothétique en ce sens que les principes qui en découlent sont ce que les participants décideraient sous certaines conditions imaginaires, et non ce dont ils conviendraient effectivement dans la réalité en connaissant parfaitement leur situation. C’est grâce à ce voile d’ignorance que le législateur pourra déterminer les principes d’une société juste. La position originelle doit conduire le législateur, ignorant délibérément sa position réelle dans la société, à concevoir selon un principe de prudence une société où les principes de justice soient les moins défavorables aux plus désavantagés. Rawls affirme que les participants dans la position originelle adopteraient les deux principes décrits plus haut.

Stanley Cavell entreprend une critique du perfectionnisme selon Rawls dans Élitisme ? Brian Barry, The Liberal Theory of Justice, 1973. Justice sociale et intérêt général : à propos de la Théorie de la justice de Rawls , Revue française de science politique, vol. Amartya Sen, L’Idée de justice, 2010. Patrick Cotelette,  John Rawls, La justice comme équité. Une reformulation de Théorie de la justice , Lectures En ligne, Les comptes rendus, 2009, mis en ligne le 12 janvier 2009, consulté le 29 juillet 2013. Justice as Fairness, John Rawls, The Philosophical Review, vol.

Duke University Press, lire en ligne. Méditations Pascaliennes, Seuil, Paris, 1997, chapitre – les fondements historiques de la raison, page 137. Rawls on Liberty and its priority  H. Reading Rawls, New York, Basic Books, 1975, pages 238-259.