Sociologie des opinions PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Le terme vient du latin  communis , formé de  cum  qui signifie  avec, ensemble  et de  munus  signifiant  charges, problèmes, dettes . D’un point de vue strictement étymologique, le communautarisme désigne donc le fait sociologie des opinions PDF se mettre ensemble pour affronter des problèmes communs. La mise en forme de cette section ne suit pas les recommandations concernant la typographie, les liens internes, etc.


L’opinion serait-elle devenue la vox populi des démocraties occidentales actuelles ? À en croire l’omniprésence de la notion et son invocation rituelle dans le champ médiatique et politique, elle semble avoir gagné une vraie légitimité, même si l’on peine à s’accorder sur son statut épistémologique. 
Les opinions suscitent en effet la controverse. Qu’expriment-elles exactement ? Quel rapport entretiennent-elles avec les comportements – politiques, économiques, sociaux ? Comment évaluer leur force ? Qui peut valablement les interpréter ? Avec quelles précautions ? Pour quels usages ? Autant de questions qui en font un objet sociologique de première importance, appréhendé ici par Claude Dargent. Dans un travail d’exégèse, l’auteur revient sur les fondements intellectuels et historiques de l’opinion comme objet de la recherche sociologique. En élaborant un protocole épistémologique, il présente les étapes d’une enquête d’opinion – choix des questions, constitution de l’échantillon, réalisation du terrain. Enfin, il traite de l’analyse et de l’exploitation des données recueillies et revient sur les débats qui ont animé les sciences sociales à leur propos. Le lecteur trouvera ainsi dans cet ouvrage un état des lieux actualisé sur le traitement des opinions en sociologie, réalisé par l’un des plus éminents chercheurs du domaine. 

Claude DARGENT, agrégé de sciences sociales, docteur en science politique, est professeur à l’Université Paris-8 et directeur du département de sociologie. Il est également directeur adjoint du CRESPPA (Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, UMR CNRS/Paris 8) et chercheur associé au CEVIPOF-Centre de recherches politiques de Sciences Po.

Les communautaristes et les communautariens n’ont pas les mêmes conceptions politiques. En anglais, il existe deux sens au mot communautarian. On ne le retrouve pas en français. Les communautaristes voient les droits des individus d’abord comme des droits collectifs liés à l’appartenance à une communauté. C’est le sens souvent retenu en France. Charles Taylor précise « Il renvoie plutôt aux communautés qui existent à l’intérieur d’un pays, les « communautés culturelles », comme on les appelle au Québec ».

C’est-à-dire les comportements individuels organisés uniquement par des lois. Les communautariens vont préférer le bien au juste. Ils pensent qu’un ensemble de valeur doit être donné par la communauté et que l’individu est fait pour vivre en communauté. Ils rejoignent Karl Marx lorsqu’il disait « c’est seulement dans la communauté que la liberté est possible ».

Certains communautariens se définissent aussi comme des « liberaux communautariens ». John Rawls, auteur de la théorie de la justice, finira par admettre que la vie sociale suppose une adhésion commune à des valeurs. Le communautarisme est défini par ses critiques comme un projet sociopolitique visant à soumettre les membres d’un groupe défini aux normes supposées propres à ce groupe, à telle communauté, bref à contrôler les opinions, les croyances, les comportements de ceux qui appartiennent en principe à cette communauté. Si le nationalisme est une obsession de la Nation, le communautarisme est une obsession de la communauté. Selon Marwan Mohammed, sociologue au CNRS et coauteur du livre Communautarisme? 2001 et 2002, la moyenne annuelle est encore multipliée par 7. La communauté précède l’individu, l’idéal partagé est plus important que la défense de la liberté individuelle.

L’État — ou l’autorité, pour les communautés plus petites —, ne peut être neutre ou laïque en matière de choix culturels, religieux ou de morale. Les valeurs de référence sont essentiellement traditionnelles, construites sur un passé mythique ou idéalisé. Il convient de distinguer le communautarisme des communautés. Cette distinction est faite par le CEVIPOF dans un article  autour du communautarisme  où ce dernier se dénote par sa fermeture et son emprise sur les parties de la communauté. Le communautarisme se définit par opposition à une autre identité. Ainsi, Cyprien Avenel dans  sociologie des quartiers sensibles  considère que sont considérées souvent à tort comme communautaires des personnes issues de l’immigration où enfants d’immigrés. Il démontre que  plus on est pauvre, plus on est isolé socialement et plus l’univers de sociabilité se ferme au lieu de résidence .

Gil Delannoi ajoute l’hypothèse négative : celle de la perte de la culture d’origine sans adhésion à la nouvelle culture. En septembre 2006, le terme a été employé dans un article du Figaro. Certains inversent le terme, présentant par exemple les défenseurs de la Communauté européenne comme communautaristes, auxquels s’opposent les souverainistes, en fait plus repliés sur leur communauté nationale. Le communautarisme au Québec s’apparente beaucoup plus au communautarisme américain qu’au communautarisme français et se base sur un concept socio-ethnolinguistique. Ainsi, si Laurent Lévy, auteur d’un ouvrage intitulé Le spectre du communautarisme, le mot  communautarisme  se définit avant tout en creux, en définissant ce que les critiques du communautarisme condamnent quand ils se servent de ce mot.