Sermon de Bourdaloue sur la pensée de la mort PDF

La sermon de Bourdaloue sur la pensée de la mort PDF reprend l’idée évangélique du grain qui tombe en terre pour germer. Lui qui est de condition divine, n’a pas revendiqué jalousement son droit d’être traité comme l’égal de Dieu.


Sermon de Bourdaloue sur la pensée de la mort / [publ. par] Eugène Griselle,… ; éd. critique avec des extraits du texte inédit tiré d’un recueil contemporain (Ms. Phelipeaux)
Date de l’édition originale : 1901

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix ! Cette notion a suscité de nombreux développements d’une théologie qui insiste beaucoup sur l’abaissement de Dieu. Par amour, Dieu se dépouille de ses autres attributs divins comme la toute-puissance, la gloire, l’impassibilité, la perfection, l’auto-suffisance, la Providence qui gouverne le monde. La théologie de la kénose est formalisée par les Pères de l’Église, et s’inscrit dans les débats christologiques des premiers conciles. Ce terme exprime le fait que Dieu se dépouille de certains attributs de sa divinité, selon une interprétation de l’Épître aux Philippiens ci-dessus.

Le concept de dépouillement peut aussi s’appliquer à l’image évangélique et biblique de la cruche qui se brise, et qui perd l’eau qu’elle contenait. La Montée au Golgotha par Arent de Gelder. Cette kénose atteint la nature divine du Christ elle-même : Dieu s’est dépouillé de sa joie et de sa toute-puissance. Pour nous révéler l’amour dont il nous comble, Dieu a accepté de souffrir en la Personne du Fils. Ainsi, François Varillon écrit :  Dans l’ordre de l’être, la souffrance est une imperfection. Pour Moltmann,  un Dieu qui n’est que tout-puissant est un être imparfait en lui-même, car il ne peut éprouver la faiblesse de l’impuissance. La toute-puissance peut être désirée et honorée par des hommes impuissants, mais la toute-puissance n’est pas aimée, seulement crainte.

Quelle espèce d’être sera un Dieu qui n’est que tout-puissant ? La mort du Christ au Calvaire affecte alors la vie trinitaire, car la filiation et la paternité divine sont effacées par l’abandon du Fils par le Père. Cette kénose lors de l’incarnation introduit l’idée de devenir dans la compréhension de Dieu. On retrouve également l’idée de devenir en Dieu dans la kabbale juive.