Regards sur Atatürk : à l’aube du troisième millénaire PDF

Cette page est en semi-protection longue. Après la Première Guerre mondiale et l’occupation alliée de l’Empire ottoman, ce militaire de carrière refuse de voir l’Empire ottoman être démembré par le traité de Sèvres. Sous son commandement, les regards sur Atatürk : à l’aube du troisième millénaire PDF turques vainquent les armées arméniennes, françaises et italiennes. Mustafa Kemal affirme également une volonté farouche de rupture avec le passé impérial ottoman et de réformes radicales pour son pays.


Après la proclamation de la République, il déplace la capitale d’Istanbul à Ankara et occidentalise le pays à travers plusieurs réformes. Il meurt d’une cirrhose le 10 novembre 1938. Sa maison natale est actuellement le siège du consulat turc et abrite également un musée. La date exacte de sa naissance est inconnue. Son père se nomme Ali Rıza Efendi et sa mère Zübeyde Hanım. Sa mère appartient à une vieille famille établie au bourg de Langaza dans les environs de la même ville.

Il garde un très mauvais souvenir des cours coraniques dans lesquels le maître religieux leur faisait apprendre par cœur des versets en arabe, langue dont aucun des élèves ne comprenait un mot. En 1893, alors qu’il a douze ans, il se présente au concours d’entrée au collège militaire sans en parler à quiconque. Sa mère craint les vicissitudes et les conditions difficiles de la vie militaire dans l’Empire ottoman. De 1896 à 1899, il termine deuxième de sa promotion au lycée militaire de Monastir.

Ces trois années passées à Monastir, ont fortement marqué sa personnalité. Grâce à un condisciple, Ömer Naci, il a découvert la littérature, et commence à composer des poèmes pendant une assez longue période. France révolutionnaire et de Napoléon Ier. Il entre à l’école de guerre d’Istanbul le 13 mars 1899. Il excelle particulièrement dans les matières se rattachant à l’art de la guerre. En parallèle, il se cultive dans différents domaines, surtout par ses lectures. En ce qui concerne la politique, ses positions deviennent de plus en plus précises : en français, il relit les grands penseurs qu’il avait découverts à Monastir et suit avec un vif intérêt l’actualité à travers la presse qui arrive de Paris.

Il entreprend ensuite des études à l’Académie militaire, qu’il achève le 11 janvier 1905 avec le grade de capitaine d’état-major. Académie, il n’a jamais caché qu’il était de plus en plus habité par des projets révolutionnaires. Il lisait les œuvres de John Stuart Mill, dont il partageait les idées, tout particulièrement celles concernant la libération politique de la femme. Il avait aussi lu des ouvrages sur Napoléon, qu’il admirait malgré quelques réserves.

Diplôme en poche, il décide de louer une chambre avec quelques-uns de ses camarades dans le quartier de Beyazit. Plusieurs officiers de sa promotion, dont son ami Ali Fuat Cebesoy, avaient pris l’habitude de se réunir pour discuter, avec un esprit critique, des affaires du pays et lire des ouvrages interdits. Cependant ils ignoraient que Fethi, un jeune homme démuni qu’ils hébergeaient, était en réalité un espion du palais. Ils sont incarcérés à la prison rouge d’Istanbul, mais faute de preuves, il est décidé de leur rendre la liberté, à condition que leur premier poste soit éloigné de la capitale. Durant son séjour à Damas, il rencontre des dizaines d’officiers hostiles au sultan et au régime impérial. Il décide de créer une association révolutionnaire, Patrie et liberté, qui vise à combattre et à renverser le sultan.

En août 1906, il passe clandestinement à Salonique où il se rend tout de suite chez sa mère. Grâce à un colonel de l’état-major, il obtient un congé maladie de quatre mois : il lui devenait ainsi possible de se montrer partout à Salonique sans crainte de se faire repérer. Là, il découvre une puissante organisation révolutionnaire : le Comité Union et Progrès qui a absorbé le groupuscule Patrie et liberté à Salonique. Cette autre association révolutionnaire est mieux structurée, possédant de nombreuses ramifications à travers tout l’empire ainsi qu’à l’étranger. Mustafa Kemal est irrité par l’immixtion d’un élément religieux dans une entreprise qui se veut d’abord patriotique.

Mustafa Kemal adhère à la loge Vedata. Manifestation contre le sultan à Constantinople, 1908. Au printemps 1908, la révolution Jeunes-Turcs éclate. Mais Mustafa Kemal ne suit pas immédiatement le mouvement.

Il est persuadé que la révolution sera un échec. Le sultan dépêche l’armée pour mater les maquisards, mais l’armée se révolte à son tour contre le sultan. Celui-ci rejette toutes les fautes sur ses conseillers et annonce la création d’un gouvernement constitutionnel. En 1911, il commence à travailler sous le commandement du chef d’état-major à İstanbul.