Regard interdisciplinaire sur la stratégie d’expertise PDF

Cette journée professionnelle a pour objectif de mieux connaître et d’apprécier les différentes phases opérationnelles d’un chantier des collections en fonction de l’expertise de chaque acteur, depuis la préparation à la mise en place et mise en œuvre, notamment au regard des contraintes de conservation des collections, des délais contraints ou des budgets alloués. Attention : les inscriptions pour cette journée sont closes, l’amphithéâtre étant regard interdisciplinaire sur la stratégie d’expertise PDF. LES VISITES PROPOSÉES AUX ADHÉRENTS L’AFROA propose à ses adhérents des invitations permettant à certains de nos collègues de présenter un projet auquel ils ont participé. Il peut par exemple s’agir de visites d’expositions, ou de lieux dont les accès sont habituellement restreints.


L’expertise peut être définie comme l’opération ponctuelle réalisée par une personne possédant un savoir de spécialiste dans une science, un art, un métier ; elle consiste en l’étude d’un objet afin de délivrer un avis au profit du commanditaire. Son savoir est appelé pour légitimer la norme, la décision politique, pour donner du poids à une action, ou encore pour aboutir à une décision qui sera estimée plus juste au sein des juridictions, ce dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, le système social, les procédures judiciaires, le droit de l’Union européenne, etc. La multiplicité et la complexité de l’expertise, le recours à celle-ci de plus en plus fréquent – interprété comme un transfert de responsabilité – amènent de nombreux questionnements : risques de l’expertise et erreurs commises par les experts sont aujourd’hui mis en évidence, une telle fiabilité étant de plus en plus contestée, mise en doute par les médias et journaux. Ce numéro propose ainsi une recherche interdisciplinaire – associant juristes, sociologues, médecins et spécialistes en communication – susceptible de contribuer à une telle réflexion sur l’opportunité de l’expertise et la teneur et l’influence de la connaissance qu’elle mobilise. Une telle mobilisation de la connaissance pourra également relever d’une stratégie – légitimer – et être elle-même stratégique – savoir individuel ou collectif. Quoi qu’il en soit, elle participera de l’amélioration des connaissances, quand celles-ci en effet ne seront pas remises en cause : ce sont les pratiques ou les affiliations qui pourront alors être dénoncées.

C’est l’occasion de nous retrouver, d’échanger et souvent de se connaître. La double condition pour participer à ces événements est d’être adhérent pour l’année en cours et de s’inscrire par mail individuel auprès de la personne concernée. Les adhérents sont prévenus par mail des visites organisées, et reçoivent par la suite les informations complémentaires si ils s’inscrivent. Clémentine Girault, régisseur des œuvres, ont accueilli un groupe de 7 régisseurs adhérents de l’AFROA et 2 restauratrices conviées par l’association, dans les réserves du Musée de la Musique. L’AFROA exprime toute sa reconnaissance pour le temps qui a été consacré lors de cette matinée, pour les fructueux échanges et pour la richesse des propos tenus. La Comtesse Geneviève de Chambure est nommée Conservatrice du Musée Instrumental en 1961, poste qu’elle occupe jusqu’en 1973. Durant cette période, l’ensemble des missions d’un futur Musée de la musique se précisent, en matière de conservation, de restauration, d’inventaire ou de documentation.

En 1978, à l’occasion du projet de création de la Cité de la musique, le transfert des collections du Conservatoire national vers l’État est décidé, donnant naissance, en 1997, au Musée de la musique. Une campagne d’acquisitions et de restaurations est lancée et un nouveau projet muséographique est mis en place, sous l’impulsion notamment d’Henri Loyrette. Musée de la musique rassemble au sein de la Philharmonie de Paris une collection de plus de 7 000 instruments et objets d’art. Près de 1 000 en sont présentés dans l’espace d’exposition permanente, dont des trésors nationaux ou des instruments mythiques comme un piano de Chopin ou une guitare de Brassens, permettant de relater l’histoire de la musique occidentale du XVIe siècle à nos jours et de donner un aperçu des principales cultures musicales de par le monde. L’originalité du Musée de la musique est de proposer, en plus de la collection permanente, des expositions temporaires sur des thématiques favorisant le croisement des disciplines artistiques des problématiques culturelles et des zones géographiques.

2 chargées de projet d’exposition, chacune assistée d’une chargée de production qui reste le temps d’une exposition. Attaché au service public, l’établissement développe aussi bien des missions de conservation que de recherches ou de conseils, se concentrant entre autres sur les problématiques déontologiques relatives à la valorisation des instruments par leur mise en fonctionnement ou sur les réflexions quant à l’intégration de l’instrument de musique dans la culture musicale mondiale. De plus, des équipements peuvent affiner l’observation et améliorer la connaissance matérielle et technique des objets : loupes binoculaires, microscopes, radiographie X ou encore micro-fluorescence X. Ces techniques analytiques peuvent également être complétées par d’autres, à l’instar du scan 3D. Le recours à ce dernier ne se fera en revanche que ponctuellement, pour des pièces prestigieuses, en fonction d’un objectif clair qui nécessite cette opération et d’un protocole préalablement réfléchi. Cet espace est par conséquent adapté pour accueillir des experts et des chercheurs. Les traitements de conservation-restauration Disposant d’une vaste zone centrale aménagée et lumineuse, le laboratoire à été aussi conçu pour recevoir les traitements de conservation-restauration.

Pour les traitements menés par des prestataires, le recours aux démarches d’appel d’offre n’est pas systématique afin de faciliter les procédures et de cibler des experts en particulier, compte tenu de la spécificité des collections. Si le musée privilégie les conservateurs-restaurateurs habilités à travailler pour les Musées de France, la spécificité des pièces nécessite aussi des compétences particulières : des facteurs d’instruments peuvent ainsi être appelés pour intervenir sur les pièces, sous le contrôle d’un restaurateur habilité. Cette mise en jeu a pour objectif de permettre la valorisation des pièces lors de concerts qui les mettent en scène. En moyenne, un concert est donné par mois, n’impliquant pas forcément l’emploi d’instruments inventoriés. De ces faits, une stratégie de recherche est menée quant à une mise en action des instruments sans les mettre en péril.

Dans d’autres cas, pour certains cuivres par exemple qui peuvent être joués, un protocole est adopté, consistant à un nettoyage spécifique avant et après utilisation. Les fac-similés d’instruments Le service de production du musée, en charge de l’organisation d’événements tels des concerts, supervise la réalisation de fac-similés d’instruments à partir des collections du musée. En fonction de leur existence, de la pertinence d’en concevoir de nouveaux ou de l’enveloppe budgétaire à disposition, des fac-similés seront employés pour un concert plutôt que des instruments inventoriés. Dans ce cadre, des relevés techniques sont dressés à partir des pièces. Ces dessins préparatoires sont annotés et les matériaux constitutifs sont décrits, à l’instar d’un constat d’état.

Leur réalisation peut ainsi obliger le lancement d’un appel d’offre, financé par un mécénat. Mouvements internes La circulation des œuvres au sein du musée a été réfléchie dès la conception du bâtiment, puisqu’un monte charge dessert aussi bien les réserves, le laboratoire et la salle de concert. Toutefois, cet appareil ne distribue pas les salles d’exposition. Filemaker répondant aux besoins précis du musée, en fonction de la nature même des collections.