Privatisations, le monopole du marché PDF

Dans la théorie économique, une branche d’activité est en situation de monopole naturel sur un territoire plus ou moins vaste, lorsque les économies d’échelle y sont très fortes. Théoriquement, il serait alors optimal, pour maximiser l’utilité collective, de n’avoir dans cette branche privatisations, le monopole du marché PDF’activité qu’un seul opérateur agissant de manière altruiste, c’est-à-dire satisfaisant la demande au moindre coût et pratiquant des tarifs égaux à ses coûts marginaux. Cette analyse économique est utilisée par les pouvoirs publics pour justifier des actions dans la branche d’activité concernée, par le biais du service public, de régulation du secteur, ou de nationalisation d’entreprises.


Les branches d’activité associées aux monopoles naturels ont varié dans le temps. Dans ces conditions, le premier opérateur sur le marché peut alimenter tous les clients du secteur, et peut leur facturer le coût moyen, alors qu’un opérateur nouveau devrait faire un investissement équivalent pour un nombre de clients bien plus faible au départ, donc avec un coût par client qui entraînerait de fortes pertes. Si cette courbe est décroissante partout, alors l’entreprise dominante est aussi celle qui peut offrir le prix le plus faible et faire le plus de bénéfice à un prix donné : elle détient alors un avantage énorme sur les entreprises concurrentes. Le monopole naturel apparaît quand les capacités de production de l’opérateur dominant sont suffisantes pour alimenter tout le marché, ce qui signifie que tous les autres centres de production sont économiquement inutiles : il n’est donc pas socialement bénéfique que d’autres entreprises soient présentes sur le marché. Les marchés régis par ce modèle conduisent à une situation de monopole. John Stuart Mill est considéré comme le père de la notion de monopole naturel.