Plantes compagnes et bonnes herbes… PDF

L’Arnica des montagnes ou Arnica montana, est une plantes compagnes et bonnes herbes… PDF de plantes herbacées vivace rhizomateuse du genre Arnica et de la famille des Asteraceae. Ses populations, fortement malmenées par l’agriculture intensive, deviennent de plus en plus rares.


Cependant, la demande croissante en produits phytothérapeutiques et homéopathiques et sa rareté semblent inconciliables. Le fruit est un akène dont la graine est légèrement velue et aussi longue que l’aigrette de soies blanchâtres et non plumeuses qui la surmonte. Senecio doronicum : il est possible de le confondre avec Arnica montana. Ce séneçon pousse dans le même biotope que Arnica montana subsp montana, mais ses feuilles sont alternes et beaucoup plus coriaces. Arnica des montagnes commune : Arnica montana L.

Arnica des montagnes espagnole : Arnica montana subsp. Arnica montana ‘Arbo’ : cultivar créé par U. D’après Pierandrea Mattioli, dans la Grèce antique, la plante nommée par Dioscoride alcimos, c’est-à-dire  salutaire  serait l’arnica des montagnes. Cependant la plante est confondue avec le genre Alisma ou Damasonium. Par la suite de nombreuses dénominations se succédèrent.

Doronicum et la nomme  Doronicum plantaginis folio alternum . L’étymologie de  arnica  est mal connue. La forme moyenne explique la substitution de n à m dans la forme grecque qui est à l’origine de la forme latine. L’amuïssement de pt s’explique par le fait que le latin ne connaît pas ce groupe de consonnes à l’initiale. Cette étymologie fait clairement allusion aux propriétés sternutatoires de l’arnica. L’épithète montana, féminin de montanus présent dans les appellations faisant référence au genre Doronicum comme au genre Arnica, signifie  montagnard , indiquant le caractère principal de sa répartition. Arnica montana est une plante originaire des régions montagneuses de l’Europe et du sud de la Russie, région appelée Écozone paléarctique.

Pieds de Arnica montana subsp montana au sein d’une lande à callune. Elle ne supporte pas les chaleurs extrêmes mais contrairement à la sous-espèce montana, craint les gelées tardives. De plus, elle préfère les sols humides à très humides. Arnica montana subsp montana en compagnie de Campanula barbata. Europe et les ubacs au sud.

Dans les Alpes, Arnica montana subsp. Une étude des variations génétiques moléculaires a montré que les populations d’Arnica montana des Vosges avaient conservé une diversité génétique relativement grande entre les altitudes. Articles détaillés : Tephritis arnicae, Phytomyza arnicae, Digitivalva arnicella et Melanagromyza arnicarum. De même, deux mineuses semblent parasiter les feuilles d’Arnica montana. Certains gastéropodes semblent également être impliqués. Que ce soient des limaces herbivores importées comme Arion lusitanicus ou les limaces locales, toutes portent une préférence nette pour les feuilles d’Arnica montana.

L’agriculture intensive est mise au banc des accusés dans la raréfaction d’Arnica montana. Arnica montana devient de plus en plus rare du fait du changement de type de bétail sur les prairies agricoles. Lorsque l’on remplace le pâturage des bovins par celui des ovins, elle disparaît totalement en un ou deux ans. Impact agricole sur les populations sauvages de Arnica montana, à gauche : Rhinanthus alectorolophus, Markstein, juillet 2008. La fertilisation des sols par l’agriculture intensive met également en danger les populations sauvages d’Arnica. Quant à la sous-espèce atlantica, son biotope est également sous menace de destruction du fait du changement des conditions écologiques. L’agriculture extensive, au contraire, favorise le développement d’Arnica montana.

L’exemple du Markstein, dans les Ballons des Vosges semble être assez probant. 3 ans sur la moitié voire le quart de la parcelle, l’exploitation de ces prairies devant se dérouler du 1er juillet à 800 m d’altitude jusqu’au 31 à 1 600 m. Cueillette de plante entière de Arnica montana sur le Markstein, juillet 2008. Le Laboratoire de Phytoécologie de Metz a démontré, au travers de relevés précis et réguliers sur le site du Markstein, que le fait de cueillir l’Arnica de façon adéquate et contrôlée ne menace pas l’espèce de disparition. Une cueillette modérée n’est donc pas néfaste à Arnica montana. Néanmoins, devant la raréfaction des stations sauvages existantes et dont l’exploitation est légalement autorisée, la cueillette tend à se concentrer sur quelques sites. Face à une surexploitation avérée ou envisageable de ces stations sauvages, il est nécessaire de prendre des mesures adéquates pour pouvoir continuer à exploiter les ressources restantes en Arnica à moyen et à long termes.

Tout type de prélèvement peut être réglementé : plantes fraîches ou séchées, y compris, le cas échéant, feuilles, rhizomes, tiges, graines, et fruits. En Europe, Arnica montana est inscrite sur la liste des plantes protégées de certains pays. Sa cueillette en est donc fortement contrôlée et nécessite, à titre exceptionnel, une autorisation fédérale. En Suisse, Arnica montana est inscrite en liste rouge sous protection régionale dans les cantons du Jura et sur le Plateau où elle est considérée comme espèce  en danger .