Performance et Savoirs PDF

Demande subvention ASRDLF 2019 , pour le 28 février 2019 au plus tard. Plus de performance et Savoirs PDF dans un document en pièce jointe. 1402 colloque Athènes 2017: deux jours pour le tarif préférentiel! 1386 L’inscription au colloque ASRDLF2017 est ouverte!


L’interprétation musicale, le travail de l’acteur, l’exploit sportif, l’acte de langage renvoient à des modèles d’action qui ont été largement développés. Mais l’exécution par le musicien, le comédien ou l’athlète constitue aussi une manière de dépasser la pure traduction d’un système de signes dans un autre. Sont mis en jeu des processus performatifs complexes qui finissent par rendre poreuses les frontières entre réalité et spectacle.

Depuis la deuxième moitié du vingtième siècle, l’étude de la performance alimente bien des débats tant en Europe qu’aux États-Unis. Grotowski, lors de l’inauguration de sa chaire au Collège de France, évoquait les arts performatifs, faisant référence à un «savoir du faire» spectaculaire. Richard Schechner, figure de proue des Performance Theories, n’hésite pas à étendre la notion à tous les comportements sociaux organisés. Le défi est de taille. Les attentats du 11 septembre furent l’occasion de rappeler, lors d’une polémique déclenchée par Stockhausen, les enjeux des relations entre spectaculaire, violence et esthétique.

Tantôt discours (regard sur l’objet), tantôt genre en mutation (pratique visée par l’analyse), la performance constitue un champ complexe. L’heure est venue d’identifier l’influence que ce réseau de théories et de pratiques exerce sur les disciplines, sur les outils scientifiques et sur les modes d’approche. Un dialogue entre performance et savoirs que le présent livre tente de nouer et d’éclairer.

André Helbo

Docteur en philosophie et lettres, il enseigne à l’Université libre de Bruxelles où il est président de la filière en Arts du spectacle vivant. Il est membre de l’Académie royale de Belgique, de l’Association internationale de sémiotique et président de l’Association internationale pour la sémiologie du spectacle. Il est également directeur de la revue Degrés.

1355 Prix Aydalot 2017 deuxième et dernier rappel RAPPEL ! 1325 séminaire TVES du 10 nov. 1324 Doctorales 2017 ASRDLF à Clermont! En pratique : Quelles sources sont attendues ?

Cet article est une ébauche concernant la philosophie. Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. Le savoir est défini habituellement comme un ensemble de connaissances ou d’aptitudes reproductibles, acquises par l’étude ou l’expérience. En français, les termes de connaissances et de savoir sont employés alors que, par exemple, l’anglais utilise knowledge dans tous les cas. Ce décalage a une origine ancienne puisque le mot provient du latin sapere, verbe qui employé intransitivement indiquait une entité qui possédait une saveur. Il n’y avait donc alors pas de référence au moindre processus cognitif. La connaissance : connaissance d’une langue, d’une discipline.

Ce terme s’emploie généralement au pluriel : connaissances usuelles, connaissances pratiques, base de connaissances, etc. Savoir et connaissance s’opposent au domaine de la croyance. Le savoir se distingue par divers traits d’un ensemble de connaissances en particulier par la dimension qualitative : l’acquisition d’un savoir véritable suppose un processus continu d’assimilation et d’organisation de connaissances par le sujet concerné, qui s’oppose à une simple accumulation et rétention hors de toute volonté d’application. Le poids et la reconnaissance de ce savoir et donc du savoir présentent des formes variables, mais le sort de la communauté est généralement lié à la conservation de ce patrimoine immatériel. De ce point de vue, laissant provisoirement de côté l’insaisissable dimension psychologique, cette valeur prend l’allure d’un bien et même d’un  bien économique .

On réifie donc cette réalité en la matérialisant dans le langage. Selon les époques et les cultures, la conservation du savoir et la transmission des connaissances s’appuient sur la communication orale et l’expression écrite. Des  entrepôts du savoir  sont créés et entretenus comme mémoire collective : bibliothèque, centres de documentation, etc. Dans une certaine mesure, le savoir se transmet de manière informelle par la communication entre pairs ou interaction entre membres de statuts comparables. Elle se compose de pratiques diverses soutenant la création de savoirs, l’organisation du savoir collectif et les capacités de son exploitation par les personnels. La gestion doit s’appuyer sur une  culture du savoir  partagée par la communauté et rester en phase avec cette dimension.