Penser la diversité du monde PDF

Le voyage de Mandeville est une mise en scène destinée à rendre son récit plus vivant. Cette œuvre ne doit pas être confondue avec l’œuvre de Marco Polo, rédigée antérieurement, que l’on appelle couramment le Livre des Penser la diversité du monde PDF, et qui devrait plutôt s’intituler Devisement du monde selon la Bibliothèque nationale de France.


La mondialisation efface-t-elle les différences entre les peuples? Les cultures sont-elles également compatibles avec la démocratie? Pour comprendre la Chine d’aujourd’hui, faut-il revenir à l’idée d’une Chine éternelle? Les sciences sociales peinent devant ce type de questions. Philippe d’Iribarne propose ici une voie de réponse. Dans chaque société, le regard porté sur l’existence est durablement structuré par la présence d’un péril craint entre tous: aux Etats-Unis, perdre le contrôle de son destin, en France en être réduit à plier, par peur ou par intérêt, devant qui peut vous nuire ou vous prodiguer ses faveurs, en Inde se rendre impur, à Bali être livré au chaos engendré par la résurgence d’émotions habituellement bien contenues, au Cameroun être victime de ce que trame dans l’ombre celui qui vous fait bonne figure… Le souci de conjurer ce péril nourrit la façon dont les individus, révolutionnaires ou défenseurs des traditions, orientent leur action et conçoivent les institutions qu’ils se donnent. Il s’agit là d’un rouage essentiel, jusqu’ici non identifié, du fonctionnement des sociétés. En prendre conscience renouvelle notre regard sur la modernité, transforme notre compréhension du vivre ensemble et ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire des sciences sociales.

L’expression Livre des merveilles reprend le titre d’un ouvrage de Pierre le Vénérable, abbé de Cluny : Livre des merveilles de Dieu. Il discute en particulier des possibilités théoriques de circumnavigation du monde. Mais c’est avant tout une véritable géographie médiévale qui se dessine à travers les lignes de Mandeville. L’ouvrage décrit des itinéraires dans lesquelles s’insèrent des histoires et légendes fabuleuses dans un récit mélangeant références bibliques et considérations religieuses. Il dépeint un Orient qui correspond à l’imaginaire mythique du lecteur occidental de cette époque tel les œuvres fantastiques ou de science-fictions actuelles.

En mêlant réalité et imaginaire, Mandeville arrive par son récit, à rendre crédible le fantastique, le merveilleux et l’extraordinaire. L’Éthiopie et l’Inde accompagnée d’une illustration, 1499. Longtemps, on a pensé qu’il avait été écrit en latin puis traduit en langues française et anglaise, avant d’être traduit dans presque toutes les langues de l’Occident. Certains indices laissent à penser que la version insulaire est la plus ancienne. 1356 à Liège, le texte serait passé en Angleterre aux environs de 1375.

De même, sur le continent, il a été traduit en parler anglo-normand d’où serait née la version continentale. En Angleterre apparaît aussi une autre rédaction de la version insulaire en parler continental. En réalité, ce récit est l’œuvre d’un voyageur qui s’appuie sur un ensemble de sources diverses. On ne peut parler de plagiat, car les auteurs médiévaux composaient toujours à partir de sources existantes. Il extrait de nombreux récits tirés des œuvres des premiers franciscains et dominicains qui ont exploré l’Asie. Par ailleurs, Jean de Mandeville prend comme source les grands classiques de la littérature antique comme Flavius Josèphe, Pline l’Ancien et Solinus. L’Inde est un pays fabuleux peuplé d’hommes étonnants tel le sciapode, et d’animaux non moins extraordinaires comme l’unicorne ou la manticore.

Il s’appuie aussi sur l’encyclopédie de Vincent de Beauvais, qui était une référence très sérieuse à l’époque, sans compter les ouvrages religieux, considérés comme des ouvrages scientifiques, la Bible et La Légende Dorée. Les écrits faisant référence à l’Égypte sont les seuls pour lesquels on peut actuellement affirmer avec certitude qu’ils sont le fruit d’observations personnelles, car d’après les dernières études du manuscrit, tous les spécialistes s’accordent pour affirmer qu’il a réellement séjourné dans ce pays. Cela prouve l’influence que ce texte a eu dans la société occidentale de l’époque et sur les voyageurs et explorateurs qui se lancèrent dans les Grandes découvertes, dont Christophe Colomb. Jean de Mandeville fut accusé d’être un imposteur car il n’a jamais voyagé plus loin que la Terre Sainte, et a recopié des passages entiers d’autres œuvres pour décrire des contrées plus lointaines. Cependant, cette critique date d’un peu plus d’un siècle et non de ses contemporains, qui se fiaient totalement à lui.

Jean de Mandeville, Le Livre des Merveilles du Monde , sur www. The Defective Version of Mandeville’s Travels, Numéro 319 publié par Michael C. Le livre des merveilles du monde, édition critique de Christiane Deluz, Paris, CRNS, 2000. Voyage autour de la terre, Paris, Les Belles Lettres, 1993. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 31 décembre 2018 à 11:15. Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Ces listes gagneraient à être introduites par une partie rédigée et sourcée, de façon à bien resituer les différents items. Homme de Vitruve, par Léonard de Vinci. Elle constitue jusqu’au XIXe siècle une branche du savoir philosophique, mais avec la naissance des sciences sociales le terme change de sens pour désigner essentiellement la nouvelle science. Anthropologie et ethnologie nomment la même discipline.

Historiquement, ces deux termes ont désigné des concepts différents : l’anthropologie était une science de la nature et l’ethnologie concernait le classement culturel puis  l’analyse comparée des mœurs et des institutions des sociétés traditionnelles . Historiquement en France, jusque dans les années 1950, l’ethnologie s’occupait des sociétés primitives et on parlait d’anthropologie physique. L’anthropologie se distingue de la sociologie dont l’objet n’est pas spécifiquement l’homme, mais les sociétés et les communautés, aussi bien humaines qu’animales. L’anthropologie américaine attache beaucoup d’importance aux aspects culturels des langues et des modes de pensée et d’action.

Il y a eu un Institut d’Anthropologie à Washington DC pour aider les autorités fédérales dans leurs relations avec les pays étrangers et les contacts transculturels. En France, les travaux structuralistes de Claude Lévi-Strauss ont exercé une grande influence. Il a aussi contribué fortement à institutionnaliser cette discipline en France. L’anthropologie étudie dans son acception la plus large le genre humain. L’anthropologie est en ce sens pendant longtemps une branche du savoir philosophique.