Peggy Guggenheim : Un fantasme d’éternité PDF

Peggy Guggenheim à Marseille en 1937. Elle a ouvert une galerie à Londres sous le nom de  Guggenheim Jeune , encourageant les artistes peggy Guggenheim : Un fantasme d’éternité PDF peu connus. Son nom reste lié au musée qu’elle a fondé à Venise sur le Grand Canal, dans le palais Venier dei Leoni, qui a été sa dernière résidence. Mais de retour à New York, en 1959, pour l’inauguration du musée de son oncle, elle est effarée par la tournure commerciale que le mouvement artistique américain a prise, et dans son autobiographie, elle porte un jugement très sévère sur le nouveau  monde de l’art .


C’est aussi parce qu’elle avait un physique ingrat que peggy guggenheim (1898-1979) fut toute sa vie en quête de beauté absolue. Riche héritière d’un père disparu prématurément dans le naufrage du titanic, elle fut certes une grande prêtresse de l’art contemporain, mais surtout une provocatrice à la sensualité débridée dont la trajectoire turbulente croisa celle des génies de son temps, d’ernest hemingway à truman capote, de jean cocteau à salvador dali… Excentrique, sadomasochiste et bisexuelle, libertine impénitente et grande voyageuse, muse ratée mais collectionneuse visionnaire qui contribua à révéler les peintres mark rothko et jackson pollock, elle vécut sur un mode paroxystique et volontiers orgiaque, séduisant au passage max ernst, son second époux, mais aussi marcel duchamp, yves tanguy ou encore samuel beckett.

Marguerite Guggenheim, née au sein d’une famille new-yorkaise fortunée, est la fille de Benjamin Guggenheim et de Floretta Seligman, fille d’un riche banquier new-yorkais. Guggenheim, est le créateur de la Fondation Solomon R. Son père, qu’elle adore et qui donne à ses deux filles une solide éducation, la désespère cependant du fait de ses nombreuses maîtresses. Il a laissé un grand désordre dans ses affaires et il ne reste pas grand-chose pour sa famille, que les oncles Guggenheim prennent en charge sans les mettre au courant de la situation. Peggy n’est pas une riche héritière contrairement à la légende.

Il faudra attendre que les oncles redressent les comptes et que le grand-père laisse un héritage important pour que Peggy, à 21 ans, entre en possession de sa fortune à l’été 1919. La jeune fille entreprend alors un grand voyage à travers les États-Unis, des chutes du Niagara à la frontière mexicaine. Durant l’hiver 1920, Peggy s’ennuie et décide de subir une intervention de chirurgie esthétique pour modifier son nez. Elle jette son dévolu sur Laurence Vail, un habitué de La Rotonde. Pourtant comme elle l’indique elle-même dans sa biographie, elle partageait son temps entre la France et l’Italie. Il a orienté Peggy vers la littérature. Leurs rapports seront difficiles, John se détruit à l’alcool et meurt, en 1934, à la suite d’une intervention chirurgicale.

Mais Garman est communiste, militant, il participe aux défilés revendicatifs des mineurs du Pays de Galles, ce qui effraie Peggy. Elle se sépare rapidement de lui et elle fonde une galerie d’art Guggenheim Jeune avec, pour conseillers principaux, Marcel Duchamp et Jean Cocteau. Pour sa première exposition, elle choisit Brâncuşi. Jean Cocteau et Duchamp qui lui donnent de véritables cours. Grâce à eux, elle rencontre Jean Arp à qui elle achète une œuvre qui sera la première de sa collection.

Peggy raffole du couple Jean et Sophie Arp auxquels elle rend souvent visite à Meudon. Guggenheim Jeune devient une galerie reconnue pour laquelle Peggy doit d’ailleurs se battre. Très vite, Peggy devient authentiquement  art addict  selon ses propres termes. Elle achète beaucoup d’œuvres parmi celles des artistes qu’elle expose. Kandinsky lui tient particulièrement à cœur. Cela n’empêche pas Guggenheim Jeune d’avoir un succès énorme et d’excellentes critiques de la presse. Dans le même temps, elle se lie d’ une drôle d’amitié  avec Samuel Beckett et elle découvre Victor Brauner, Bram Van Velde, ami de Beckett.