ONZE MONNAIES PLUS DEUX. 2000 ANS D’AVENTURE PDF

Constance qui est devenu plus méfiant vis-à-vis de ONZE MONNAIES PLUS DEUX. 2000 ANS D’AVENTURE PDF généraux après les guerres civiles et qui doit gérer à la fois le front perse où la guerre reprend et les Gaules qui sont envahies par les barbares, décide de se faire épauler par un vice-empereur. N’ayant pas de fils, il jette son dévolu sur un des deux survivants du massacre familial, son cousin Gallus qu’il envoie en Syrie, dès 351. Il est le troisième fils de l’empereur, après Crispus, fils de Minervina, et Constantin II, qui, comme Constance est le fils de Fausta, seconde femme de Constantin.


Nicomédie, Constance reçoit donc la pourpre des mains de son père et devient ainsi l’un des plus hauts dignitaires de l’Empire. Jusqu’en 332, du fait du jeune âge de Constance, son nouveau titre impérial demeure sans responsabilités réelles. Constantin, l’estimant plus mûr, décide de l’associer plus étroitement à son action. Depuis la victoire de Galère en 298, les relations sont demeurées globalement pacifiques entre les deux empires frontaliers.

La question de la souveraineté sur le royaume d’Arménie, que les Romains considèrent comme leur protectorat, a ainsi été réglée à leur profit lors du dernier conflit. Après quelques revers initiaux pour les armées romaines, le frère du Roi des rois, promis au trône d’Arménie, est tué. Constance prend à partir de 335 le contrôle des diocèses d’Asie, du Pont et d’Orient, bien qu’Hannibalien ait reçu lui aussi la promesse d’obtenir des territoires dans la région du Pont en plus de son royaume d’Arménie. Pendant ce temps, Constantin continue d’associer ses Césars à son œuvre.

Sarmates, des Goths, des Alamans et des Germains. Constantinople, fondée douze ans auparavant en 324. Une répartition des différents diocèses de l’Empire est progressivement mise en place qui attribue une portion du territoire à chacun des successeurs désignés. Ce système à cinq est pérennisé par des mariages entre les différentes branches de la famille. Les intentions réelles de Constantin ne sont toutefois pas aussi évidentes. Pour avoir participé aux guerres civiles ayant consacré l’échec de la Tétrarchie, l’empereur vieillissant sait certainement combien ce système à cinq coempereurs peut être fragile.

Par ailleurs, le fait que les cinq héritiers présumés soient envoyés à la tête des différentes provinces ne signifie en aucun cas que le pouvoir à la fin du règne de Constantin ait été partagé. Qu’il ait ou non arrêté une décision précise sur l’organisation de sa succession, l’empereur Constantin ne la précise pas clairement. Pendant un mois, la foule des dignitaires et des simples citoyens défile dans le palais impérial et se recueille devant la dépouille de l’empereur défunt, ramené entretemps à Constantinople. Cette situation de statu quo où aucun des quatre Césars et du Roi des rois n’ose déclarer ses prétentions au titre impérial ne peut néanmoins pas durer éternellement. L’enchaînement précis des événements durant ces quelques mois n’est pas clair. Le César Dalmatius, le Roi des rois Hannibalien, leur père Flavius Dalmatius et leur oncle Jules Constance tombent, entre autres, assassinés. Shapur II est Roi des rois de la Perse sassanide de 309 à 379.

Constance II, qui y est présent depuis juillet y accueille ses deux frères, et tous trois sont acclamés Augustes par les troupes de l’armée du Danube avec lesquelles Constance vient de mener une brève mais victorieuse expédition contre les Sarmates. Les trois frères se partagent un trône laissé vacant durant plus de cent jours, période pendant laquelle, faute d’empereur en titre, toutes les décisions étaient encore prises au nom du défunt Constantin. Déjà, les territoires des neveux assassinés sont partagés entre les trois Augustes. Le diocèse de Thrace ainsi que, semble-t-il, une partie de celui de Mésie passent à Constance II et accroissent ses possessions orientales. Constantin II, l’aîné de la fratrie, exige un statut privilégié par rapport à ses frères, qui lui seraient d’une manière ou d’une autre subordonnés.

Constant et Constance II se prononcent, sans surprise, en faveur d’une direction collégiale de l’Empire. Une fois le partage terminé, celui qui est désormais connu sous le titre de Constance II ne s’attarde pas en Mésie. Profitant de la mort de Constantin, le Roi des rois perse Shapur II a déclaré la guerre à Rome et la présence de l’empereur est requise sur le front oriental. De fait, si les Perses ne parviennent pas à s’imposer dans la région, la stratégie défensive de Constance II ne lui permet pas non plus d’obtenir de victoire claire et la guerre s’éternise, mobilisant toute l’attention de l’empereur alors que des troubles croissants agitent l’Occident. Le jeune Constant, âgé de dix-sept ans lors de la conférence de Viminacium, n’est pas particulièrement satisfait des décisions qui y ont été prises.

L’envoi de troupes du Rhin à travers l’Italie de Constant, au motif d’aider Constance II dans son effort de guerre contre les Perses, sert de prétexte à la guerre. L’armée de Constantin II est rattrapée en Italie du Nord et les troupes de son cadet la font tomber dans une embuscade non loin d’Aquilée. Désormais pleinement satisfait du nouvel ordre des choses, et sans doute préoccupé par les incursions barbares sur le Rhin et le Danube, Constant ne déclare pas la guerre au dernier de ses frères. Solidus de Constance II, frappé à Antioche.

L’unité affichée de Constance et Constant se fissure quelque peu, dans la première moitié des années 340, au sujet de la politique religieuse à mettre en œuvre. Athanase d’Alexandrie, chassé de son évêché par Constance en 339, est réhabilité par les prélats occidentaux. Moins déterminé sur la question, ou peut-être simplement trop occupé par ses campagnes orientales pour envisager la rupture avec Constant, Constance finit par céder et, en 346, Athanase revient triomphalement à Alexandrie. Entretemps, les deux frères défendent chacun de leur côté les frontières romaines contre les envahisseurs barbares.

Occident éloignent une nouvelle fois Constance II du soleil de l’Orient. Magnence commande la garde impériale et l’armée des Gaules sous Constant Ier. Il usurpe le pouvoir en 350, tue son souverain et affronte Constance II. En effet, son frère Constant est tombé, renversé entretemps par un nouveau coup d’État militaire. Le 18 janvier 350, à la fin d’un banquet donné en l’honneur de l’anniversaire du fils de Marcellinus, Magnence revêt la pourpre impériale et se fait acclamer par les troupes. Profitant de la mort de Constant, un de ses cousins, Népotien, survivant du massacre familial de 337, saisit lui aussi la pourpre, aux environs du mois de juin, en Italie.

Il défait le préfet du prétoire de Magnence, Anicetus, mais est vaincu à son tour par Marcellinus et meurt sous les murs de Rome. Libéré de ses guerres persiques à l’été 350, Constance II s’inquiète de la possibilité que les armées du Danube se rallient à leur tour à Magnence le mettant en position de force. Constance ralentit tout du moins la progression de Magnence en direction de l’Orient. Constance fait route vers l’Illyrie et la ville de Naïssos, où il s’entretient avec Vétranion qui semble émettre désormais des prétentions sur le titre d’Auguste, qui ferait de lui l’égal de Constance. L’empereur lui propose alors de s’en remettre à l’arbitrage de ces mêmes armées du Danube que commande Vétranion. Il est à Rome en février, où il nomme de nouveaux préfets du prétoire et de la ville, et prépare sa campagne contre Constance.