Neurologie, neurochirurgie PDF

neurologie, neurochirurgie PDF à 14 pour 100000 habitants, suivant les enquêtes, les années, ou suivant les pays. Il est nécessaire de trouver une classification simple, utile, et mémorisable, de l’ensemble des tumeurs cérébrales.


La topographie est un critère utile, mais l’histologie de la tumeur est le critère majeur de classement puisqu’il va aussi nous indiquer le pronostic global. L’encéphale contenu dans la boîte crânienne comprend le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral. Le premier est contenu en entier dans l’espace sus-tentoriel, les deux autres dans l’espace sous-tentoriel appelé communément la fosse postérieure. Chaque topographie cérébrale a ses signes neurologiques. On distingue principalement les tumeurs des noyaux gris centraux, de la région motrice, de la ligne médiane, du carrefour ventriculaire, et des lobes frontaux, temporaux, pariétaux ou occipitaux.

Les tumeurs de la fosse postérieure sont plus rares chez l’adulte que chez l’enfant, et sont volontiers compliquées d’une hydrocéphalie. 2- Classification suivant l’histologie L’examen histologique permet de confirmer la nature de la lésion et, surtout, son degré de malignité. Les tumeurs primitives de l’encéphale, c’est-à-dire d’origine gliale, sont les plus fréquentes des tumeurs intracrâniennes. Trois grands ordres de signes annoncent la présence d’une tumeur intracrânienne : des signes cérébraux irritatifs, des signes déficitaires, et des signes d’hypertension intracrânienne. Plus la tumeur sera localisée dans une zone épileptogène, et plus la crise révélatrice sera précoce. Le mode de début de la crise et son déroulement permettent de supposer la localisation du foyer épileptogène. Classiquement le déficit neurologique d’origine tumorale apparaît progressivement et s’étend « en tâche d’huile » dit-on.

Insensiblement, le patient présente un déficit dont il ne peut souvent pas fixer la date de début. Des signes d’hypertension intracrânienne apparaissent lorsque la tumeur a un volume important ou s’accompagne d’un oedème cérébral important. Ces signes ne sont pas spécifiques à tel ou tel type de tumeur. L’examen neurologique peut détecter les premiers signes d’une atteinte motrice ou fonctionnelle. L’examen du fonds d’oeil peut révéler la présence d’un oedème papillaire. Chez le nourrisson, les premiers signes neurologiques sont tardifs et difficiles à percevoir, alors que les signes d’hypertension intracrânienne comme les vomissements sont au premier plan. Un retard du développement psychomoteur et une irritabilité sont révélateurs.

Parmi les signes d’examen à rechercher, on retiendra la mesure du périmètre crânien et l’examen de la fontanelle. Chez l’enfant, les vomissements et les troubles de l’équilibre sont les signes de découverte les plus fréquents. Indépendamment du grade de malignité histologique de chaque tumeur, il existe des facteurs pronostiques que l’on retrouve dans toutes les catégories de tumeurs intracrâniennes. Un traumatisme crânien touche des centaines de milliers de personnes chaque année. L’incidence annuelle calculée est de 281 personnes touchées pour 100000 habitants, avec une prédominance deux fois plus grande pour le sexe masculin. La gravité d’un traumatisme crânien dépend des lésions cérébrales que provoque la dissipation de l’énergie physique mise en jeu.