Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir PDF

Les représentations érotiques sont les peintures, sculptures, mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir PDF, œuvres musicales et littéraires qui montrent ou décrivent des scènes à caractère sexuel. On retrouve des représentations érotiques d’actes sexuels dans presque chaque civilisation, qu’elle soit antique ou moderne. Les civilisations les plus anciennes ont souvent associé l’acte sexuel à des forces surnaturelles, et les représentations de celui-ci et la spiritualité étaient souvent intimement liées. Plus récemment, les représentations érotiques ont évolué, allant de l’article de luxe à l’outil de publicité, constituant pour certains un produit ou un mode de vie.


Si Fanny Hill est à ce point une curiosité, c’est que la très prude Albion demanda l’interdiction en 1749 de  » ce livre ignoble qui est une insulte à la religion et aux bonnes mœurs « . Au travers de ces Mémoires, John Cleland ne faisait que brosser le tableau des mœurs de son temps, lorsque le Tout-Londres s’encanaillait dans les bouges et les maisons closes… La jeune héroïne, orpheline, tombée dans les griffes d’une maquerelle, devient une prostituée de luxe. Mais si Fanny ne dédaigne pas le plaisir, elle place toujours la vertu au-dessus du vice et incarne un personnage très  » moral  » à des lieues des personnages sadiens. Des phrases élégantes, des tournures délicates, un petit bijou de lecture du xviiie siècle avec ce qu’il faut de piment pour en faire un grand classique de la littérature érotique…

Né en 1707, John Cleland se retrouva en prison pour dettes où il rédigea pour 20 guinées les Memoirs of a Woman of Pleasure, qui rapportèrent à son éditeur dix mille livres sterling et à l’auteur le droit de retourner en prison ! Nous offrons ici la traduction de 1910 de Guillaume Apollinaire, remettant ainsi à la disposition des lecteurs sa très longue introduction sur la vie des prostituées à Londres au xviiie siècle, qui donne toute sa saveur à cette version…

Aux époques les plus anciennes, les représentations érotiques n’étaient qu’un sous-ensemble de l’art indigène ou religieux des diverses cultures et n’étaient à ce titre pas traitées différemment ni marginalisées. Le mot apparaît pour la première fois dans un dictionnaire médical anglais de 1857, et est défini comme la  description des prostituées ou de la prostitution, dans un but d’hygiène publique . Lorsque de larges fouilles de Pompéi furent entreprises dans les années 1860, une grande partie de l’art érotique romain fut découverte, choquant les victoriens qui se voyaient les héritiers intellectuels de l’Empire romain. La Vénus de Willendorf, statuette préhistorique.

Les représentations érotiques les plus anciennes que l’on trouve sont des peintures et des gravures des grottes du Paléolithique. Des archéologues en Allemagne ont rapporté en avril 2005 qu’ils avaient trouvé ce qu’ils croient être une scène vieille de 7200 ans dépeignant une silhouette masculine se pliant au-dessus d’une silhouette féminine, simulant des rapports sexuels. Cependant, on n’est pas certain que le but de ces objets façonnés ait été une excitation sexuelle. Il est probable que ces images aient pu avoir eu une signification spirituelle et soient probablement reliées aux rituels de fertilité. Article connexe : Art de la Grèce antique.

Les Grecs de l’Antiquité ont souvent peint des scènes sexuelles sur leurs céramiques, bon nombre d’entre elles étant notoires du fait qu’elles constituent les représentations homosexuelles et pédérastes les plus anciennes dont on dispose aujourd’hui. Lampe à huile romaine représentant la position de la levrette. Il y a de nombreuses peintures et sculptures sexuellement explicites dans les vestiges romains de Pompéi et Herculanum mais les significations originelles de ces représentations sont variables. Dix Commandements: Tu ne feras pas d’image taillée.

Dans son application radicale, cet interdit conduit à l’iconoclasme. Les scènes érotiques sont courantes sur les enluminures médiévales, mais n’étaient accessibles seulement qu’à ceux qui pouvaient se procurer des livres fabriqués à la main extrêmement chers. La plupart de ces enluminures figurent sur les livres d’heures. Les Moches du Pérou sont un autre peuple antique qui représenta des scènes sexuelles explicites dans leur poterie. Leur but, cependant, était bien différent des autres cultures antiques. Les Moches croyaient que le monde des morts était l’opposé exact du monde de la vie. Il existe une longue tradition de peinture érotique en Asie.

Le Japon, la Chine, l’Inde, la Perse et d’autres pays ont produit de grandes quantités d’art célébrant l’acte humain de l’amour. Les œuvres dépeignent aussi bien l’amour entre les hommes et les femmes que celui entre personne du même sexe. Ce n’est que lors de l’invention de l’imprimerie moderne par Johannes Gutenberg que les images sexuelles explicites ont été diffusées à grande échelle dans le monde occidental. Marcantonio Raimondi ont produit l’I Modi en 1524, un livre illustré de 16  poses  ou positions sexuelles. Amsterdam, et diffusées illégalement dans divers états européens.

Parmi celles-ci figure L’école des Filles, une œuvre française imprimée en 1655 et considérée comme les débuts de la pornographie en France. Illustration dans L’Histoire de Juliette du Marquis de Sade. Durant le Siècle des Lumières, plusieurs des libres-penseurs français ont commencé à exploiter la pornographie à des fins de critique et de satire sociale. Pendant et après la révolution, les célèbres travaux du Marquis de Sade furent publiés. Fanny Hill, écrit en 1748 par John Cleland.

La nouvelle technologie ne passa pas inaperçue des artistes désireux de dépeindre d’une manière nouvelle le corps féminin. Les daguerréotypes n’étaient cependant pas dénués d’inconvénients. Le principal problème résidait dans le fait que chaque image était un original, et que tout le processus n’utilisait pas encore de négatifs. En outre, les premiers daguerréotypes demandaient des temps de pose de l’ordre de trois à quinze minutes, les rendant impraticables pour la photographie de scènes. Le stéréoscope, inventé en 1838, devint extrêmement populaire pour visionner des daguerréotypes, et notamment les images érotiques. Bien que des milliers de daguerréotypes à caractère érotique furent produits, seulement 800 sont aujourd’hui visibles. Cependant, leur unicité et leur valeur traduisent le fait qu’elles étaient par le passé les jouets d’hommes riches.

Cette invention permit la production d’un nombre de tirages illimité, à partir d’un simple négatif. En outre, la réduction du temps d’exposition permit l’émergence d’un véritable marché grand public pour les photographies à caractère pornographique. Cette technologie fut immédiatement utilisée pour reproduire des portraits nus, et Paris devient bientôt le centre de ce commerce. Photographie de Eadweard Muybridge: femme marchant nue.