Lutter contre la pauvreté : Tome 2, La politique de l’autonomie PDF

Please forward this error screen to cloud1. Si ce lutter contre la pauvreté : Tome 2, La politique de l’autonomie PDF n’est plus pertinent, retirez-le. L’action sociale est à l’expression de l’État-providence.


 » Rendre aux pauvres la lutte contre la pauvreté.  » Telle est aujourd’hui la devise de nombreux acteurs nationaux et internationaux, soucieux de responsabiliser les pauvres en leur donnant les moyens de l’autonomie. Mais, avant d’opter pour tel ou tel programme, il faut en mesurer l’efficacité. Le microcrédit est-il cette solution miracle grâce à laquelle le paysan misérable du Bangladesh pourra s’enrichir ? Les conseils de village, en Inde ou en Afrique, permettent-ils vraiment aux communautés de prendre leur destin en mains ? En étudiant la situation sur le terrain, Esther Duflo démontre les naïvetés et les approximations d’un discours qui entend tout miser sur l’initiative des pauvres. Car ni la microfinance ni la gouvernance locale ne peuvent remplacer des politiques publiques visant à créer des services de santé, à garantir l’offre éducative, à construire des infrastructures, à lutter contre la corruption. Expérimenter sans relâche pour améliorer concrètement la vie des pauvres : c’est ainsi que la vie civique pourra s’épanouir dans les pays en voie de développement.

Le travail social est une activité visant à aider à l’adaptation réciproque des individus et de leur milieu social. Il est exercé par des organisations, souvent publiques, employant des travailleurs sociaux. Contrairement à l’action sociale, dont il est un élément important, le travail social ne porte pas de projet de réforme politique de la société. Les services sociaux désignent les organismes où les travailleurs sociaux spécialisés se concentrent sur l’assistance aux personnes en difficultés. L’action sociale n’existe pas dans la société traditionnelle du haut Moyen Âge. Pour presque toutes les religions, aider son prochain est un devoir, soit pour aimer ou honorer Dieu à travers l’autre, ou pour investir pour sa vie future.

Les droits de l’homme reconnaissent un minimum de droits dits sociaux que l’État garantit à travers l’action sociale. Un accès universel à certains services d’éducation, de soin, salubrité de la ville, est de l’intérêt évident de l’ensemble de la société, au minimum pour limiter la mortalité, et les épidémies. Pasteur, Broussais, mais aussi quotidien les dispensaires et centres municipaux de santé, qui luttent contre la tuberculose, le saturnisme, pour la protection maternelle et infantile. En matière de salubrité le préfet et ses poubelles. La mise en place sous le second empire d’un réseau d »égout et d’eau potable à Paris. Dans les sociétés occidentales, l’action sociale représente une part importante des dépenses publiques.

Son bien-fondé est rarement remis en cause. Pour autant, les différentes forces politiques proposent des politiques sociales différentes, en particulier vis-à-vis de l’État-providence. Ils considèrent que cette action sociale est, dans les sociétés capitalistes, le stratagème produit par la classe bourgeoise qui, en acceptant de se départir d’une proportion de la plus-value, espère étouffer les aspirations égalitaristes du prolétariat ». Ce n’est que par un souci d’exactitude assez rare que parfois l’on précise :  amis charnels . Comme si, en vérité, il n’y avait d’amitié véritable qu’entre personnes unies par le sang !