Les intellectuelles européennes et la guerre d’Espagne : De l’engagement personnel à la défense de la République espagnole PDF

Comme il le relate dans Le Chemin du cinabre, son enfance et son adolescence sont remplies par la lecture. Il est particulièrement marqué par les œuvres les intellectuelles européennes et la guerre d’Espagne : De l’engagement personnel à la défense de la République espagnole PDF’Oscar Wilde, de Gabriele D’Annunzio et de Dimitri Merejkovski. En 1917, alors âgé de 19 ans, il participe comme sous-lieutenant d’artillerie à la Première Guerre mondiale, mais ne prend part à aucune action d’envergure. S’il n’est pas alors nationaliste, il connaît une fascination pour les grands empires, y compris ceux qu’il doit combattre.


Pendant la guerre d’Espagne (1936-1939), la défense de la République espagnole a constitué un point de cristallisation de l’engagement des intellectuels européens et un catalyseur de la mobilisation des femmes en faveur d’un régime qui leur avait reconnu des droits dans la Constitution de 1931. A la croisée de ces deux communautés, seize femmes se sont impliquées dans cet épisode majeur de l’histoire européenne du XXe siècle en apportant leur soutien actif au gouvernement républicain. Par la mise en regard de huit intellectuelles espagnoles et de huit étrangères, cette étude met au jour des personnalités et des trajectoires individuelles méconnues – voire inconnues – et apporte un éclairage nouveau sur un conflit qui fut pour ces intellectuelles un espace d’affirmation et de revendication d’elles-mêmes en tant que femmes, antifascistes et femmes de lettres.

Cette époque marque le début pour lui d’une crise existentielle, qui va bouleverser ses habitudes intellectuelles. Il ne supporte plus la  vie ordinaire  qu’il mène alors à Rome. Avant d’exécuter la sentence qu’il s’était lui-même rendue, il lit un texte bouddhiste. Il assimile ce qu’il ressent alors à une illumination. L’intérêt de l’auteur italien pour les traditions orientales se révèle alors pleinement. En 1928, il publie un ouvrage qui le rend célèbre en Italie : Impérialisme païen. Il y attaque très violemment le christianisme et se tourne vers le fascisme, dans une volonté de retrouver la grandeur romaine antique.

C’est sous l’influence de ce dernier qu’il quitte les thèses extrémistes d’Impérialisme païen pour revenir à la considération de la Tradition, et fonde la revue La Torre. Evola collabore également à la revue La Vita italiana de l’idéologue fasciste Giovanni Preziosi. En 1934, Evola publie son œuvre la plus célèbre, Révolte contre le monde moderne, où il décrit la déchéance du monde moderne, annoncée par les traditions antiques. Imperialismo pagano parue en allemand en 1933 puis celle de la Révolte contre le monde moderne en 1935 reçoivent bonne presse. Il publie Le Mystère du Graal en 1937, dans lequel il étudie les fondements de la  tradition gibeline de l’Empire .