Les chevaux PDF

Hommes transportant le charbon de leurs mines avec l’aide d’un équidé. Dans une exploitation minière espagnole en 1984. 1950, dans tous les pays qui pratiquent les chevaux PDF’extraction du charbon.


Chevaux et poneys deviennent les auxiliaires des mineurs en tirant des berlines. Ces animaux sont descendus en position verticale et rarement remontés des galeries souterraines. La remontée des chevaux se généralise dans les années 1920. Les derniers chevaux des mines sont remplacés par des locomotives électriques durant les années 1960 en France. Les derniers poneys de mine disparaissent d’Angleterre dans les années 1980. France, la Belgique, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les États-Unis. Les chevaux de fond sont utilisés plus longtemps que pour le transport en surface, et restent un élément moteur important du travail minier ainsi que le seul moyen d’augmenter le rendement jusqu’aux années 1920, où l’usage des locomotives électriques se développe.

En 1920, en France, chaque compagnie minière possédait environ 500 chevaux et en 1926, il y avait environ 10 000 chevaux dans les mines au total. Dans la région du Nord-Pas-de-Calais, l’homme chargé de conduire les chevaux dans les galeries se faisait appeler l’meneux d’quéviaux ou l’meneux d’bidets. L’exploitation houillère Léonard de France, dans la ville de Liège, possédait aussi des chevaux pour les travaux de fond. Ce qu’il y a de particulier, c’est que non-seulement ils ne souffrent point dans ce séjour ténébreux, mais encore la température chaude et constamment égale dans laquelle ils vivent, leur a donné un poil qui ressemble à la fourrure veloutée de la taupe, et qui surpasse en éclat, en douceur, en beauté, celui des chevaux de course les mieux entretenus.

Aux États-Unis, les premiers chevaux auraient été descendus dès 1805. Contrairement aux mines européennes, certaines mines américaines possèdent des voies d’accès en pente douce. Voyageur, qui guida plusieurs mineurs vers la sortie après un effondrement avant de mourir d’épuisement. Le travail dans les mines était extrêmement éprouvant pour les chevaux de trait, dont seuls les plus puissants et les plus résistants étaient retenus. En France, ces chevaux étaient généralement choisis âgés de 6 ans en fonction de leur ossature, de leur musculature et de la qualité de leurs sabots, qui était d’une importance primordiale pour pouvoir allonger leur durée d’exploitation au maximum. En Angleterre, des chevaux de trait, comme les variétés du Cleveland Bay, pouvaient être utilisés sur plus voies souterraines, mais sur les passages plus étroits, de nombreux petits poneys ne dépassant pas 1,20 m de haut étaient nécessaires.

Les poneys étaient choisis vigoureux, avec de l’os et de la masse musculaire, et le pied sûr. En vertu de la Loi sur les mines de charbon britanniques de 1911, les poneys devaient être âgés de quatre ans avant d’être mis au travail, ils pouvaient travailler ainsi jusqu’à une vingtaine d’années. Les chevaux destinés au travail dans les galeries devaient être descendus dans les puits. Un bandeau était placé sur leurs yeux pour éviter qu’ils n’aient peur, et leurs quatre jambes étaient solidement entravées pour éviter qu’ils ne se blessent.

La paille qui était placée entre les jambes semble avoir eu pour fonction de les protéger. La descente s’effectuait toujours en position verticale pour éviter que le cheval ne s’asphyxie. Descente d’un cheval dans les galeries à Creusot. Certains chevaux restaient traumatisés par le stress provoqué par ce type de descente, très inconfortable. L’opération étant délicate et difficile, lorsqu’un cheval était descendu par câbles, c’était quasiment pour toute sa vie, qui pouvait durer de 10 à 20 ans dans les galeries. Dans les rares cas où les chevaux étaient remontés, il fallait les réhabituer progressivement à la lumière du jour.

Les chevaux étaient renommés par les mineurs dès leur arrivée dans les mines. Ils étaient ensuite acclimatés à ce nouvel environnement durant deux à trois semaines, et subissaient un dressage rigoureux. En effet, les conditions de travail dans les mines sont très éloignées de l’habitat naturel des chevaux, qui ne sont pas conçus pour travailler jusqu’à 1 200 mètres de profondeur, loin de la lumière et de la végétation. Ils étaient généralement dressés à la voix et dans les descentes par exemple, le meneur criait  au cul ! Lorsque le meneur criait  au collier ! L’heure de la pause était annoncée par le mot  soupe ! Le cheval de fond semblait, dans l’ensemble, bien traité par les mineurs, ne serait-ce que pour de simples raisons de rentabilité économique.