Les Bandits tragiques ou la bande à Bonnot PDF

Il fut le meneur de ce que la presse appela la  bande à Bonnot , un groupe illégaliste ayant multiplié les braquages et les meurtres en 1911 et 1912. Sa mère meurt le 23 janvier 1887 à Besançon alors qu’il n’a que dix ans. Le père de Jules, ouvrier fondeur, doit alors assumer seul l’éducation les Bandits tragiques ou la bande à Bonnot PDF garçon. Il n’est pas très motivé par ce travail pénible et se dispute souvent avec ses patrons successifs.


Depuis quelque temps, un nom fort peu connu du public, ou bien oublié, le nom d’Eugène Dieudonné est revenu souvent, très souvent, sous la plume de nombreux écrivains et journalistes.

Qu’est Dieudonné ?

Un bandit !… Un forçat !…

Un des malfaiteurs tragiques dont les exploits sanglants suscitèrent, pendant des mois, une curiosité mêlée d’épouvante. Un anarchiste faisant partie de ce qu’on a appelé la bande à Bonnot, encore que Bonnot, vulgaire criminel de droit commun, ne fut jamais, comme on a voulu le croire, l’âme véritable, l’organisateur et le chef reconnu de ces légendaires meurtriers : les Bandits en auto.

C’est parce qu’il avait connu, par hasard, ce Bonnot et parce qu’il était mêlé au mouvement anarchiste illégaliste qu’en dépit de tous les témoignages et des preuves accumulées de son innocence, Dieudonné s’est vu condamner, à mort d’abord ; puis au bagne à perpétuité.

Ce qui a pu attirer particulièrement l’attention sur cette victime, ce sont, pour commencer, les reportages de nos confrères Albert Londres et Louis Roubaud, lesquels ont pu le joindre là-bas et lui arracher quelques mots. Puis le manuscrit adressé à M. Chanel, gouverneur de la Guyane, contenant les souvenirs du forçat innocent.

Ces souvenirs, je les ai eus sous les yeux et l’on a bien voulu me confier le soin de les voir de près. Je les ai lus avec émotion. Oh ! l’écriture en était maladroite, quelque peu ingénue, mais combien éloquente par instants et d’une éloquence terrible.