Le théâtre de sciences PDF

Trois lauréats le théâtre de sciences PDF la Bourse Hessel vous présentent les projets qu’ils ont réalisés: Remorquable, Le frigo partagé et Anthostoria. Le site Scientists4climate regroupe les organisations climatiques des universités belges, leurs engagements et activités. Du 25 au 31 mars, le programme du Printemps des Sciences s’inscrira dans le cadre de l’année internationale du tableau périodique des éléments chimiques.


Depuis leur origine dans la Grèce ancienne, le théâtre et la science entretiennent des liens complexes, passionnels et fertiles. William Shakespeare, Ben Jonson, Molière, Cyrano de Bergerac, Diderot, August Strindberg, Sacha Guitry, Jules Romains, Bertolt Brecht, Edward Bond, Peter Brook, Jean-Claude Carrière ou Bob Wilson, pour ne citer que quelques grands noms, témoignent du phénomène. Croisant réflexions théoriques et expériences de terrain, Michel Valmer s’attache, dans le présent ouvrage, à décrire les effets produits par la science sur l’art théâtral lorsque celui-ci évoque la science, en dehors de toute vulgarisation réductrice. Après avoir repéré les principes constitutifs et les figures régulièrement à l’œuvre dans le théâtre de sciences – le binôme du Fou et du Savant, le théâtre-machine ou l’acteur-objet… – et fait apparaître un type de distanciation spécifique (l’émotion réflexive) ou, encore, un statut particulier du vrai et du faux, il analyse trois mises en scène de textes de Strindberg, Kleberg et Gatti et s’entretient avec des praticiens du théâtre contemporain (Benedetto, Bourdet, Gatti, Jourdheuil, Nichet, Paquet, Peyret, Régy, Sivadier..) qui, tous, ont manifesté au cours de leur travail une préoccupation pour la science. Ce faisant, il montre que la rencontre science/théâtre conduit le théâtre de sciences à adopter des règles de fabrication qui forcent le théâtre à s’interroger, d’une manière plus générale, sur son avenir, son esthétique et sa dramaturgie.

Les quart de finale, demi-finale et finale d’Eloquentia, un tournoi de prise de parole citoyenne, seront organisés en mars et avril sur les campus de l’ULB. Des jeunes bruxellois s’y affrontent lors de joutes verbales. Ce spectacle d’un style novateur est à l’intersection entre le théâtre et la conférence académique. Il nous amènera à réfléchir et à rire des choix que nous posons chaque jour dans les différents domaines de la vie.

Du 21 au 23 mars, le Printemps de la justice: 3 jours de débats, procès et rencontres autour du droit, de la justice et de la démocratie. Scène de l’acte I de Knock ou le Triomphe de la médecine : le chauffeur Jean, le couple Parpalaid et, à droite, Knock, interprété par Louis Jouvet. Comédie grinçante, Knock dénonce la manipulation, qu’il s’agisse de médecine ou de toute idéologie, comme de n’importe quel commerce. Dr Parpalaid en arrive à se demander s’il est réellement médecin. Lorsque l’acte se termine on ne sait pas si Knock gagnera son pari, mais on a déjà assisté à la première étape de ce travail : estimer les revenus de ses futurs clients et repérer tout ce qui pourrait faire obstacle à l’idéologie qu’il a l’intention de promouvoir.

Deuxième acte : on assiste à la démonstration des techniques du Dr Knock. Jules Romains décrit pratiquement toutes les techniques de manipulation enseignées pour la pratique clinique ou la vente. Troisième acte : le Dr Parpalaid, qui se moquait de Knock au premier acte, est maintenant témoin de son succès. Stupéfait, il est malmené par les  disciples  de Knock. Ce dernier a réussi à prendre le contrôle sur tout le canton, puisque ceux qui ne sont pas au lit travaillent pour lui. Il observe alors ses disciples agir pour lui. Cette comédie est écrite en 1923, à une époque où l’emprise de la publicité intensive sur le modèle d’outre-Atlantique commence à gagner l’Europe.

L’idée de l’appliquer au domaine de la médecine relevait, alors, de l’effet comique. Dans une des scènes finales de la comédie, nous voyons l’ensemble des malades accompagner le docteur Parpalaid à sa chambre, en le suivant dans l’escalier avec un air penchant plus vers le film d’horreur que vers le comique. Le comble étant atteint sans doute lorsque Knock indique dans la scène IX :  Que voulez-vous, cela se fait un peu malgré moi. Knock :  Les gens bien portants sont des malades qui s’ignorent ! Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous grattouille ? Knock :  Car leur tort, c’est de dormir dans une sécurité trompeuse, dont les réveille trop tard le coup de foudre de la maladie. Docteur Parpalaid :  Dépendant de tous, vous ne dépendez de personne.