Le savoir et le faire: Relations interculturelles et développement PDF

Cet article est une ébauche concernant la sociologie. Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. Le mot  interculturel  le savoir et le faire: Relations interculturelles et développement PDF  inter  et  culturel  qui signifient  entre  et  culture .


Le Savoir et le Faire se veut le prolongement du thème central abordé dans le premier Cahier La pluralité des mondes : rapport entre diversité culturelle et pratique « unifiante » du développement économique. Le sujet est cette fois-ci développé sous un angle essentiellement méthodologique. Qu’est-ce qu’une méthodologie sinon d’abord un examen de conscience des mécanismes d’approche et parallèlement une découverte méthodique des liaisons, parfois cachées, entre l’ensemble des concepts et théories qui font l’objet de la recherche sur le « développement » et les facteurs de domination culturels et économiques ? Ainsi, un fil conducteur se dessine au travers des différentes contributions de ce Cahier : une réflexion rigoureuse sur la nécessité d’une critique des schèmes d’interprétation courants dans les sciences humaines et d’une recherche de méthodes d’évaluation de projets de développement qui tienne compte de choix culturels possibles.

Le phénomène interculturel est affaire de rencontres, du fait qu’il n’existe pas une culture mais des cultures, au sein desquelles parfois d’autres cultures coexistent et interagissent. Chaque pays, peuple, être humain, organisation possède une culture différente. L’intérêt du management interculturel est d’étudier les risques de conflits entre cultures différentes, les raisons qui expliquent les chocs culturels inter-groupes, et les mécanismes qui peuvent conduire à une meilleure compréhension et coopération entre les différentes parties impliquées. Dans le domaine de la psychologie et de la sociologie, l’étude des relations interculturelles porte sur les contacts de culture. Lorsque des personnes de cultures différentes interagissent, elles vont mettre en commun pour communiquer, des éléments culturels qui leur sont propres tout comme certains qui leur sont communs, mais vont également faire appel à des apports culturels extérieurs à eux.

D’autre part, les communications et les relations interculturelles vont faire émerger des phénomènes d’acculturation. Mémorandum pour l’étude de l’acculturation des anthropologues américains Melville Herskovits, Robert Redfield et Ralph Linton de 1936. L’acculturation indique donc le mouvement vers, elle est focalisée sur le changement par les phénomènes de contacts et non par le privatif. La déculturation est par contre la perte de sa propre culture que ce soit volontairement ou involontairement. Ethnocide est par ailleurs le fait d’effacer ou de supprimer une communauté en détruisant sciemment sa culture.

L’interculturalité, c’est la rencontre de deux ou plusieurs cultures, plus ou moins violente, plus ou moins intense. Ces expériences, rencontres avec l’Autre, avec l’altérité nous interrogent sur nous-mêmes et le monde. Le simple regroupement de personnes originaires de différentes cultures ne suffit pas à créer des apprentissages interculturels. Ainsi l’interculturalité demande un effort de chacun et non seulement d’une partie des protagonistes, sinon cela voudrait dire que la rencontre n’a pas lieu. La rencontre est forcément transformatrice et parfois même bouleversante. Ces efforts, à la fois de la société d’accueil et de l’immigré sont indispensables pour permettre une intégration culturelle réussie des immigrés.

Certains sont fermés à la nouveauté parce qu’ils estiment inutile d’aller vers l’autre, en prétextant que cette démarche ne leur apportera rien. Ils craignent la confrontation, entre points communs et dissemblances, physiques également. Parfois ils sont conditionnés, de par les représentations familiales, sociétales ou les fantasmes qui nourrissent des peurs quelque peu archaïques. Nous allons pourtant vers l’autre plus volontiers à l’étranger que dans notre propre ville et pays. Voici ce que nous rapporte Sun-Mi Kim :  les études supérieures des femmes asiatiques dans un pays occidental, comme la France, constituent certainement un des moyens pour raccourcir ce long chemin vers leur épanouissement.