Le pont vers l’au-delà PDF

Un petit papier de Ouest-France sur le 1er rassemblement à l’invitation de l’appel « Nous voulons des coquelicots ». Le pont vers l’au-delà PDF avant notre 11ème AG, un papier est paru dans Ouest-France pour faire un petit point et pour souligner notre participation, dimanche 16 septembre, aux journées du patrimoine. Un papier bien sympa publié le 21 juin 2018où l’on parle de notre invitation faite à des habitants de la ZAD.


Marie livre l’AMAP depuis quelques mois désormais. Marie Lépinay fabrique des savons artisanaux à base de produits naturels et bio. Dans son atelier, elle proposera bientôt au public des stages d’initiation à la fabrication. Cela fait cinq ans que j’ai commencé à fabriquer des savons. Marie Lépinay, déjà forte d’une bonne expérience dans l’industrie cosmétique. La jeune femme préfère l’artisanat et choisit de ne travailler qu’avec des produits naturels et biologiques. J’utilise des huiles végétales bio, de tournesol, olive, noix de coco et du beurre de karité.

Pas d’huile de palme, qui entre dans la composition de la majorité des savons industriels, afin de maintenir leur fermeté et assurer leur effet moussant , précise Marie Lépinay. Elle recherche plutôt des produits locaux ou issus du commerce équitable. Dans l’atelier installé début 2014, près de sa maison, elle procède aux différentes étapes de la saponification :  Dans une grande cocotte, je mélange au mixer l’huile végétale avec la soude. Elle ajoute ensuite des actifs pour obtenir la formule exacte qu’elle a mis au point : huiles essentielles bio de lavande, romarin, marjolaine, cannelle, ou autres, huiles locales de cameline, chanvre, colza ou noix, miel, lait de chèvre, argile blanche, etc. Le mélange est versé dans des moules en bois pour un repos de 24 heures à trois jours. Après démoulage, Marie Lépinay coupe ses savons avec un fil à argile et les laisse sécher quatre semaines, avant l’étiquetage.

J’ai créé une gamme, issue de mes recherches, qui compte six savons différents en cosmétique et un en produit d’entretien antitache. J’ai aussi un baume à lèvres. Tous mes produits portent la mention Nature et progrès. Ensemble, nous avons imaginé un nouveau produit : le savon feutré ! Mes savons sont enfermés par Lucile dans des pochettes de laine bio feutrée, colorées à la teinture végétale. Il permet de garder le savon plus longtemps et peut ensuite servir de gant de toilette, de lingette naturelle ou de porte-savon. Marie Lépinay propose la visite de son atelier sur rendez-vous.

Elle envisage de lancer des ateliers d’initiation à la fabrication de produits cosmétiques avec des produits courants. Reportage paru dans Ouest-France sur Blandine et l’atelier de préparation de plats cuisinés qu’elle a monté à la ferme du Trèfle blanc. Des élèves du collège Paul Doumer à Nort-sur-Erdre ont réalisé, le 15 janvier 2018, un reportage à la ferme de la Tindière. Ils y ont rencontré nos maraîchers, Claire, Gaëtan et Gregory. Pourquoi converger massivement sur la zad le 10 février ? Depuis des décennies, les 1650 ha de la zad sont menacés par un projet d’aéroport climaticide, destructeur de terres nourricières, de zone humides et de liens sociaux.

En lieu et place de ce projet, des paysan. Il s’invente sur la zad des formes de vie, d’habitats et d’agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs. Le 9 février 2018, la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes aura 10 ans. Si le gouvernement, à l’issue de la médiation nommée il y a 6 mois, décide enfin d’abandonner ce projet mortifère, le 9 février marquera la fin officielle de la Déclaration d’Utilité Publique. Nous serons alors heureux de célébrer la préservation de ce bocage, avec toutes celles et ceux qui ont accompagné cette longue histoire de lutte au cours des dernières décennies.

Si le gouvernement décidait envers et contre tout de s’entêter, il nous faudrait alors être aussi fort nombreux. Quelle que soit la position du gouvernement suite au rapport de la médiation, et en espérant le meilleur pour la suite, nous vous appelons donc à vous organiser dès aujourd’hui pour se retrouver sur la zad le 10 février et enraciner son avenir. 10 février à apporter pousses, arbustes ou arbrisseaux pour enrichir les haies du bocage et marquer l’enracinement de chaque lieu défendu. Le 16 novembre 2017, notre AMAP accueillait Jocelyne Rat qui, avec Marc Le Duc, vient de publier un ouvrage retraçant l’histoire de la plus vieille lutte de France. Dimanche 17 septembre, on participait aux Journées européennes du patrimoine, organisées conjointement avec la commune de Treillières et des associations amies. Sur le point de fêter nos 10 bougies, voici un article bienvenu !