Le petit Tachan illustré PDF

Allain Leprest passe son enfance en Seine-Maritime : à Mont-Saint-Aignan  près de Rouen  comme il le chante dans ses deux chansons au même titre. 27 ans, Allain se décide à faire ses valises et le petit Tachan illustré PDF la Normandie pour la capitale française. C’est à Ivry-sur-Seine, où il arrive grâce à Jean Ferrat, qu’il va vivre l’essentiel de sa vie, familiale et artistique.


 » En 1965, un nouveau venu du genre dérangeant – parrainé par Jacques Brel – fait une entrée fracassante dans le monde de la chanson. Son premier album (Les mauvais coups) obtient d’emblée le Grand Prix de l’Académie du Disque Français… et se voit tout aussi rapidement interdit d’antenne pour cause de crudité de langage ! Le nouveau venu s’appelle Henri Tachan. Il n’aura de cesse d’exprimer au gré de ses albums non seulement ses révoltes mais aussi leur évolution, reflet de la sienne propre, vers la maturité. Il a maintenant son public, celui qui attend avec impatience la sortie du nouveau disque, qui l’applaudit lors de ses passages sur les scènes parisiennes (Bobino, l’Olympia, Déjazet, etc.) ou d’ailleurs. Voilà près de quarante ans que Tachan dérange, avec ses coups de gueule contre tout ce qui fait que la vie est moche, fustigeant « La censure » ou « La chasse », les porteurs de petits drapeaux, la connerie, et la mort. La mort en général, celle des enfants en particulier. Et voilà comment, chanson après chanson, disque après disque, se bâtit une œuvre. Celle de Tachan constitue aujourd’hui un des fleurons de la chanson francophone. Il a reçu à ce titre, le Prix « In honores » de l’Académie Charles Cros en 2002.  » Joseph Moalic. Qui ? Qui pouvait mieux illustrer les chansons d’Henri Tachan, que les dessinateurs de Charlie Hebdo ? Ces hommes-là se ressemblent ! À la fois tendres, paillards et révoltés, leur esprit, leur humour sont bien les mêmes. Mais hélas, rien de nouveau sur la planète ! La bêtise est toujours au bout du fusil. Tant est si bien que ces 200 textes (dont beaucoup d’inédits) et leurs illustrations, édités une première fois entre 1982 et 1984, n’ont pas pris une seule ride. À vous de juger !

Allain Leprest est accompagné pendant près de dix ans par le pianiste Jean-Louis Beydon. Il sillonne la France, mais se produit également au-delà des frontières de l’hexagone. Il est ensuite accompagné au piano par Nathalie Miravette, de 2000 à 2011, ou par Léo Nissim, de 2004 à 2011. Pierrette à laquelle il rend hommage dans la chanson Bilou.

CAP de peintre en bâtiment essentiellement pour rassurer ses parents, car il sait déjà qu’il se destine à la chanson. Dès son adolescence, il écrit des textes et s’essaye à jouer de la guitare avec son ami Jean-Paul Lainé qui lui présente Henry Dubos, chanteur de Haute-Normandie. Au début de sa carrière, il exerce divers métiers comme travailleur social ou agent d’entretien. En 1980, il va à Paris dans l’espoir de devenir parolier. Ne trouvant pas d’interprète pour ses chansons, il les chante lui-même à l’occasion de débuts dans des conditions difficiles, notamment au Caveau de la Bolée dans le quartier Saint-Germain-des-Prés. Il éclate lors du Printemps de Bourges 1985.