Le génie des végétaux : Des conquérants fragiles PDF

Vers le milieu du Dévonien, la plupart des caractéristiques connues des plantes actuelles sont déjà présentes, y compris les racines, les feuilles et certains tissus secondaires tels que le bois. Les premières graines apparaissent à la fin du Dévonien. L’innovation par évolution continue après le Dévonien. La plupart des groupes de végétaux ont été relativement épargnés par les extinctions Permo-Triassique, le génie des végétaux : Des conquérants fragiles PDF que les structures des communautés aient changé.


Créateurs de notre atmosphère voici plus de trois milliards d’années, garants de la survie du monde animal et de nos civilisations, les végétaux ne sont-ils pas les  » bons génies  » dispensateurs de bienfaits sur notre planète ? Ce livre, écrit par deux botanistes réputés, vise à rappeler quelques aspects du rôle primordial des plantes, et à esquisser les processus évolutifs qui leur ont permis la conquête de la majeure partie de notre planète. La réussite des végétaux tient à leur prodigieuse diversité, à leur admirable harmonie fonctionnelle et à leur formidable pouvoir de synthèse. Mais ces êtres d’une opiniâtre activité évolutive sont, en dépit des apparences, fragiles et menacés par l’Homme, à la puissance sans limite, qui use et abuse, de façon trop souvent irréfléchie, des multiples opportunités que lui offrent généreusement les plantes.  » Un texte clair et précis, des illustrations belles et riches d’enseignements séduiront le lecteur et l’aideront à comprendre la plante ; il apprendra à y voir non un décor, mais l’élément actif essentiel qui permet à notre Terre d’être vivante et de le rester.  » Aline Raynal-Roques

L’évolution la plus récente est celle des graminées, groupe qui est devenu important au milieu du Tertiaire, il y a environ 40 millions d’années. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Les précurseurs des végétaux semblent être des Cyanobactéries, qu’on classait traditionnellement parmi les algues, sous le nom de cyanophytes ou algues bleu-vert. Elles apparaissent déjà dans des fossiles du Précambrien, datant d’environ 3,8 milliards d’années. Un sporange datant de la fin du Silurien. En vert : une tétrade de spores. Les spores ont un diamètre d’environ 30 à 35 µm.

Pour les plantes devenues terrestres, deux approches aux problèmes posés par la dessiccation sont possibles. Les bryophytes l’évitent ou y cèdent, restreignant leurs habitats à des environnements humides ou se desséchant et arrêtant leur métabolisme jusqu’à ce que l’eau revienne. La colonisation de la terre ferme par la flore accéléra l’accumulation de dioxygène dans l’atmosphère. Dévonien supérieur, du charbon a toujours été présent depuis cette époque.

La formation de charbon est un bon processus de conservation permettant une fossilisation intéressante des structures végétales. Les incendies détruisent les composés volatils, ne laissant qu’un squelette de carbone, lequel ne peut servir de source de nourriture ni pour les herbivores, ni pour les détritivores. En général, l’évolution des plantes est allée de l’isomorphie vers l’hétéromorphie. 2N est réduite au zygote, par définition unicellulaire. Deux théories s’opposent pour expliquer l’apparition de ces plantes digénétiques. Cela semble correspondre à ce que nous savons des bryophytes, pour lesquels un gamétophyte à thalle est « parasité » par des sporophytes simples, qui ne sont souvent formés que d’un sporange sur une tige. Elle postule l’apparition soudaine des sporophytes correspondant à une méiose retardée après la germination du zygote.

Comme elles utiliseraient le même matériel génétique, l’haplophase et la diplophase se ressembleraient. Ceci expliquerait le comportement de certaines algues, alternant des générations sporophytes et gamétophytes identiques. Pour pouvoir effectuer la photosynthèse, les plantes doivent absorber du CO2 atmosphérique. Les taux élevés de CO2 atmosphérique au Silurien et au Dévonien, c’est-à-dire au début de la colonisation de la terre ferme par les plantes, impliquaient des besoins en eau relativement peu importants. Avec l’évolution de ces mécanismes, et celle des cuticules imperméables, les plantes purent finalement survivre sans avoir besoin d’être continuellement couvertes par une pellicule d’eau.

Les plantes durent également acquérir une structure interne robuste, soutenant les canaux longs et étroits assurant le transport de l’eau vers toutes les parties de l’organisme situées au-dessus du sol, notamment celles assurant la photosynthèse. Mais même au début du Silurien, l’eau était une ressource précieuse et devait être transportée à partir du sol pour éviter le dessèchement. Les premiers systèmes de transport de l’eau utilisaient ses propriétés physiques : la diffusion vers les parties plus sèches, et la force de capillarité. Pour se libérer de ces contraintes de taille réduite et d’humidité constante imposées par la circulation d’eau via les cellules de parenchyme, les plantes ont dû développer des systèmes de transport plus efficaces.

Polysporangiophytes qui présentent des structures très similaires aux hydroïdes des mousses modernes. Ils sont considérés comme des trachéides lorsqu’ils forment des conduites unicellulaires. En ajustant les quantités de gaz échangées, ceux-ci permettent de diminuer la quantité d’eau perdue par évapotranspiration. Cette structure racinaire recouvre les tissus transportant l’eau, régule les échanges d’ions, et a aussi une fonction protectrice contre les organismes pathogènes. L’endoderme génère également une pression hydrostatique poussant l’eau à quitter les racines et à monter dans la plante.