La totalite t.4 : la totalite realisee : les art s et la litterature PDF

Statue la totalite t.4 : la totalite realisee : les art s et la litterature PDF Jacques Callot à Nancy. Il est considéré comme l’un des maîtres de l’eau-forte. Jacques Callot est né en 1592 dans une famille lorraine récemment anoblie.


Ses parents étaient Jean Callot, issu d’une famille originaire de Bourgogne, gentilhomme, premier héraut d’armes de Lorraine, et Renée Brunebault, son épouse, qui eurent huit enfants, six garçons et deux filles. Rome à pied, en se joignant à une troupe de Bohémiens, qu’il accompagne jusqu’à Florence. Le souvenir de cet épisode a peut-être été à l’origine de la petite suite de quatre planches, Les Bohémiens, qu’il gravera en 1623-1624. Félibien,  comme il n’avoit nulle inclination aux Lettres , il fait à nouveau une fugue vers l’Italie.

Jean, qui le reconduit en Lorraine. Jacques Callot dure quatre années consécutives. Ce n’est que plus tard, à l’âge de seize ans, que son père accepte finalement de reconnaître la vocation de son fils, en l’envoyant étudier les techniques de la gravure en Italie. Rome, il entre à l’atelier du graveur champenois Philippe Thomassin, chez qui il apprend l’art de la gravure au burin. Les premiers travaux que son maître lui confie sont des copies, ce qui constitue une bonne formation. On prépare alors à Florence la publication d’une pompe funèbre de la reine d’Espagne, Marie-Marguerite d’Autriche, femme de Philippe III d’Espagne, morte à la fin de l’année 1611.

En 1615, ce dernier se voit chargé par Cosme II de Médicis d’organiser des fêtes en l’honneur du prince d’Urbino. En février 1617, à l’occasion des noces de Jeanne d’Autriche avec l’héritier Médicis, l’artiste lorrain grave les tableaux scéniques de l’académie de dessin florentine. C’est à la fin de son séjour à Florence, après de nombreux succès, qu’il réalise l’une de ses eaux-fortes les plus grandes et les plus connues, La Foire de l’Impruneta. Après une douzaine d’années passées en Italie, c’est désormais ici qu’il vivra, ne quittant plus son pays que pour des voyages n’excédant guère six mois ou un an. Il donne alors libre cours à son talent créatif : il édite les séries pittoresques fondées sur ses souvenirs d’Italie que sont Les Balli et Les Gobbi, ainsi que la série Les Gueux.

Livre des Saints, et qui ne seront publiées qu’après sa mort. C’est aussi de cette période que date sa petite suite Les Bohémiens, ainsi que La Foire de Gondreville, pendant français de La Foire de l’Impruneta. Il travaille aussi longuement à cette époque sur la gravure des Supplices, où s’exprimera sa virtuosité. Marsal, et avec qui il n’aura pas d’enfant. C’est sans doute également pendant ce séjour aux Pays-Bas que Callot dessine les deux vues qu’il grave de Bruxelles.

Il rentre probablement en Lorraine dès 1626, et c’est à Nancy qu’il grave les planches du Siège de Bréda, qui seront éditées en 1628. D’éprouver tôt ou tard la justice des cieux. Il vient alors à Paris, dans les premiers mois de l’année 1629, et il est décidé de lui confier non seulement la commande de six planches représentant le siège de La Rochelle, mais aussi six autres planches sur l’attaque du fort de Saint-Martin de l’île de Ré, à exécuter dans le style du Siège de Breda. Il grave ces douze planches à Paris, où il ne séjourne guère plus d’un an, semble-t-il, quittant la capitale française avant même l’édition des planches des deux Sièges commandés. Je me couperais plutôt le pouce ! Lorsqu’on lui rapporte ce refus, Louis XIII déclare simplement :  Monsieur de Lorraine est bien heureux d’avoir des sujets si fidèles et affectionnés.

Loin de chanter les louanges du Roi de France, Jacques Callot publie alors son œuvre la plus connue, la suite Les Grandes Misères de la Guerre. Ils comprennent des sujets de l’Histoire sainte, des Passions, des scènes du Nouveau Testament, des miracles divers, Les Images de tous les Saints et Saintes, etc. On ne connaît aucune peinture de Callot. L’œuvre gravée de Callot est trop importante pour qu’on l’analyse ici en détail. 1612 : Pompe funèbre de la Reine d’Espagne.