La société des animaux : De la Révolution à la Libération PDF

Les droits des animaux la société des animaux : De la Révolution à la Libération PDF la rédaction juridique des notions de protection animale ou de libération animale. Des avocats sont nommés en défense des animaux. La première excommunication d’un animal par l’évêque de Laon envers les chenille et le mulots pour le tort causé au récoltes.


De la fin du XVIIIe siècle aux années 1950, le nombre d’animaux dans les villes et campagnes de France augmente de façon considérable : les chevaux tirent les calèches ou travaillent à la mine, les vaches sont traites dans les rues, les et l’élevage s’intensifie. C’est alors toute une civilisation qui se met à l’heure des bêtes, vivant au plus près du monde animal adapté aux nouveaux besoins des hommes.

Il réclamait le respect pour les animaux parce qu’il croyait en la transmigration des âmes entre humains et non-humains : en tuant un animal, on aurait pu alors tuer un ancêtre. L’un de ses élèves, Théophraste, exprima son désaccord, se positionnant contre la consommation de viande en alléguant qu’elle privait les animaux de leur vie, et qu’elle était donc injuste. Cet avis ne prévalut pas, et c’est la position d’Aristote – selon laquelle les humains et les non-humains vivaient dans des règnes moraux différents parce que les uns étaient doués de raison et non les autres – qui persista largement jusqu’aux contestations de certains philosophes dans les années 1970. René Descartes soutint, dans sa théorie de l’animal-machine, que les animaux n’avaient ni âme ni esprit, et qu’ils n’étaient que des automates complexes. Ils ne pouvaient donc ni penser ni souffrir. Bentham considérait que la faculté de souffrir, et non la faculté de raisonner, devait être le critère pour évaluer le traitement juste des autres êtres.

Si la capacité à raisonner en était le critère, plusieurs êtres humains, en comptant les bébés et les personnes handicapées, seraient traitées comme s’ils étaient des choses, écrivit-il en une citation célèbre. Arthur Schopenhauer déclare que les animaux partagent la même essence que les humains, malgré le manque de faculté à raisonner. Bien qu’il considère le végétarisme comme excessif, il défend le respect envers les animaux dans la morale, et dénonce la vivisection. En 1822, le Parlement du Royaume-Uni adopte la première loi de protection animale au monde : la loi Martin’s Act, introduite par le député irlandais Richard Martin. Le 2 juillet 1850, le général de Grammont fait adopter une loi relative aux mauvais traitements infligés aux animaux domestiques. Le concept de droits des animaux devint le thème d’un livre influent en 1892, Animals’ Rights: Considered in Relation to Social Progress, par le réformateur social anglais Henry Salt, un an après avoir formé la Ligue humanitaire, avec pour objectif d’interdire la chasse en tant que sport.

Dans le meilleur des cas, ils sont considérés comme des objets de droits particuliers et disposent d’une certaine protection juridique et légale. Article détaillé : Déclaration universelle des droits de l’animal. Fontenay, Le silence des bêtes, la philosophie à l’épreuve de l’animalité, p. D’innombrables cas démontrent comment le chien est le gardien jaloux de la propriété de son maître, et comment il participe à son utilisation. Regan est la suivante : certains animaux ont une vie mentale suffisamment complexe pour avoir une expérience propre de leur bien-être. En d’autres termes, ils ont une vie mentale assez complexe pour que ce qui leur arrive leur importe.

Les êtres qui sont les sujets d’une vie ont une valeur inhérente. Seul le langage des droits est apte à exprimer l’exigence de ne pas leur infliger des dommages sans des raisons contraignantes. On est le sujet d’une vie dès lors qu’on est capable de manifester une vie mentale assez complexe pour s’intéresser à son bien-être . Il s’ensuit que les animaux sont des sujets d’une vie et qu’ils sont des titulaires de droits, même s’ils ne le savent pas.