La politique européenne d’immigration PDF

Le candidat étant présenté au Parlement qui doit l’approuver ou non. Sans prendre en compte le président, un clair parallélisme peut être établi, en gardant certaines distances, entre les commissaires européens et les ministres nationaux. Jusqu’en 2004, les plus grands États membres avaient deux commissaires à la Commission et la politique européenne d’immigration PDF plus petits États n’en avaient qu’un.


A l’heure de la mondialisation et de l’information planétaire, les  » damnés de la terre  » ne veulent plus demeurer des laissés-pour-compte. Ils se pressent et s’empressent de rejoindre l’Europe, nouvelle  » terre promise « . L’histoire de l’humanité a été de tout temps une histoire de migrations. La génétique, l’anthropologie, les textes sacrés… le confirment amplement. Hier encore, les Wisigoths, les Vandales, les Mongols, etc., déferlaient par vagues sur l’Europe. Aujourd’hui, des étrangers de toute part affluent en Europe. Faut-il s’en étonner, alors que la misère gagne et que des pays, en particulier d’Afrique, sont à la dérive ? Faut-il avoir peur de ces nouveaux  » barbares  » qui frappent à nos portes, alors que l’Europe a été un métissage ininterrompu de peuples et de cultures ? Tout en dressant le bilan de la politique européenne d’immigration, ce livre s’interroge sur la pertinence d’une telle politique commune, essentiellement sécuritaire, opérant par déplacement des frontières et transfèrement d’une partie des charges aux États tiers d’origine ou de transit des immigrés. On pourra certes continuer d’ériger des barrières aux frontières, de réprimer l’aide à l’immigration  » clandestine  » ou d’organiser des  » charters de retour « , tout ceci paraît d’une efficacité limitée, face à un exode, nourri par la sécheresse, la misère, les dictatures et les guerres qui en découlent. Les digues mises en place résisteront-elles à ce déferlement humain ? Peut-on demander l’aide des dirigeants des États pour contenir ces  » marées humaines  » ? Ceux-là mêmes qui ont intérêt à encourager leur population à partir, notamment la partie la plus instruite et la plus contestataire, afin de sauvegarder et consolider leur pouvoir. Car l’émigration sert aussi les pouvoirs en place. Existe-t-il une politique idoine ? Au lecteur de cet ouvrage de se forger sa propre opinion. Le présent ouvrage est l’aboutissement d’un colloque organisé à l’Université François Rabelais de Tours en 2008.

Le traité de Nice spécifiait aussi que, dès lors que le nombre de commissaires atteindrait 27, le nombre de commissaires devait être  inférieur au nombre d’États membres . Le nombre exact de commissaires devait alors être décidé à l’unanimité par le Conseil européen et ses membres devaient tourner de manière égale entre les États membres. Le projet de Constitution européenne prévoyait que le nombre de commissaires devait égaler les deux tiers du nombre d’États membres. Ceci pouvait être changé par un vote du Conseil européen, au cas où cela aurait été trop important à l’avenir. Chaque commissaire est proposé, en fonction des recommandations de son État membre d’origine, par le président de la Commission au Conseil européen qui propose à son tour au Parlement européen un collège de commissaires. Chaque commissaire proposé fait l’objet d’une audition publique devant les commissions compétentes du parlement européen.

Le Président du Parlement européen Jerzy Buzek proposa en 2010 que les commissaires soient élus directement. Ils seraient placés par leurs États membres en tête des listes aux élections européennes. Chaque membre doit prêter serment, officiellement devant la Cour de justice de l’Union européenne, c’est la Déclaration solennelle devant la Cour de justice de l’Union européenne. Je prends acte de l’engagement de chaque État membre de respecter ce caractère et de ne pas chercher à influencer les membres de la Commission dans l’exécution de leurs tâches.