La Mescla PDF

Le 11 août 1905, Martel et l’ingénieur hydraulicien Le Couppey de La Forest, la Mescla PDF’accompagnent plusieurs personnes, prend le chemin muletier qui va de Rougon au Couloir Samson. Zurcher, Teissier et le Belge, étudiant en droit, Cuvelier.


Ces hommes partent à bord de trois barques de bois et de toile. Après une journée mouvementée, le groupe établit un premier campement à la  Baume-aux-Pigeons , après avoir rebroussé chemin. Dès le 12 août, une barque étant inutilisable, les hommes de l’équipée doivent porter le matériel et les provisions à dos d’homme. Dans ce couloir, une deuxième barque se fracasse, envoyant hommes et matériel dans les eaux. Les principaux récits disent qu’à l’Imbut, Martel aurait songé à renoncer à cette expédition, mais qu’il fut encouragé à continuer par ses équipiers, qui ne voulaient pas abandonner, au regard des efforts accomplis pour arriver jusque-là. Le 13 août, le groupe repart en direction du Baou Béni et pénètre dans le canyon proprement dit.

La progression est fastidieuse et très difficile, notamment le passage du Chaos de l’Imbut. Un troisième campement est établi au lieu-dit  les Cavalets . Le 14 août, la lente progression continue, parmi les troncs d’arbres et les chaos de rochers. Une partie de l’équipe abandonne au  Pas de Mayreste . Ces hommes sont épuisés et découragés. La première exploration de bout en bout du grand canyon du Verdon est réussie. Martel et une partie de son équipe font une autre tentative en 1906, avec de meilleurs équipements.

En 1928, entre le 21 et le 26 juillet, Robert de Joly effectue une traversée complète des Gorges du Verdon. Il est le premier à franchir les salles de l’Imbut à bord d’une sorte de canoë en caoutchouc. En 1938, un explorateur et cinéaste français Albert Mahuzier effectue des repérages dans les Gorges, pour un film qu’il tourne en 1939 : La Croisière sauvage. En 1945, un groupe de scouts effectue une reconnaissance du canyon et, en 1946, des membres du Canoë Club de France font l’intégrale des Gorges et du Grand canyon. Un autre grand spécialiste des Gorges du Verdon, Roger Verdegen, parcourt pendant des années le Verdon à l’aide d’une embarcation faite de boudins en caoutchouc. Au fil des années, il a écrit un ouvrage qui est une référence en la matière. Le Martel, au départ de la Maline.

En face la falaise des Cavaliers. Au fond, le Verdon au Pré d’Issane. On passe le ravin de Charençon, puis un escalier permet de franchir la barre rocheuse du Pas d’Issane. Ne pas descendre vers la passerelle, mais continuer à gauche, en direction du Pré d’Issane, qui est une petite plage de galets et le premier endroit où l’on atteint le bord du Verdon. On arrive ensuite à l’étroit des Cavaliers, passage resserré entre des falaises de près de 300 mètres. Il est conseillé de faire le détour par le magnifique site de la Mescla, où l’Artuby se joint au Verdon. L’Artuby se mélange au Verdon, à la Mescla.