La Mecque, au coeur du pèlerinage PDF

Le pèlerinage à la Mecque est un des cinq piliers de l’islam. La Mecque, qui constitue le cinquième pilier de l’islam. Il la Mecque, au coeur du pèlerinage PDF alors accolé au nom de la personne, comme marque honorifique, quand on s’adresse à elle. Al-Hajj est le titre de la sourate XXII du Coran.


La Mecque ? Déjà, rien que le nom résonne comme un symbole. Une métaphore. Ne dit-on pas d’une ville qui incarne une vocation unique, par exemple Hollywood pour le cinéma, qu’elle est  » La Mecque de…  » ? Plus qu’un lieu, donc, ou un habitat, La Mecque est d’abord un état d’âme. Un édifice de prières autant que de pierres. Un temple de la foi, un bout de désert, un tremplin pour le Ciel. Nul n’y va pour tâter le sol qu’arpenta Mahomet. Non, chacun s’y rend plutôt pour humer l’air que l’Apôtre d’Allah y respira. Le haut lieu qui, en ce bas monde, l’inspira. L’endroit où  » descendit  » le Coran sur terre et d’où  » s’éleva  » le Prophète au Ciel

C’est lui qui, selon l’islam, aurait introduit le paganisme au sein de La Mecque, plusieurs siècles auparavant. Yémen, ils s’aimaient passionnément, et durant le pèlerinage s’embrassèrent et s’enlacèrent. Les habitants les auraient placés près de la Kaaba, puis près de la source Zamzam. Minâ dans la plaine de ʾArafât, avec sacrifice. La Mecque, les pèlerins prémusulmans revêtaient le vêtement rituel et se rasaient le crâne pour se mettre en état de sacralisation. Ils processionnaient déjà alors autour de la Kaaba.

Plateau d’Arafat de nos jours, durant le pèlerinage. La communauté musulmane naissante a d’abord adopté des rites judaïsants en priant notamment en direction de Jérusalem ou de Pétra, lieu de pèlerinage. Mecque à l’époque du prophète, ce serait en effet une création narrative des califes ultérieurs pour affermir l’indépendance arabe des cultes juifs depuis leur séparation après la reconquête de Jérusalem. Seul reste le choix entre la mort ou la conversion.

Les communautés juives et chrétiennes conservent leur statut à condition de vivre sous la tutelle de l’islam. Mahomet, suivi d’une foule considérable qui se rallie à lui, sans combattre. Ibrahim, replaçant Ismaël par un mouton. Abraham y aurait accompli le premier pèlerinage selon le rituel musulman actuel.

Au Moyen Âge, les pèlerins se réunissent dans les capitales de la Syrie, l’Égypte et l’Irak pour aller à pied, à âne ou en caravanes de chameaux vers la Mecque, leur itinéraire croisant parfois celui des pèlerins chrétiens et souvent celui des marchands. Hajj régi par l’empire ottoman n’intéresse guère que les musulmans eux-mêmes. Mais avec le colonialisme et l’extension de l’emprise coloniale sur les pays musulmans, le pèlerinage à La Mecque fait irruption dans le registre des préoccupations internationales. Il n’est cependant pas nécessaire d’accomplir ce devoir plusieurs fois. Il en va de même pour la ‘umrah ou  petit pèlerinage  qui peut se dérouler à n’importe quelle période de l’année contrairement au  grand pèlerinage  qui se déroule invariablement aux mêmes dates. Le pèlerin quitte l’état de sacralisation entre les deux pèlerinages et peut jouir d’une vie normale.

Il doit se terminer par le sacrifice d’un animal. Le pèlerinage est dit  Al Qirân  si le pèlerin déclare son intention d’effectuer le grand et le petit pèlerinage également. Il ne rasera ses cheveux qu’après la lapidation des Jamarat à Mina et quittera alors l’état de sacralisation uniquement à la fin du rite du Hajj. Il doit aussi offrir un animal en sacrifice. Le pèlerinage est dit d’ Ifrâd  si le pèlerin déclare ne vouloir faire que le grand pèlerinage.

Il restera en état de sacralisation jusqu’au jour du sacrifice mais n’offrira pas d’animal en sacrifice. Parmi les trois types cités, celui qui permet de jouir d’une vie normale entre l’Umrah et le Hajj quand on a les moyens de faire le sacrifice :  le Tamattu  est celui recommandé. Il est d’ailleurs le type instruit par le Prophète lui-même. Le grand pèlerinage est l’objet d’un très grand prestige et demeure un facteur très important d’unité et d’échanges entre les musulmans du monde entier qui témoignent d’une profonde ferveur à cette occasion. Par ailleurs, le nombre maximal de pèlerins est imposé par le gouvernement saoudien grâce à l’utilisation de quotas signifiés aux divers organismes organisateurs afin de réguler le flot de pèlerins. La croissance de la fréquentation est très forte, ce qui est lié à des raisons complexes dépendant de la notoriété croissante du site mais aussi à l’évolution des mobilités et à la démocratisation du transport aérien. Depuis des années, les demandes de pèlerinage à la Mecque ne cessent de progresser, au point que dans certains pays musulmans, le tirage au sort est de mise pour désigner les fidèles qui accompliront le hajj, cinquième pilier de l’Islam.