La cuisine au Pastis, Absinthe et liqueurs de provence PDF

La couleur jaune du pastis est due à un colorant, souvent du caramel. Il existe des pastis blancs sans colorant. Du fait de sa teneur en anéthol supérieure à celle d’un pastis commun, il est beaucoup la cuisine au Pastis, Absinthe et liqueurs de provence PDF sensible au froid. Dès qu’il est remis à température ambiante, le trouble disparaît rapidement, sans que le produit n’ait une quelconque altération de sa qualité, ni de son goût.


La cuisine provençale est une cuisine du soleil où l’huile
d’olive, les légumes et les plantes ont un rôle prépondérant. Ce
sont ces dernières qui donnent à cette cuisine ses saveurs si
particulières : le thym pour les viandes, les bouquets garnis
pour les sauces, le fenouil pour les poissons mais aussi la
sauge et la citronnelle. Ces mêmes plantes sont aussi très
présentes dans les liqueurs et apéritifs de Provence. On y
retrouve l’absinthe, le pastis, les apéritifs à base de vin, et les
liqueurs de plantes et fruits. La richesse et la variété des
productions provençales peuvent largement inspirer la cuisine
et permettent de donner à des plats simples une couleur et une
saveur incomparables. C’est tout le propos de ce livre de le
démontrer en suggérant au fil des originales et appropriées.

Pastis bleu de la distillerie Janot à Aubagne. Il se boit en apéritif, complété avec de l’eau. Lorsque l’on fait le mélange en versant l’eau, on passe alors d’une couleur ambrée assez transparente à un jaune trouble un peu laiteux. Le pastis, c’est comme les seins : un, c’est pas assez, et trois, c’est trop.

En 1915, l’absinthe et des boissons similaires sont interdites en France. Très floue, la loi laisse des doutes et la production des boissons à base d’anis chute. Paul Ricard fait preuve d’innovation en élaborant une recette incluant de l’anis étoilé, de l’anis vert et de la réglisse. Son slogan,  Ricard, le vrai pastis de Marseille , apparaît en 1932. C’est la première fois que le mot pastis apparaît sur l’étiquette d’un apéritif anisé.

Pernod est transformée en chocolaterie, Ricard produit du vermouth, des jus de fruits, des alcools carburants pour le maquis. Une taxe est alors prélevée par leur syndicat pour financer d’éventuels procès. L’État soucieux de trouver de nouvelles recettes fiscales abroge la prohibition en 1949. Jusqu’à leur fusion en 1975, les sociétés Ricard et Pernod se livrent une concurrence rude sur le marché des boissons anisées qui atteint son apogée dans les années 1960.