L’humanitaire à l’épreuve de l’éthique PDF

Please forward this error screen to l’humanitaire à l’épreuve de l’éthique PDF. En pratique : Quelles sources sont attendues ?


La « fin » humanitaire justifie-t-elle tous les « moyens » ? Le Professeur Mattei, qui a dirigé pendant près de 10 ans une des plus importantes organisations humanitaire au monde, revient ici à ce qui fait sens dans l’action humanitaire. Son cadre est en perpétuelle mutation, de nouvelles puissances émergent et, sur le terrain, les humanitaires occidentaux se trouvent confrontés à de profonds changements. Les Etats qui bénéficiaient de l’aide humanitaire affirment leur souveraineté et veulent mettre un terme aux derniers signes d’un néocolonialisme révolu en assumant eux-mêmes l’aide à leurs populations. Les frontières reprennent tous leurs droits mettant un terme à la doctrine du sans-frontièrisme ! Désormais, nombres d’ONG du sud peuvent afficher de solides compétences et se prévaloir de réels succès. L’Occident n’est plus la seule référence. Pour l’ancien ministre, il s’agit de tracer les perspectives d’un nouveau chemin pour construire la future unité de l’action humanitaire. L’analyse des grandes catastrophes comme le tsunami du sud-est asiatique (2004) ou le tremblement de terre en Haïti (2010) permet de faire évoluer les analyses et les pratiques. Ce livre est un appel pour que l’humanitaire se réfère à l’éthique car c’est l’éthique qui fera entrer l’humanitaire dans la modernité et il est grand temps de placer la victime au centre de toutes les actions qui s’engagent pour elle en respectant sa pleine autonomie. Nelson Mandela ne disait rien d’autre : « Tout ce qui est fait pour moi sans moi est fait contre moi ».

Masque tragique sur la façade du théâtre dramatique royal à Stockholm. La souffrance, ou la douleur au sens large, est une expérience de désagrément et d’aversion liée à un dommage ou à une menace de dommage chez l’individu. La souffrance est l’élément fondamental qui constitue la valence négative des phénomènes affectifs. La souffrance peut être physique ou mentale, selon qu’elle se rattache principalement à un processus somatique ou psychique dans un organisme.

Tous les individus souffrent au cours de leur vie, de diverses façons, et souvent dramatiquement. Aucun champ de l’activité humaine ne s’occupe du sujet de la souffrance dans son ensemble, mais plusieurs s’intéressent à sa nature ou à ses processus, à ses origines ou à ses causes, à sa signification ou à son importance, aux comportements personnels ou sociaux ou culturels qui y sont reliés, à ses remèdes, à sa gestion, à ses utilisations. L’hédonisme, en tant que théorie éthique, affirme que le bon et le mauvais résident en définitive dans le plaisir et la douleur. Jeremy Bentham a mis de l’avant l’utilitarisme hédoniste, une doctrine qui est devenue populaire en éthique, en politique et en économie. Bentham prétendait que l’action ou la politique la plus morale est celle qui a pour conséquence  le plus grand bonheur pour le plus grand nombre .