L’esprit Du Temps PDF

Royal Standard of the King of France. L’ordre du Saint-Esprit est un ordre de chevalerie français, fondé le 31 décembre 1578 par Henri III. Ce n’est cependant pas le plus ancien, puisque l’ordre de Saint-Michel a été fondé 110 ans auparavant. Il n’est plus attribué par l’État depuis l’esprit Du Temps PDF et n’est plus aujourd’hui qu’un ordre dynastique.


Nommé aussi le cordon bleu car la croix de l’Ordre du Saint-Esprit était habituellement portée par les chevaliers autour de l’épaule droite sur un ruban de couleur bleu. Enluminure de Guillaume Richardière, Chantilly, musée Condé, 1586. Philippe de Champaigne, 1633, musée des Augustins de Toulouse. Le monarque choisit le nom de Saint-Esprit, en référence à son couronnement sur le trône de Pologne et plus tard sur celui de France, les deux événements étant survenus le jour de la Pentecôte. Il s’agit du premier ordre de la monarchie française et les monarques de France en étaient les grands-maîtres. Les princes étrangers au sang de France pouvaient être reçus dès vingt-cinq ans, les princes du sang dès quinze ans et les fils de France le recevaient dès leur baptême. Tous les chevaliers du Saint-Esprit étaient faits chevalier de l’ordre de Saint-Michel avant leur réception et portaient de ce fait le titre de  chevaliers des ordres du roi .

Bien que cet ordre soit initialement réservé aux plus hauts dignitaires du royaume, le roi Henri IV permit à un nombre restreint de monarques et de grands seigneurs étrangers de confession catholique, orthodoxe, anglicane d’y entrer. Un impôt spécifique appelé marc d’or fut instauré pour subvenir aux besoins de l’Ordre dont le siège se trouvait au couvent des Grands-Augustins à Paris. Sous Henri IV et Louis XIII, le règlement qui exige quatre degrés de noblesse semble avoir subi des entorses. Supprimé en 1791 pendant la Révolution française, l’ordre du Saint-Esprit fut ensuite rétabli en 1814. N’étant plus attribué par l’État depuis son délaissement par le roi Louis-Philippe, il est devenu un ordre dynastique français et fut porté ainsi que conféré par divers prétendants au trône de France. L’ordre est doté de la personnalité morale, ce qui permet notamment au souverain de l’utiliser pour lever des emprunts. La direction en est réservée au roi, qui en est le souverain grand maître.

1824 à 1830 Charles X, 8e grand-maître. L’administration de l’Ordre est confiée aux commandeurs-officiers. Les chevaliers : au nombre de cent, ils sont choisis parmi la plus haute noblesse du royaume. Les commandeurs : il s’agit d’ecclésiastiques, au nombre de huit. L’Ordre devait compter à l’origine quatre cardinaux ou archevêques et quatre évêques, mais ce ratio ne fut pas toujours respecté.

Les commandeurs-officiers : il s’agit des quatre plus hauts officiers de l’Ordre. Ils étaient assimilés en dignité aux chevaliers et étaient comme eux chevaliers de Saint-Michel. Il n’existait aucune condition de noblesse pour les officiers, ce qui fait que le roi pouvait utiliser ces fonctions pour honorer des personnes récemment anoblies. Le duc de Lévis portant en écharpe le cordon du Saint-Esprit et la croix de Saint-Louis. D’or, les branches émaillées de vert, bordé de blanc. Lors des cérémonies de l’ordre, les chevaliers portent un grand manteau de velours noir garni d’un mantelet de toile d’argent.

Philippe d’Orléans,  duc d’Orléans , portant, entre autres décorations, la plaque de chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit. Orléans , reconnu sous le nom de  Philippe VIII , porta les insignes de l’ordre. Notice historique sur l’ordre du Saint-Esprit, dans Revue historique de la noblesse, 1846, tome 4, p. La survivance des ordres du roi, vol.

2, Éditeur Nouvelles Editions Latines, 1983, 165 p. Patrick Spilliaert, Les insignes de l’ordre du Saint-Esprit, Que nous apprennent les archives du musée de la Légion d’honneur sur les insignes de l’ordre du Saint-Esprit ? Bulletin no 12 de la Société des amis du musée national de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie, 2009, p. Patrick Spilliaert, Les colliers et croix de l’ordre du Saint-Esprit sous l’Ancien Régime, in Bulletin no 18 de la Société des amis du musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie, 2015, p. Patrick Spilliaert, Les insignes de l’ordre du Saint-Esprit, colliers, croix, plaques, chapelets et autres ornements distribués à Messieurs les chevaliers, prélats et officiers des Ordres du roi. Ouvrage collectif, Spécial ordre du Saint-Esprit, in Bulletin no 5 de la Société des amis du musée national de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie, 2005, p. Abrégé historique des chevaliers et officiers commandeurs de l’ordre du Saint-Esprit depuis son institution jusqu’à la révolution de 1789, suivi de la liste des personnes admises aux honneurs de la Cour, Genève : J.