L’art d’aller à l’essentiel PDF

Le blog de l’amie scolaire : Questions de profs. Ce blog n’est pas un forum de débat entre partisans et adversaires de la pédagogie. Il veut être l’art d’aller à l’essentiel PDF lieu de réflexion et d’échanges pédagogiques destiné aux professionnels de l’école et à tous ceux qui s’interrogent, doutent, cherchent, souhaitent une aide à la recherche, à la pratique du métier, sans oublier les parents, bien sûr. Surtout, quand on est chargé d’enseigner l’écriture, des mots comme ceux-là, ça vous libère aussi de la « rédac », cette chose mollasse, sans consistance, sans signification autre que scolaire, qui prétend être un entraînement à la production de textes et qui n’entraîne qu’à produire des erreurs d’orthographe comptabilisées dans des non-textes sans intérêt, inutiles et même dangereux, car ils trompent les enfants sur cette activité essentielle de la vie sociale, professionnelle et personnelle.


Être plus efficace et plus détendu, avancer dans ses projets professionnels tout en ayant du temps pour soi et pour les êtres qui nous sont chers, jouir des plaisirs de la vie tout en remplissant ses obligations… Le secret ? Simplifier sa vie, se fixer moins d’objectifs et obtenir plus de résultats.


Ce livre vous initie à l’art d’aller à l’essentiel : il vous transmet le pouvoir d’une vie simplifiée. En apprenant à identifier les choses indispensables de votre vie et à sélectionner le nécessaire, vous déplacerez des montagnes.

En appliquant ce concet, Leo Babauta a réuissi à…

  •     arrêter de fumer
  •     se mettre à la course à pied
  •     mieux s’organiser et être plus productif
  •     devenir un lève-tôt
  •     mettre de l’argent de côté

 
« Babauta est devenu maître dans l’art de la productivité sur le Web pour une bonne raison : ses conseils fonctionnent !Tim Ferriss, auteur du best-seller La semaine de 4 heures

L’écriture, ce n’est pas ça du tout ! D’abord, elle est un outil de communication, et donc, le Petit Prince nous le rappelle, elle permet de créer des liens entre des êtres que séparent l’espace et le temps. Elle est ce qui la rétablit, là où la communication est coupée par les données de la vie. Et l’on comprend bien que pour apprendre à utiliser cet outil, il faut être en situation réelle : on n’apprend pas à manier un outil, le marteau ou la scie électrique, en faisant semblant, car alors, comme disait Jean Foucambert, on apprend à faire semblant. Condition évidemment remplie si l’on est en situation de projet, et si la communication en question en fait partie. Mais l’on sait qu’en classe, de telles situations ne seront pas suffisamment nombreuses et variées pour que les enfants fassent connaissance avec tous les types de situations possibles. 1- la mention de celui avec qui on est censé communiquer : un ami, un personnage officiel, un organisme, l’ensemble des parents, le public etc.

5- S’ajoute aussi le fait que le texte à produire puisse être un extrait d’un type d’écrits à préciser : si l’on travaille sur la description, par exemple, on sait qu’aucun texte, jamais ne peut être que descriptif. Une description ne peut donc être qu’un extrait d’un type d’écrit donné, largement dépendant de l’écrit en question : le même paysage champêtre ne sera pas décrit de la même façon dans un roman d’amour et un polar, dans une brochure touristique et dans un manuel de géographie. La consigne doit donc les préciser, ou les donner à choisir. Et rien n’empêche, au contraire, de faire varier ces paramètres proposés d’un groupe d’écriture à un autre, si, comme c’est souhaitable à l’école primaire, les enfants écrivent en petits groupes solidaires.

Mais l’écriture a aussi un autre rôle — dont il est de bon ton de parler surtout dans les cercles intellos, où il tend à envahir tout le champ de l’écriture, la communication devenant subalterne et méprisable — mais un rôle que l’École ignore superbement, ce qui en fait un facteur de discrimination de plus. Celui de l’écriture d’expression, celle qui va jusqu’à la littérature. Celui que chante si bien Renaud, qui lui a permis de sortir de l’enfer où il s’était enfermé. On le sait tous — et Renaud plus que quiconque — la vie réserve à chacun de nous des drames souvent épouvantables, auxquels il est pour beaucoup d’entre nous affreusement difficile de survivre. Certes, écrire au sens le plus large de ce terme, celui de créer : musique, peinture, et tous les arts, l’essentiel étant d’agir pour produire.

Mais l’écriture a, sur ses frères et sœurs en création, un plus incontestable : alors que la création artistique a pour effet de faire oublier la douleur, en la remplaçant par un autre réel, écrire ne la fait pas oublier, mais permet de s’en rendre maître par l’analyse, la transformation, la caricature ou la sublimation. En fait, beaucoup plus que la parole orale qui colle au locuteur et se dissout dans l’instant, l’écriture qui prolonge la parole dans le temps, la ramène à celui qui parle. Elle a, du reste, par rapport à la communication orale, un pouvoir de maîtrise de celle-ci, en permettant de dire ce qui a du mal à se dire, ce que l’oral, dans sa nudité, déforme ou ne peut exprimer. Rappelons-le, le mot « expression » vient du latin exprimere : faire sortir en pressant . Or, la notion de presser est souvent oubliée dans les acceptions de ce verbe, volontiers pris dans le sens de dire ou faire ce qu’on veut . Même si elle a des liens avec elle, la spontanéité n’est pas l’expression. Celle-ci est souvent le résultat de stéréotypes sociaux, d’idées reçues, de pratiques imposées sans qu’on s’en soit aperçus.