L’Argent des autres PDF

Une recherche rapide par mot-clé dans le site ? Le refoulement actuel du vide David R. Le monde moderne est si matérialiste qu’on plaisante parfois sur sa religion l’Argent des autres PDF « monéthéisme ».


Extrait : « Vainement on chercherait dans Paris une rue plus paisible que la rue Saint-Gilles, au Marais, à deux pas de la place Royale. Là, pas de voitures, jamais de foule. A peine le silence y est rompu par les sonneries réglementaires de la caserne des Minimes, par les cloches de l’église Saint-Louis ou par les clameurs joyeuses des élèves de l’institution Massin à l’heure des récréations. »

Mais c’est nous-mêmes qui sommes visés par cette plaisanterie : pour un nombre croissant de personnes, le système de valeurs fondé sur l’argent remplace les religions traditionnelles dans le cadre d’une profonde conversion séculière que nous comprenons encore mal. Afin d’offrir une critique et une solution bouddhistes du complexe de l’argent, cet article est divisé en deux parties. La première résume la compréhension existentialo-psychanalytique de la condition humaine tout en la modifiant par l’introduction de l’intuition fondamentale de l’anâtman, la négation du soi-ego. La critique bouddhiste du soi-ego n’offre pas seulement une perspective différente sur le refoulement, elle suggère également une nouvelle façon d’en résoudre le problème. Lorsqu’on demanda à Samuel Johnson : « Je me demande quel plaisir les hommes peuvent trouver à se comporter comme des bêtes ? Celui qui se ravale au rang de bête se débarrasse de la souffrance d’être un homme.

William James observait que notre « instinct commun de la réalité a toujours pris le monde essentiellement pour un théâtre de l’héroïsme. Mais pourquoi vouloir être des héros ? Notre narcissisme naturel et notre soif d’estime de soi traduisent le besoin chez chacun de se voir reconnaître une valeur particulière. L’héroïsme est notre façon de justifier ce besoin de compter davantage qu’autrui ou autre chose, car il nous garantit un destin singulier. Selon Becker, « Tout ce que fait l’homme dans son monde symbolique se résume à une tentative de nier et de surmonter son destin grotesque.