Journal de Russie 1928 – 1929 PDF

Un article de Wikipédia, journal de Russie 1928 – 1929 PDF’encyclopédie libre. Russie et, de fait, d’une partie de la diaspora russe. Article détaillé : Église de Kiev et de toute la Rus’.


« Comment l’officier courageux, deux fois blessé au front, détaché dès 1916 à la Mission militaire en Russie, comment l’ancien major de l’École Normale Supérieure, agrégé de lettres, l’intellectuel catholique qui rêvait d’unir les Églises, a-t-il pu adhérer au bolchevisme et, bien pis, le servir ? »
C’est bien là tout le mystère de Pierre Pascal, que Jacques Catteau soulève dans sa préface au Journal. En 1918, l’« entrée en communisme » de Pascal provoque un scandale en France ; puis, peu à peu, on l’oublie, jusqu’à son retour à Paris en 1933. Homme discret, moraliste, rebelle à toute discipline politique, Pascal devient professeur à la Sorbonne et traducteur du russe. Il refuse de partager publiquement son expérience de l’URSS, et ce n’est qu’en 1975 que paraît le premier volume de ses carnets. Mon Journal de Russie recouvre la période de 1916 à 1927 et constitue un témoignage exceptionnel sur l’expérience soviétique, vécue de l’intérieur. Il prend vite la dimension d’un livre culte pour les historiens et tous ceux qui s’intéressent à la Russie.
Le Journal de Russie 1928-1929 est un document rare sur les premières années du stalinisme, qui s’attache à dénoncer le mensonge permanent du régime. Son édition a été préparée par Jacques Catteau, élève et ami de Pierre Pascal, spécialiste de la littérature russe. Retranscrivant scrupuleusement les carnets noirs à l’écriture serrée, il a élaboré avec Sophie Coeuré et Julie Bouvard un appareil critique qui permet au lecteur d’aujourd’hui de mieux comprendre toute la portée du témoignage de Pierre Pascal.
Document exceptionnel pour comprendre l’Union soviétique, vue de l’intérieur par un intellectuel français, le Journal de Russie 1928-1929 aborde les thèmes de l’engagement politique et des rapports entre l’orthodoxie et le catholicisme ; il décrit la vie quotidienne à Moscou dans les années 1920. Témoignant des premières fissures dans la foi de Pierre Pascal en l’idéologie communiste, cette « chronique d’une Révolution dénaturée » livre un réquisitoire contre le pouvoir stalinien et ses dérives totalitaires.

L’Église orthodoxe russe fait remonter son origine au baptême du prince Vladimir Ier de Kiev en 988. Russie a établi ensuite une tradition religieuse qui est devenue, au fil des siècles, un élément déterminant de son  être au monde . Bulgares, saints Naum et Clément d’Ohrid et c’est ainsi qu’ils sont entrés dans la  civilisation du livre . Les traductions – non seulement celles des œuvres liturgiques mais aussi celles des chroniques et des ouvrages scientifiques – se multiplient ensuite. Turcs ottomans un millénaire plus tard. Christ en Gloire, Évangile du monastère d’Andronikov à Moscou, env.

Moscou s’inscrit alors dans une perspective eschatologique pour assumer la Révélation. Ce concept est aujourd’hui bien vivant dans la Rome russe qui a retrouvé sa place et sa mission de conduire le peuple de Dieu jusqu’à la Parousie. Cette unité de la  terre russe orthodoxe  s’exprime aussi dans un art et dans une liturgie. Dès l’origine, la chrétienté russe a adopté la théologie de la lumière alors condamnée à Constantinople. La liturgie se résume alors à un dialogue spirituel entre les fidèles, à la tête desquels se trouve le diacre, et le prêtre célébrant. Elle assure dès lors la liaison nécessaire entre la spiritualité individuelle de chacun et celle de la communauté des croyants dont la prière est portée à Dieu par sa Mère, qui  fait le pont entre le Ciel et la Terre .

Icône moscovite de Notre-Dame de Kazan vers 1572. La liturgie orientale rappelle ainsi constamment à tous les fidèles que l’économie du salut est collective et contribue à créer, en ce sens, un profond sentiment d’unité. La première idée qui domine à la liturgie orthodoxe est qu’il faut tourner toute sa sensibilité artistique vers Dieu, donc la liturgie doit être avant tout la plus belle possible. Ne chante que la chorale qui sait chanter. Les instruments ne sont pas permis, car il faut que tout soit naturel, c’est-à-dire de voix humaine.

Le lieu de l’église représente déjà le ciel sur la terre. C’est là que se produit la rencontre de l’humain et de Dieu. C’est donc l’endroit où l’homme s’élève le plus. On reste debout pendant la liturgie en signe de foi en la résurrection.