Histoire de la philosophie du droit PDF

Consolation de Philosophie, édition publiée à Gand en 1485. L’Histoire de la histoire de la philosophie du droit PDF est l’histoire des théories et des doctrines qui ont été formulées par les philosophes à travers les époques.


«  Il est peu de questions relatives à la société humaine qui aient été posées avec autant de persistance et qui aient fait l’objet, de la part de théoriciens réputés, de réponses aussi différentes, étranges et même paradoxales que la question « Qu’est-ce que le droit ? »  ». Telles sont les lignes inaugurales, en 1961, de l’un des ouvrages marquants de la philosophie du droit au XXe siècle, celui de H.L.A. Hart : Le concept de droit.Qu’est-ce, en effet, que le droit ? Une telle question générique implique immédiatement une réflexion philosophique, dès lors que l’on décide de ne pas se satisfaire des définitions sans doute partielles que tel ou tel système de droit peut donner tout à la fois de lui-même et du droit en général.Que cette question difficile soit persistante, comme le dit Hart, le lecteur s’en convaincra en lisant cette étude qui tente de retracer les grands moments de l’histoire de la philosophie du droit occidentale depuis l’Antiquité. Que les réponses proposées au long des siècles soient parfois «  étranges et paradoxales  », le lecteur pourra également en juger en saisissant cependant en quoi leur éventuelle étrangeté peut résider, du moins en partie, dans leur insertion clans des contextes historiques fort éloignés du nôtre. Mais le plus grand des paradoxes est sans doute que des réponses historiquement éloignées peuvent encore nous parler : c’est qu’elles dessinent de grandes options qui peuvent encore habiter nos débats actuels.Le but de ce livre est donc essentiellement d’introduire à la philosophie du droit du XXe siècle, par une mise en perspective historique de celle-ci, en remontant jusqu’à ses lointaines racines dans l’Antiquité gréco-romaine et dans le judéo-christianisme.Cet ouvrage s’adresse aux philosophes, aux juristes, mais aussi aux citoyens désireux d’approfondir leur réflexion sur le droit : il est animé par la double conviction qu’une compréhension affinée du droit, voire du monde contemporain, est facilitée et enrichie par une introduction aux grandes doctrines de la philosophie du droit, et qu’une connaissance développée de la philosophie politique générale et des sciences politiques passe par l’examen des théories du droit.Jean-Cassien Billier, professeur agrégé de philosophie après des études à l’université de la Sorbonne Paris I et à l’Institut Universitaire Européen de Florence, a notamment publié Kant et le kantisme (Armand Colin, 1997) et Le pouvoir (Armand Colin, 2000).Aglaé Maryioli, avocate, est docteur en droit de l’Institut Universitaire Européen de Florence. Elle a enseigné à l’université catholique de Louvain-la-Neuve et à l’université de Rouen.
La fondation gréco-latine (Jean-Cassien Billier). La fondation grecque. Figures de la théorie, grecque du droit. La voie romaine. L’arché judéo-chrétienne et la construction de la modernité (Jean-Cassien Billier). L’arché judéo-chrétienne. La construction de la modernité. La crise du droit au XXe siècle (Aglaé Maryioli). Les théories formalistes. Les théories antiformalistes. Les théories idéalistes du droit. La renaissance du droit naturel. Les métamorphoses du positivisme juridique.

La philosophie se développe alors suivant plusieurs domaines d’étude, comme une méditation sur la nature, l’âme humaine, l’éthique, la politique, et la connaissance. Les philosophes européens redécouvrent les Anciens lors du vaste courant humaniste de la Renaissance, en partie grâce aux réfugiés lettrés de Byzance. La philosophie antique grecque se répartit sur trois grands domaines d’études : la physique, l’éthique et la logique. Socrate est tenu pour le père de la philosophie occidentale.

Elle pose en particulier la question :  comment bien vivre ? La théorie de la connaissance enfin, et la logique, étaient essentielles pour les philosophes de l’Antiquité. Aristote a fondé, dans ses traités regroupés sous le nom d’Organon, la science de la logique, où il fait la théorie du syllogisme pour démasquer les sophismes et classer les types de raisonnements. Dans l’Antiquité romaine, la philosophie dominante est le stoïcisme, hérité des Grecs. L’épicurisme se prolonge également dans le monde romain, et c’est Lucrèce qui nous en a laissé le plus important témoignage, dans son long et fameux poème De natura rerum. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.

Souvent caricaturée et décriée, la philosophie médiévale s’étend sur la vaste période qui sépare la philosophie antique tardive de la philosophie moderne. La scolastique a eu longtemps une image négative. La philosophie médiévale, en Occident, est très liée à l’Église catholique romaine, et les réflexions philosophiques ont souvent un fond religieux plus ou moins prégnant. Ainsi, par exemple, Adélard de Bath était un moine dominicain anglais, qui n’en opposa pas moins la  raison  face à l’ autorité  des maîtres en théologie.

Par ailleurs, le Moyen Âge est une des périodes les plus intenses en ce qui concerne la recherche logique. La traduction en latin du corpus aristotélicien modifiera ensuite grandement la donne, et contribuera à réaffirmer Aristote comme l’un des philosophes les plus influents de l’histoire. Cette volonté de reprendre la philosophie des Anciens pour l’améliorer apparaît dès la Renaissance, à travers le mouvement humaniste. Article détaillé : Humanisme de la Renaissance. La révolution industrielle produit un bouleversement des conditions de vie, qui rejaillit sur la pensée philosophique, économique et politique. Une partie de la philosophie, allemande en particulier, se comprend comme un dialogue critique mais aussi constructif avec la pensée kantienne : ce fut le cas de l’idéalisme allemand, de Schopenhauer et de Nietzsche.

Les courants philosophiques marqués par l’empirisme ont pris une autre direction, comme le positivisme d’Auguste Comte, qui voulait dépasser la métaphysique au moyen des seules sciences empiriques. Kierkegaard était en bien des points un précurseur de l’existentialisme. Il défendait une philosophie imprégnée de religion et représentant un individualisme radical qui dit comment l’on doit se comporter en tant qu’individu singulier dans les différentes situations concrètes. La philosophie contemporaine, héritière de traditions multiples et contradictoires, se présente sous des formes variées.

Chacun de ces courants interroge les présupposés de la tradition philosophique, la remettant plus ou moins en cause. Il ne faut cependant pas voir l’instabilité des méthodes philosophiques comme une faiblesse de la discipline, mais plutôt comme un de ses traits caractéristiques. Sigmund Freud, et son plus important continuateur en France, Jacques Lacan. Baudet, La vie des grands philosophes, Bruxelles, Jourdan, 335 pages, 2013.