Histoire de la calligraphie française PDF

Grands caractères en bois de histoire de la calligraphie française PDF cm de haut. Remarquez la lecture qui s’effectue à l’envers, mais toujours de gauche à droite. Cliché en magnésium monté sur bois des années 1970.


Résultat d’une recherche passionnée, cet ouvrage constitue la première synthèse sur l’histoire de la calligraphie française. De la capitale romaine à l’anglaise en passant par l’onciale, la caroline ou la gothique, on y découvre les métamorphoses de la graphie latine tout au long de l’histoire de France. Pour chaque écriture, l’auteur pose le contexte de son apparition et décrit sa genèse, établit ses caractéristiques morphologiques et propose des planches d’étude réalisées spécifiquement pour ce livre. On trouvera également, en clôture de certains chapitres, les biographies d’une soixantaine de grands maîtres, récits vivants qui mettent en lumière non seulement leur apport à l’art calligraphique, mais également des pans entiers de l’histoire de notre culture. L’ensemble est illustré par plus de trois cents documents exceptionnels, souvent inédits, qui proviennent des plus grandes biblio thèques du monde. À la fois érudit et pratique, riche d’indications précises sur l’art et la pratique de la calligraphie, recélant un prodigieux trésor paléographique, cette somme unique allie la somptuosité du livre d’art à la technicité de l’ouvrage de référence.

Claude Mediavilla, paléographe, chercheur en histoire de l’art et calligraphe de renommée internationale, a été professeur à l’École des arts décoratifs à Paris, chargé de cours aux universités de Hambourg et de Busan en Corée du Sud. Spécialiste des techniques anciennes et modernes, il se passionne pour les questions concernant la production du manuscrit et la redécouverte des techniques authentiques de l’enluminure.

Le terme comporte différentes acceptions :  impression typographique  pour la technique d’impression,  dessin de caractères  ou  création de caractères  pour la création de polices d’écriture,  lettrage  pour le dessin manuel de caractères. La typographie est à l’origine l’art d’assembler des caractères mobiles afin de créer des mots et des phrases et de les imprimer. La typographie, par extension, est la technique d’impression qui utilise le principe du relief, comme les caractères mobiles en plomb et en bois, mais aussi les images en relief, d’abord gravures sur bois puis clichés en métal et en photopolymère. L’impression typographique existe encore pour des travaux artisanaux à tirage limité ainsi que pour la découpe, l’embossage et l’estampage. On appelait  prote  le chef d’un atelier de typographie.

Le terme de  typographe  désignait à la fois l’imprimeur et le créateur de caractères, car la même personne se chargeait de tout le travail. Lorsque l’activité de dessinateur de caractères est devenue un métier distinct, la majeure partie des créateurs a récusé l’appellation de  typographe . Europe, avec Gutenberg et de ses suiveurs, l’évolution continue lentement dans sa version en caractères latins, sur des améliorations techniques, mais sans changement fondamental quant au principe. Les machines produisent plus vite, la composition manuelle cède la place à la composition mécanisée.

Les typographes furent les pionniers du mouvement ouvrier nord-américain. Le plus vieux syndicat québécois et canadien toujours existant est l’Union internationale des typos. Les premiers caractères mobiles utilisés en Corée et en Chine étaient fabriqués en terre cuite, céramique, parfois en bois, enfin en cuivre, l’impression étant toujours réalisée à la main par frottage, sans utiliser de presse. Le besoin d’une standardisation se faisant sentir, il y eut plusieurs tentatives de  point typographique  : par Truchet, Fournier, et enfin Didot, qui finit par s’imposer.