Henri Alekan: L’enfant des lumières PDF

Y a-t-il un Français dans la salle ? Il débute en tant qu’acteur au cinéma et au théâtre. Son cinéma, souvent satirique et pamphlétaire, s’inspire généralement de faits henri Alekan: L’enfant des lumières PDF société. Il travaille avec peu de moyens et tourne très rapidement.


L’ouvrage de Pierre-Alexandre Schwab est un essai qui porte à la lumière, avec émotion, la vie et l’oeuvre d’un des plus étonnants directeurs de la photographie que le cinéma ait connu : Henri Alekan, disparu en 2001. Dans le portrait intime et passionné qu’il dresse du grand « chef opérateur », l’auteur rend hommage non seulement à un artiste de premier plan, mais aussi, à travers sa vie, à toute une profession, moins bien connue que celle de réalisateur, et sans laquelle pourtant le cinéma ne pourrait exister. Que seraient des films cultes comme La Belle et la Bête de Jean Cocteau ou Les Ailes du désir de Wim Wenders sans les somptueuses images d’Henri Alekan ? Pierre-Alexandre Schwab retrace la carrière exceptionnelle de celui qu’il considère comme « le plus baudelairien des chefs opérateurs ». Des tout premiers pas d’Alekan, aux côtés de son maître Eugen Schufftan, jusqu’à l’âge de la maturité où l’artiste met en pratique ses conceptions picturales et musicales de la lumière, en collaborant avec les plus grands cinéastes, l’auteur nous fait traverser soixante-dix ans de vie créative, de Marcel Carné à Amos Gitaï, en passant par René Clément, William Wyler, Abel Gance, Joseph Losey ou Raúl Ruiz. À la fois, discret et modeste, exigeant et rigoureux, Henri Alekan était un créateur insatiable dans sa soif de découvertes et passionnément engagé dans la transmission de son art aux jeunes générations. Le livre est accompagné d’entretiens inédits avec Jean Douchet, Dominique Delouche et Jean-Louis Leconte.

Il a reçu en 2010 le prix Henri-Langlois pour l’ensemble de sa carrière et le prix Alphonse-Allais 2013. Ses parents s’étaient installés à Nice en 1922. En 1942, pendant l’occupation allemande, le père cherche à protéger son fils des persécutions contre les juifs et souhaite l’envoyer chez son oncle, en Algérie. Jean-Pierre Mocky est trop jeune pour prendre le bateau seul. Installé à Paris en 1947, il joue au cinéma comme figurant dans quelques films comme L’Homme au chapeau rond.

Il gagne sa vie comme chauffeur de taxi, et rencontre, dans son véhicule l’acteur Pierre Fresnay. Jean-Pierre Mocky est ensuite admis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique où il suit les cours de Louis Jouvet. Il est alors engagé comme acteur par les studios Ponti-De Laurentiis. Il tourne en 1953 dans Le Comte de Monte-Cristo, sorti en 1954 en Italie et en 1955 en France. De retour en France, en 1956, il est engagé par le metteur en scène Raymond Rouleau pour jouer au théâtre de Paris avec Ingrid Bergman la pièce Thé et sympathie.