Guide des sciences expérimentales. Méthodes et démarches PDF

Si ce guide des sciences expérimentales. Méthodes et démarches PDF n’est plus pertinent, retirez-le. Son intérêt pour les mollusques se développe après l’adolescence. Il deviendra un malacologiste renommé dès la fin de ses études secondaires.


Piaget publiera de nombreux articles dans ce domaine, et continuera à s’y intéresser toute sa vie. Paris, où il travaille au laboratoire d’Alfred Binet. Cette période lui permet d’étudier les processus du développement de l’intelligence. Institut Jean-Jacques Rousseau à Genève en 1925. Ses travaux en psychologie génétique et en épistémologie visent à répondre à la question fondamentale de la construction des connaissances. Buste de Jean Piaget au Parc des Bastions à Genève.

Cette dimension militante de Piaget s’accompagne de conférences sur l’éducation, écrits injustement oubliés que Constantin Xypas a réédités sous le titre : Jean Piaget, L’éducation morale à l’école. Piaget en compagnie de Bernhard de Lippe-Biesterfeld lors de la cérémonie du Prix Érasme à Amsterdam en 1972. Il s’appuie sur les travaux d’Alfred Binet et les enrichit à la demande de Théodore Simon. Sa théorie est inspirée par la philosophie évolutionniste de Spencer et la philosophie de Kant. Selon Piaget, l’origine de la pensée humaine ne naît pas de la simple sensation, elle n’est pas non plus un élément inné. Elle se construit progressivement lorsque l’individu, et en particulier l’enfant, entre en contact avec le monde.

Grâce à ces contacts répétés l’enfant développe des unités élémentaires de l’activité intellectuelle, appelés schèmes. Elles apparaissent comme les unités de base de l’activité intelligente. Elles correspondent à la structure ou à l’organisation d’une action. Si cette assimilation, c’est-à-dire l’intégration de l’objet à un schème psychologique préexistant échoue, alors commence un processus d’accommodation. Piaget est contre les concepts de l’innéisme. Il tente de modéliser le développement de l’intelligence sur la base de principes logiques.

L’enfant est un logicien en herbe, qui donne un sens aux objets en faisant émerger leurs propriétés et fonctions. La logique et les mathématiques sont le raisonnement. Le raisonnement est la forme optimale de l’adaptation biologique, donc du cerveau. Piaget divise le développement psychologique de l’enfant en plusieurs périodes, chacune elle-même divisée en stades, conditionnant le suivant. Le fonctionnement cognitif est le même pour tous les enfants appartenant à la même période. Les âges qui voient le passage d’un stade à l’autre sont indicatifs et basés sur une moyenne. Certains enfants peuvent commencer le passage du troisième au quatrième stade dès 10 ans alors que d’autres y parviendront vers 12 ans.

Lorsqu’il y a passage d’un stade à un autre, l’intelligence des enfants change radicalement. Au début, l’intelligence est essentiellement pratique. Elle se construit en fonction des sens et de la motricité de l’enfant. Elle lui permet d’organiser le réel selon un ensemble de structures spatio-temporelles et causales. La période sensorimotrice inclut des comportements et des connaissances de type sensoriel ou moteur. Au cours de cette période, les principales acquisitions cognitives sont la causalité, la permanence de l’objet et la représentation symbolique.

Comment le bébé se représente-t-il les objets qu’il ne voit plus ? Ces schèmes primitifs commencent à changer et à s’harmoniser grâce à de minuscules épisodes d’accommodation. L’enfant n’a aucune réaction à la suite de la disparition d’un objet. Le nouveau-né pratique des comportements réflexes déjà présent à la naissance. Il découvre le monde grâce à ses yeux, sa bouche, ses mains. Les réactions circulaires primaires : Il y a accommodation accrue des schèmes fondamentaux, le bébé pratique à répétition d’un même geste, d’une même action. Il y a actions simples et répétitives du nourrisson sur son propre corps.

Le bébé fait des gestes volontaires et apprend à contrôler progressivement son corps. Les réactions circulaires secondaires : Le bébé devient de plus en plus conscient des événements extérieurs à son corps et les provoque lui-même à répétition. Le bébé commence à agir sur les objets et les personnes. Il répète les comportements qui provoquent des résultats intéressants. Il acquiert la permanence pratique, il revient au jouet qu’il a laissé. La coordination des schèmes secondaires : Le nourrisson commence à comprendre les liens de causalité et passe à la vitesse supérieure dans ses démarches exploratoires.

Il utilise les comportements qu’il possède déjà mais dans de nouvelles situations. Il y a présence de comportements intentionnels. Le bébé a un but précis et il planifie le moyen de l’atteindre. Les réactions circulaires tertiaires : Il y a exploration de l’environnement plus systématique. Le bébé ne répète une action, mais en y introduisant des variations pour tester leur effet. Le bébé résout le problème du stade précédent tant que les déplacements de l’objet sont visibles. Il y a l’invention des moyens nouveaux par combinaison mentale des schèmes.