Guerres mondiales et conflits contemporains, numéro 212 – 2003 : Engagement de la société civile dans la guerre et mémoire PDF

Algérie coloniale dans une formation paramilitaire, une harka. Harki désigne par guerres mondiales et conflits contemporains, numéro 212 – 2003 : Engagement de la société civile dans la guerre et mémoire PDF une partie des supplétifs engagés dans l’armée française durant la guerre d’Algérie sans avoir le statut de militaires.


Les  harkas , formations très mobiles, sont d’abord employées localement pour défendre les villages, puis constituées en commandos offensifs sous la responsabilité d’officiers français. La France s’engage à accueillir tous les harkis et leur famille rapprochée après la guerre d’Algérie, mais revient sur l’engagement à la suite des accords d’Evian. Seuls 42 500 harkis trouvent finalement refuge en France métropolitaine. Les harkis et leurs descendants représenteraient en 2012 entre 500 000 et 800 000 personnes en France. Les présidents français, à partir de Jacques Chirac, s’expriment publiquement sur l’abandon des harkis par la France. Un harki désigne, au sens strict, un individu servant en Algérie coloniale dans une formation paramilitaire, une harka.

Les harkis naissent en 1830, lorsque des tribus de pays colonisés prêtent allégeance à la France. Algérie aux côtés des unités métropolitaines. Article détaillé : Harkis pendant la guerre d’Algérie. Une définition des harkas naît en mai 1957 dans une note de service du 5e bureau de l’état-major du commandement supérieur interarmées :  La harka est une formation levée pour des opérations déterminées et pour un temps limité. La mise en œuvre des harkas doit normalement se situer dans le cadre local. Le général Challe commande les forces françaises à partir de fin 1958. Il instaure des commandos de chasse, qui incluent des harkis en petit nombre et dont la mission principale est de traquer les katibas du FLN.

Il est particulièrement difficile d’estimer le nombre de harkis engagés : l’armée française leur fournit un contrat journalier, souvent verbal, et ne les recense pas. Le critère principal de sélection des harkis est le fait qu’ils ne soient pas proches du FLN. La forme physique n’est pas un critère important : l’idée selon laquelle les harkis sont recrutés pour que leur famille ait un lien avec la France prime. Les harkis sont toujours rattachés à des unités de l’armée française et commandés par des militaires français. De Gaulle, par exemple, doute de l’intégration des musulmans d’Algérie et dit à Alain Peyrefitte en 1959 :  Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcher de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? La défiance de l’armée française envers les combattants musulmans se traduit de plusieurs façons. Les harkis ne peuvent pas mener des opérations seuls, ni de leur propre initiative, pour éviter l’espionnage, le vol d’armes et la désertion.

Ces deux derniers sont logés gratuitements et reçoivent des allocations familiales et de la sécurité sociale, ce qui n’est pas le cas des harkis. 1960, ce qui reste moins élevé que les autres supplétifs. Les harkas, étant rattachées aux unités régulières de l’armée française, sont théoriquement composées de cent hommes. La plupart de ces auxiliaires sont d’origine algérienne et installés dans des quartiers à forte densité algérienne. Il est basé à Saïda et officie selon les méthodes de l’ALN.