Entretiens de Bichat 2002 : Médecine PDF

Perte de cheveux chez un trichotillomane. Il apparaît que l’épidémiologie entretiens de Bichat 2002 : Médecine PDF la trichotillomanie est extrêmement complexe à estimer.


Tout ceci fait que l’épidémiologie de la trichotillomanie est extrêmement variable selon les études, les auteurs et les critères utilisés. Toutefois, le fait que les médias se soient intéressés à ce trouble semble avoir poussé les individus à consulter beaucoup plus qu’auparavant, provoquant une petite envolée des statistiques. Certains auteurs estiment la prévalence de la trichotillomanie chez les adultes d’au moins 18 ans à environ 1 cas pour 200 personnes. Les études n’ont pas encore montré de cause certaine.

Il existe de nombreuses interprétations psychodynamiques puisque les cheveux sont associés à la féminité et la trichotillomanie est beaucoup plus présente chez les femmes. La trichotillomanie peut être épisodique ou continue, d’intensité variable. Ils peuvent connaître des périodes sans rien arracher puis avoir une soudaine reprise inexpliquée. Une variante de cette maladie provoque la même conséquence : la perte du poil ou du cheveu. Ainsi, la personne atteinte de cette maladie assouvit un besoin, celui d’obtenir un plaisir par le contact et la manipulation périodiques du poil notamment en l’appuyant de sa base sur la peau. Cette pression stimule le nerf du poil et procure un  plaisir  et une sensation de brûlure.

Les raisons sont les mêmes que l’arrachage du poil, le stress en est une principale. Pour certains, la perte de cheveux peut être minime, alors que pour d’autres la trichotillomanie peut entraîner de sérieux dommages physiques comme la calvitie totale ce qui entraîne une importante détresse. Certains trichotillomanes peuvent ne plus avoir d’activité professionnelle, et ne plus vouloir sortir de chez eux. Le traitement se base généralement sur l’âge de l’individu. La majorité des enfants de moins de 10 ans conservent ce type de trouble lorsque les conditions leur sont favorables.