Discussion sur la transmission de la syphilis par la vaccine PDF

Peinture de Sir Charles Bell, 1809. Le tétanos est une toxi-infection commune à l’Homme et à l’animal. Cette toxine est discussion sur la transmission de la syphilis par la vaccine PDF’un des plus puissants poisons biologiques connus. Dans les pays développés, si cette maladie est en voie de disparition, elle persiste encore par insuffisance de vaccination.


Discussion sur la transmission de la syphilis par la vaccine / discours de M. Bouvier à l’Académie impériale de médecine
Date de l’édition originale : 1865
Sujet de l’ouvrage : SyphilisVaccine (maladie)

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Ailleurs, elle touche surtout les accouchées et les nouveau-nés des régions les plus pauvres, du fait d’une absence d’hygiène et de vaccination. Elle n’est pas éradicable car les bactéries sont en permanence dans le sol et l’environnement, mais elle est totalement évitable par la vaccination et l’hygiène des plaies. Les manifestations d’un tétanos déclaré sont suffisamment spectaculaires et caractéristiques pour avoir été reconnues dès la Haute Antiquité. Si les vœux qu’on faisait auparavant pour leur mort avaient pu paraître impies, ils deviennent maintenant charitables, parce qu’il n’y a que la perte de la vie qui puisse mettre un terme à tant de souffrances, à tant de difformités. Les origines et les conditions du tétanos restent inconnues ou confuses : origine digestive, musculaire, nerveuse ? La même année, Arthur Nicolaier fait de même chez le lapin et le cobaye en inoculant, sous leur peau, des terres de rues ou de jardins.

Dans le pus des abcès provoqués, il décèle des bacilles allongés, de nature anaérobie, qu’il décrit comme l’agent spécifique du tétanos. En 1889, Kitasato parvient à cultiver la bactérie en laboratoire, à montrer ses deux formes, végétative et sporulée. En 1890, Knud-Faber obtient la toxine par filtration du bouillon de culture. Cette toxine tétanique, isolée et purifiée, peut alors être étudiée à la lumière des travaux menés en parallèle sur la toxine diphtérique.

Toujours en 1890, Kitasato et von Behring immunisent des lapins par la toxine atténuée. Ils montrent que ces lapins produisent des antitoxines protectrices, injectées à d’autres lapins non-immunisés, elles les protègent du tétanos. Le conflit de 14-18 réalise une expérience à grande échelle, jugeant la valeur des progrès obtenus. Au début de la guerre, les réserves de sérum étaient insuffisantes, et les chirurgiens militaires étaient divisés en querelles d’écoles sur la meilleure façon de traiter les plaies.

Un vaccin humain préventif, plus sûr et de longue durée d’action, était nécessaire. Elle est trop risquée, car la toxine atténuée, chauffée et iodée, n’est pas stable, elle peut retrouver sa toxicité. Pierre Descombey, Gaston Ramon, Christian Zoeller trouvent la solution durant la période 1922-1927. 1929, en France, plusieurs types de vaccins antitétaniques sont disponibles : le vaccin simple sous forme diluée, sans adjuvant, le vaccin adsorbé, avec adjuvant, et le vaccin divalent tétanos-diphtérie.

La guerre de 39-45 sera, pour les vaccins, ce qu’a été 14-18 pour les sérums, l’occasion de juger à grande échelle. D’autant plus que les doctrines de médecine militaire, au début du conflit, sont différentes selon les belligérants. En 1942, l’armée britannique, qui compte 22 cas de tétanos depuis le début du conflit, adopte le schéma américain. En 1946-1948, ce sont les premières estimations du poids moléculaire de la toxine, les travaux sur sa constitution en sous-unités et leurs structures se poursuivent au moins jusqu’en 1989.

En 1957, c’est la première étude suggérant une action de la toxine sur la neurotransmission. Parallèlement, les études sur l’action de la toxine à l’échelle moléculaire se poursuivent jusqu’à nos jours. Il s’agit d’identifier et de comprendre tous les évènements biochimiques qui se succèdent en cascade à partir de sa fixation au neurone jusqu’à son mode d’action terminal. Sur le plan médical, les progrès de l’immunologie permettent de remplacer les sérums antitétaniques d’avant-guerre par leurs principes actifs purifiés, les immunoglobulines antitétaniques d’origine équine. Elles ont une plus longue durée d’action que les premiers sérums, mais avec un risque allergique persistant. Mais il ne s’agit pas là d’un traitement curatif. Un peu comme Hippocrate, qui surveillait le passage des jours critiques.

La maladie sera connue dans les milieux populaires sous les noms de  maladie des 3-6 jours  en Chine,  maladie des 7 jours  ou  maladie des 8 jours  ailleurs. En France, les médecins des Lumières commencent à décrire une maladie des nouveau-nés apparaissant à la première semaine, et qu’ils appelaient  induration  ou  enfant gelé . En 1818, Abraham Colles est le premier à remarquer les similitudes entre cette maladie et le tétanos. En 1923, Broeck et Bauer, montrent que le sérum antitétanique peut traverser le placenta. En 1927, Ramon suggère de protéger le nouveau-né en immunisant la mère.

Autant de facteurs qui diminuent considérablement les risques d’exposition au tétanos, mais sans les supprimer. L’arrivée de la vaccination généralisée, réellement appliquée à partir de 1950, accélère le processus. Le rôle de la vaccination se constate par la modification des catégories à risques. Auparavant, le tétanos se voyait le plus souvent chez le jeune adulte. Les pays les plus touchés se situent sur la zone équatoriale de l’Afrique-Asie. Les moyens d’action s’articulent sur deux axes : vaccination des femmes en âge de procréer et stratégie des  trois propretés  – des mains, du cordon ombilical et de la table d’accouchement.

TMN en tant que problème de santé publique. Les difficultés sont nombreuses, malgré l’implication renforcée de l’UNICEF et d’autres organisations humanitaires. En Belgique, sa déclaration est également obligatoire. Les deux formes se transforment l’une en l’autre, essentiellement selon la teneur en oxygène, mais aussi selon le pH, la température, et les conditions chimiques du milieu.

Plus particulièrement dans les sols fertiles, en climat chaud et humide, riches en matières organiques comme les régions cultivées et de pâturage. Une faible quantité de terre contaminée dans une blessure est susceptible de provoquer un tétanos. Lorsque ces spores sont avalées par un animal brouteur, elles résistent au processus de digestion, pour être rejetées à l’extérieur avec les selles. L’Homme entre accidentellement dans le cycle des deux formes, à l’occasion de plaies souillées. Le plus souvent, dans la moitié des cas, il s’agit de plaies accidentelles : abrasions, lacérations, brûlures, piqûres, griffures, fracture ouverte, etc.