DICTIONNAIRE DU DANDYSME. PDF

En pratique : Quelles sources DICTIONNAIRE DU DANDYSME. PDF attendues ? Elle envisage la vie comme de la matière animée d’un principe ou force vitale, qui s’ajouterait pour les êtres vivants aux lois de la matière.


Le dictionnaire du dandysme, divisé en plusieurs sections, regroupe dabord les notions essentielles (originalité, élégance, mélancolie, narcissisme, etc.). Il est fait ensuite place à ses représentants et écrivains (de Barbey dAurevilly à Wilde en passant par Rachilde, Cocteau, Gainsbourg et autres), aux attributs du dandy (canne, cigare, gant) et enfin aux personnages romanesques du dandy qui hantent la littérature, chez Balzac, Musset, Huysmans, Lorrain, Lermontov. Il est muni dun index et dune bibliographie critique très exhaustive.

Selon cette conception, c’est cette force qui insufflerait la vie à la matière. En biologie, ce cadre théorique revient régulièrement dans l’histoire des sciences. De anima une définition de l’âme. La philosophie d’Aristote identifie l’âme au  principe moteur  des êtres vivants. Bien que simple, cette âme peut être divisée en parties : végétative, sensitive, et intellective. La lecture d’Aristote et de Platon confère donc au vitalisme sa double dimension : le principal vital est à la fois l’ordonnateur de la vie, sa cause première, et une entéléchie de la vie, ou sa destination.

La naissance du christianisme coïncide avec un premier abandon du vitalisme. La science et la philosophie sont dépossédées de leurs fonctions explicatives et justificatives. Vers la fin de la Renaissance, indissociable de la révolution scientifique, le vitalisme réapparait. Le retour au rationalisme scientifique relance la recherche, philosophique tout d’abord, sur l’origine, le principe et le dessein de la vie.

La comparaison des animaux et de l’horloge est doublement importante. D’une part, la vie animale est réduite à une somme de processus mécaniques qui, bien qu’incompris, ne doivent rien au surnaturel ou au spirituel. D’autre part, cette conception de l’animalité trace une frontière très forte entre l’animal déterminé par la nature et l’homme libre par l’esprit. Ainsi, l’homme et l’animal sont, par essence, irréductibles à un principe vital commun. Bien que les sources écrites manquent, il est admis que Paul-Joseph Barthez est l’instigateur de la doctrine vitaliste. Théophile de Bordeu qui considérait les organismes complexes comme un agrégat de plusieurs formes de vie distinctes.

J’appelle principe vital de l’homme la cause qui produit tous les phénomènes de la vie dans le corps humain. Le nom de cette cause est assez indifférent et peut être pris à volonté. Si je préfère celui de principe vital, c’est qu’il présente une idée moins limitée que le nom d’impetum faciens, que lui donnait Hippocrate, ou autres noms par lesquels on a désigné la cause des fonctions de la vie. Descartes et la conception mécaniste de la vie qu’il a imposée en assimilant la vie organique à un automate infiniment compliqué, mais régi par les lois de la matière inanimée. La théorie de Barthez sera reprise par Marie François Xavier Bichat qui enracine le vitalisme dans une authentique démarche scientifique.

Cette cohérence théorique appuiera le succès du vitalisme dans l’opinion. Tout d’abord, en 1828, Friedrich Wöhler effectue accidentellement une synthèse de l’urée, composé spécifiquement organique. Fondatrice pour la chimie organique, cette expérience fortuite est aussi un coup dur pour le vitalisme : un composé propre à la vie a pu être  créé  dans un laboratoire de chimie, ce qui est un indice fort en faveur du mécanisme. Ensuite, les expériences de Louis Pasteur sur les microbes et la génération spontanée constituent une étape vers l’abandon du vitalisme scientifique. Avant Spemann, le fait qu’un organisme aussi complexe que celui de l’homme puisse se développer à partir d’une cellule-œuf unique et indifférenciée tendait à prouver que la vie obéissait à des lois contre-intuitives et distinctes de celles de la physique-chimie.

Notons enfin que les recherches chimiques, physiques et biochimiques sur les origines de la vie fournissent déjà des modèles puissants pouvant potentiellement expliquer l’émergence de la vie à partir de la matière inanimée. Le mécanisme est le double inversé du vitalisme : selon les doctrines mécanistes, la vie n’a aucune spécificité, le monde organique étant entièrement réductible aux lois de la matière. Henri Bergson adopte une position philosophique vitaliste qui se veut compatible avec les découvertes scientifiques de son temps. Il ne s’agit pas de voir dans l’élan vital un retour aux principes obscurs du vitalisme. Tout en intégrant la division et la multiplicité du vivant héritées du processus évolutif, Bergson conçoit donc la vie comme ayant un élan propre et autonome, qui ne se laisserait pas réduire au déterminisme physico-chimique si on le considère du point de vue philosophique.