Deuils : Vivre c’est perdre PDF

Les personnes qui posent problème ce sont celles deuils : Vivre c’est perdre PDF présentent des troubles du comportement, «qui ont perdu la tête», car nous ne comprenons pas pourquoi elles ne sont plus comme nous, «logiques». Savoir comment nous sommes devenus «normalement» intelligents nous aidera à comprendre comment prendre soin des autres et de nous-mêmes! I – Comment sommes-nous devenus homo sapiens ?


La vie est une succession de séparations par lesquelles on ne cesse de grandir. A chaque instant, on meurt à soi-même, à l’autre, au monde, au temps. Deuil de la langue maternelle, de sa jeunesse, d’un engagement politique, d’une vie professionnelle… Cette expérience de la perte sans cesse répétée n’est-elle pas la trace d’un deuil originel inscrit en nous à la naissance ? Perdre l’autre réactive alors un deuil qui a déjà eu lieu. Et cette perte dans l’amour comme dans la mort rejoint le rêve du « pour toujours » et la chute du « plus jamais ». Dans les deux cas, il est question d’éternité. Pour faire son deuil, il faut le vivre. Or notre société a procédé à un gommage de toutes les manifestations extérieures, qu’elles soient individuelles, comme les larmes, les gémissements, les cris, ou collectives à travers les rituels laïcs ou religieux. De l’intime au social : exorciser, apprivoiser, prendre le temps, garder la mémoire sont les conditions nécessaires pour qu’il y ait réparation. Le deuil comme un apprentissage, vivre malgré tout, car « vivre c’est perdre ».