Corse (ed. anglaise) PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche La noblesse corse se distingue de corse (ed. anglaise) PDF du continent par les nombreuses évolutions de sa définition, liées aux particularités de la culture et de l’histoire insulaire. Corse peut être datée du temps de Charlemagne. Ainsi, de nombreuses familles se réclament du mythique Ugo Colonna, comte de Corse, envoyé par l’Empereur pour délivrer l’île du joug des Maures. La victoire définitive de Gênes, contre les seigneurs insulaires mais surtout contre les nations rivales, en 1565, sonne le glas des prétentions des féodaux et caporaux.


Durant la période de domination directe de l’île par Gênes, la superbe république va progressivement éliminer cette classe sociale. Les fiefs, bien que respectés, diminuent en nombre. Gênes, succède, dans la majeure partie de l’île, un gouvernement autonome corse. Il est de première importance de recréer en Corse le deuxième ordre et de façonner la société insulaire sur le modèle français, projet que la monarchie réclamait à Gênes depuis de très nombreuses années déjà, comme sauvegarde de ses différentes missions de pacification.

Durant les quelques années qui s’écoulèrent entre la conquête de l’île et la Révolution française, vont être reconnues comme nobles, plus de quatre-vingts familles. Dans un premier temps, tout noble est invité à se faire connaître auprès du gouvernement royal de l’île, en apportant la preuve de ses quatre quartiers de noblesse. Ainsi, la noblesse française d’Ancien Régime en Corse, au sens strict, ne comprend que ces quelque quatre-vingts familles auxquelles ils convient d’ajouter les familles anoblies sous l’Empire et la Restauration. De Bagnaia, riches commerçants promus seigneurs en 1130. Grâce à Pise, ils obtiennent l’administration d’Orto, de la Marana, des Costiere.

Da Furiani, seigneur de Furiani seulement. Ravagé par Pise en 1167, leur fief est pris par les Avogari de Gentile en 1197. De Pino, originaire de la pieve de Pino au centre de la Balagne. Guelf de Forence, 1300 à 1400, Tralonca, Sermanu, Alandu, etc. En 1077, le pape Grégoire VII confie l’administration de l’île à l’évêque de Pise, c’est une période très prospère dont témoignent les églises romanes. En 1284, les Pisans sont battus à la bataille navale de La Meloria et doivent leur abandonner l’île.

Gênes n’a jamais reconnu la noblesse des Buonaparte. Cuneo : Arrêt du Conseil Supérieur de la Corse du 9 avril 1771, établissant la filiation depuis Francesco Cuneo, noble Génois, né à Ajaccio en 1585. En 1296, le pape Boniface VIII donne l’investiture de l’île au roi d’Aragon qui possède aussi la Sardaigne. Ce phénomène mérite sans doute d’être mieux cerné, puisqu’aux caporaux « historiques », s’ajouteraient toutes les familles, très nombreuses, qui ont occupé le poste de « caporal » dans leur village, jusqu’à la Révolution française.