Correspondance : Tome 18, août 1863 – décembre 1864 PDF

Soutenu par quelques critiques, comme Charles Baudelaire et Jules-Antoine Castagnary, son œuvre, qui ne peut être réduite à l’épisode correspondance : Tome 18, août 1863 – décembre 1864 PDF réalisme pictural, contient en germe la plupart des courants modernistes de la fin de son siècle. Individualiste, revendiquant son autodidactisme et son terroir, Courbet était un amoureux des forces de la nature et des femmes. S’il a mené quelques combats, notamment contre la religiosité, la mauvaise foi et le mépris des paysans et des travailleurs manuels, la fin de sa vie le montre tout entier face aux éléments du paysage. Rarement un peintre avait, de son vivant, essuyé autant d’insultes.


Cette édition monumentale de la Correspondance de George Sand apporte des documents sans nombre à l’histoire du xixe siècle, l’histoire littéraire, l’histoire des idées et fournit des informations de première main sur les contemporains.

Commune de Paris de 1871, il est accusé d’avoir fait renverser la colonne Vendôme, et condamné à la faire relever à ses propres frais. Reconsidérée depuis les années 1970, notamment par la critique anglo-saxonne qui lui donne ses premiers véritables biographes, son œuvre vigoureuse et sans compromis, éclairée par l’exploration de ses écrits privés qui révèle un être lucide, subtil et sensible, ne cesse d’entretenir avec notre modernité des rapports intimes, souvent surprenants. J’ai étudié, en dehors de tout système et sans parti pris, l’art des anciens et l’art des modernes. Je n’ai pas voulu plus imiter les uns que copier les autres. J’ai voulu tout simplement puiser dans l’entière connaissance de la tradition le sentiment raisonné et indépendant de ma propre individualité. Cependant, alors que Courbet se plaint de sa vie encasernée dans les murs du collège, ses parents le font loger chez un particulier. La mère de Gustave demande donc à ce parent d’accueillir son fils à Paris.

Logé dans un premier temps chez François-Julien Oudot à Versailles où se cotoient des bourgeois assez mondains et ouverts d’esprit, il commence ses études de droit, vivant d’une pension que lui versent ses parents. L’année 1839-1840 est déterminante : Courbet délaisse son droit au profit de la peinture. Courbet se rend, comme tout étudiant en art de son époque, au musée du Louvre pour y copier les maîtres, activité qu’il poursuivra tout au long des années 1840. Il est admiratif du clair-obscur hollandais, de la sensualité vénitienne et du réalisme espagnol. Courbet est un œil, il a un sens unique de l’alchimie visuelle. Les deux amis descendent en bateau la Seine depuis Paris jusqu’au Havre, explorant les rives. Je suis enchanté de ce voyage qui m’a développé beaucoup les idées sur différentes choses dont j’avais besoin pour mon art.

Nous avons vu les beaux bâtiments qui la parcourent. C’est trop attrayant, on se sent entraîné, on voudrait partir voir le monde entier. Il a quitté Versailles pour loger dans une chambre au 4 rue Saint-Germain-des-Prés, puis une autre au 28 rue de Buci. Beaucoup de ses premières toiles ont à ce jour disparu. C’est la première fois, le jeune peintre est très fier, il l’annonce à ses parents :  Je suis enfin reçu à l’exposition, ce qui me fait le plus grand plaisir. Ce n’est pas le tableau que j’ai le plus désiré qui fût reçu mais c’est égal, c’est tout ce que je demande car le tableau qu’ils m’ont refusé n’était pas fini.

Ils m’ont fait l’honneur de me donner une fort belle place à l’exposition ce qui me dédommage. Ce chien est un épagneul qu’il décrivait ainsi deux ans plus tôt :  J’ai maintenant un superbe petit chien anglais noir, un épagneul pur sang qui m’a été donné par un de mes amis, il fait l’admiration de chacun et il est beaucoup plus fêté que moi chez mon cousin. D’autres autoportraits ont précédé, d’autres vont suivre, où il se représente en homme amoureux aux côtés d’une femme, ou frontalement, ou fumant, etc. En 1845, Courbet se cherche encore.