Comment protéger l’enfant ? Protection, éducation, répression PDF

Comment protéger l’enfant ? Protection, éducation, répression PDF enfants, sur l’île de Khong au Laos. Les droits de l’enfant sont une branche des droits de l’homme visant la protection spécifique de l’enfant en tant qu’être humain à part entière.


Protéger l’enfant ce n’est pas seulement lui éviter des dangers extérieurs, c’est aussi le protéger de la violence intérieure, c’est-à-dire lui donner des limites. Or, il faut reconnaître que le développement de nos valeurs individualistes, disqualifiant les concepts d’autorité et hiérarchie, empêche de nombreux adultes de mettre l’enfant à sa place d’enfant, c’est-à-dire d’assumer un rôle véritablement éducatif. Le public et les professionnels non impliqués directement dans cette pratique ne voient pas toujours les conséquences de ces choix de notre société.
Dans un style clair et précis, à partir de situations concrètes tirées de son expérience, l’auteur montre comment se mettent en scène ces contradictions, tant dans les familles que dans les institutions.

Les droits de l’enfant prennent en considération le caractère vulnérable et la nécessité de développement de l’enfant. Dans l’Antiquité, et plus précisément dans les courants philosophiques antiques, l’enfant n’est pas vu comme un individu à part entière, mais comme un citoyen en devenir. Il en est ainsi lorsque Platon décrit sa cité idéale dans La République. Platon, l’enfance est un temps transitoire vers l’âge adulte.

Ainsi, on ne peut parler clairement de droit de l’enfant durant l’Antiquité. La pensée platonicienne et aristotélicienne dominent en Europe durant le Moyen Âge, cette espace de temps est donc globalement dans la continuité de la période antique. L’époque moderne voit émerger le modèle de l’individu grâce notamment à la philosophie des Lumières. Un des premiers ouvrages ouvrant une possible réflexion sur le champ du droit de l’enfant est Emile ou de l’éducation de Jean-Jacques Rousseau. Rousseau y atténue la conception aristotélicienne de l’enfance qu’il considère comme un temps béni et une condition de l’humanité même. L’enfant y est considéré comme un être.

Pour Locke, tous les hommes sont naturellement égaux donc disposent de droits dès la naissance dont ils prennent conscience ultérieurement Pour lui, les parents ont des devoirs envers leurs enfants. Cette loi prévoit que tout enfant de moins de 8 ans ne peut pas travailler dans une manufacture, et pour les plus de 8 ans, la journée est fixée à 8 heures de travail maximum. Elle interdit aussi le travail de nuit pour les moins de 13 ans. Plusieurs amendements à cette loi sont effectués durant le dix-neuvième siècle. En 1892, le travail est interdit aux moins de 13 ans et la journée de travail est limitée à 10 heures de travail.

L’année 1889 semble être l’année charnière pour le droit de l’enfant en France, tout comme en Angleterre, des lois relatives à la protection des enfants maltraités ou moralement abandonnés sont promulguées. Pour le territoire français, il s’agit de la loi du 24 juillet 1889. Dès lors, un tribunal peut déchoir un père de son autorité s’il est maltraitant, débauché, délinquant ou criminel. Dans l’entre-deux-guerres, l’idée de conférer des droits aux enfants devient une motivation transnationale pour obtenir une paix internationale durable. Des organisations transnationales sont alors créées. En 1924, le 1er septembre, est adoptée par la Société des Nations, une déclaration des droits de l’enfant, dite Déclaration de Genève.

C’est le premier texte international adopté. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1947 est créé le Fond des Nations unies des secours d’urgence à l’enfance, l’UNICEF qui se consacre d’abord aux enfants européens puis aux enfants des pays en voie de développement. En 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre, reconnaît que  la maternité et l’enfance ont droit à une aide spéciale . L’enfant doit être aidé en respectant l’intégrité de la famille.

Au début de 1966, le mouvement pédagogique d’éducation nouvelle prône des idées novatrices favorisant la participation des enfants. L’année 1979 est proclamée par les Nations unies  Année internationale de l’enfant . Elle marque une prise de conscience et permet, à l’initiative de la Pologne, la constitution d’un groupe de travail au sein de la Commission des Droits de l’homme chargé de rédiger une convention internationale. Le 17 juin 1999 est adoptée la Convention de Genève sur les pires formes de travail des enfants. Il interdit la participation de mineurs dans les conflits armés. En 2014, sur les 197 États membres de l’ONU, 193 ont ratifié le CIDE, ce qui en fait la convention internationale la plus ratifiée.

Article détaillé : Intérêt supérieur de l’enfant. La CIDE fournit des principes généraux obligeant les États et administrations sociales ou judiciaires dans leur décisions relatives aux enfants, tout en reconnaissant leur autorité et en leur laissant une certaine latitude d’appréciation en fonction des traditions locales. L’application de ce principe général dans les législations nationales donne lieu selon les traditions juridiques à des interprétations très variables, avec des controverses sur le risque d’insécurité juridique et de conflit avec le droit des parents. L’Église catholique attache une très grande importance aux droits de l’enfant. Elle souligne que  c’est d’autant plus important que l’enfant est plus jeune, ayant besoin de tout, ou qu’il est malade, souffrant ou handicapé . Elle insiste pour que les droits des enfants soient  protégés par des normes juridiques . Ces dernières années ont vu apparaître des nouveaux débats sur la limitation des actions que pouvaient exercer les parents sur leurs enfants.

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. L’acceptation de la circoncision fait jusqu’à présent consensus dans les sociétés occidentales. Elle n’est pas considérée comme une mutilation contrairement à l’excision. Aux États-Unis, il y a déjà eu des procès d’enfants qui exigeaient que leurs parents payassent la très onéreuse opération de reconstruction de prépuce. La multiplication de ces procès peut être une cause de la diminution des circoncisions aux États-Unis. En France, aucun procès d’enfant vers ses parents n’a eu lieu sur la circoncision. Les seuls procès sont ceux intentés par un des parents qui refusait la circoncision de leur enfant.