Chemin faisant : Espagne, guerre civile et exil PDF

L’État du Liban existe dans chemin faisant : Espagne, guerre civile et exil PDF frontières actuelles depuis 1920, date de la création du Grand-Liban sous mandat français et britannique, issu du démembrement de l’Empire ottoman à la fin de la Première Guerre mondiale. Habitée depuis l’Antiquité, la région est décrite dans la Bible comme  la terre du lait et du miel.


Un regard aigu, une personnalité attachante, une écriture dynamique, parfaitement servie par la traduction de l’anthropologue Carmen Bernand, sa fille, soutiennent ce récit autobiographique de Carmen Anton, qui fut engagée dans la troupe théâtrale itinérante « La Barraca » créée par Federico Garcia Lorca. Dans ce récit s’entremêlent morceaux d’histoire, où l’on croise nombre d’artistes et d’intellectuels tant européens que latino-américains, et où l’on assiste depuis Paris aux premiers épisodes de la Seconde Guerre mondiale.

Tous ces éléments contribuèrent à faire de l’histoire du pays une véritable odyssée. Localisation des principaux sites du Levant de la première moitié du Ier millénaire av. Mésopotamie, la Syrie du Nord et de l’Égypte, la côte s’urbanisa à son tour. Plus tard, aux environs de 1200 av.

Phénicie, le territoire s’étendait sur la zone côtière comprise entre le mont Casius au nord et Haïfa au sud. Le centre principal fut Kition mais il y eut d’autres comptoirs à Paphos, Tamassos ainsi que dans d’autres villes. Après Chypre, les marins phéniciens s’aventurèrent dans l’archipel de la mer Égée. Homère mentionne des comptoirs commerciaux, des points d’appui fondés par des marchands. Dès le IIe et surtout au Ier millénaire av. Nord, ce furent les chrétiens monothélites chassés de Syrie, les maronites.

Sud, à la communauté musulmane dissidente druze. Arabique : il fut véhiculé par les Bédouins qui entreprirent de multiples successions de missions religieuses et devint la religion prédominante de toute la péninsule depuis le désert d’Arabie. Liban, les chrétiens gardant leurs prérogatives jusqu’à nos jours. Mais les terres reconquises sur les musulmans seront peu à peu abandonnées et le Liban maronite se réduira à la chaîne occidentale du Mont-Liban, entre le Akkar au Nord et Beyrouth au Sud.

C’est un choc titanesque pour l’époque. C’est bien probablement l’évènement principal qui a contribué à arrêter l’expansion de l’islam. Liban ne tombera sous domination islamique qu’après les Croisades. Même les historiens arabes comme Al-Balâdhurî reconnaissent cette défaite de leurs troupes. L’islam fut ainsi adopté par différents peuples tout autant en quête de philosophies existentielles que désireux de repousser la domination par l’Empire byzantin de cette région de la péninsule arabique.

Toutefois, tant en Irak qu’en Syrie, certains villages chrétiens gardèrent la langue araméenne et leurs habitudes jusqu’à très récemment. Articles détaillés : Syrie ottomane, Pachalik de Damas, Pachalik de Tripoli et Emirat du Mont-Liban. La victoire de Sélim Ier sur les Mamelouks en août 1516 fait de la Syrie au sens large, incluant le Liban, une partie de l’Empire ottoman. Par ailleurs l’émir Assafs meuren en 1518 laissant le gouvernorat a son fils Emir Hasan. Vers 1560, l’Emir Mansur, fils de Hasan, via l’entremise du maronite Yusuf Hubaysh, contrôle une principauté de fait de Beyrouth à Homs dans laquelle il fait construire des palais a Ghazir, Beyrouth and Jbeil. C’est la symbiose entre ces communautés qui permet l’affirmation d’un émirat de la montagne libanaise.

Cependant, les capitulations signées entre François Ier puis ses successeurs et la Sublime Porte firent du roi de France le protecteur officiel des chrétiens d’Orient et permettent aux missions religieuses de se développer. Bachir Chehab II, émir du Mont-Liban de 1788 à 1840. Chouf vers 1709 avec le support des pacha de Damas et Sidon. Les autorités de Sidon et Damas reconnaissent l’autorité des Chehab sur le Chouf. Des divisions internes à la communauté druze persistent néanmoins avec l’opposition venant de la famille Yazbek. Afin de favoriser l’allégeance de la population et des notables, les Chehab, d’origine sunnite se présentent souvent comme druzes.

1768-1774, où il prend parti pour la Porte, à l’inverse de son oncle Mansur qui est par ailleurs défait par Yusef lors de la bataille de Nabatieh de 1771. Le mouvement est aussi supporté par le leader des druzes Yazbek et des cheikh chiites. Pendant que le pacha de Sidon recule, Béchir II est capable de réprimer le mouvement. Une deuxième assemblée se tient à Lehfed. Avec l’assistance des Joumblatt, Béchir II est toujours capable de contenir le soulèvement, notamment en faisant empoisonner Yusuf Itsfan. En 1822, Béchir II s’allie au pacha de Sidon dans une confrontation avec le Pacha de Damas ce qui déplaît à la Sublime Porte, laquelle condamne Béchir II à un bref exil en Égypte.

Les Joumblatt profitent de cet exil pour reprendre en main la montagne via un Chehab sous leur contrôle. Le retour en grâce de Béchir II, auprès du régime ottoman, met un terme à cela forçant le chef druze, Béchir Joumblatt, à s’exiler vers Tripoli. En 1831, éclate la Première Guerre égypto-ottomane, où Ibrahim Pacha, le fils de Méhémet Ali, pacha d’Égypte, conquiert la Syrie au détriment de la Sublime Porte. Dans cette période, Béchir II, qui emménage dans son nouveau Palais de Beiteddine en 1832, est alors chargé de mettre en place la politique d’Ibrahim, consistant en de lourdes taxes affectant tous les niveaux de la société, puis l’instauration la conscription. Beaucoup de jeunes hommes fuient, ce qui affecte l’économie de la région. Suite à la volonté de Méhémet Ali de se défaire de la suzeraineté de la Sublime Porte en 1838, cette dernière engage la deuxième Guerre égypto-ottomane en 1839 où les Ottomans sont défait par les Égyptiens. Le 4 novembre, les druzes capturent Deir-el-Qamar et se livrent à des massacres de chrétiens.